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  <title>Chrétiens dans le monde</title>
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  <description>Partout dans le monde, des chrétiens s'engagent : pour la paix, le dialogue, la justice, la sauvegarde de la Création...




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  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/rencontre-avec-le-secaar">
    <title>Rencontre avec le Secaar</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/rencontre-avec-le-secaar</link>
    <description>
        En marge du Conseil exécutif de Lomé a eu lieu, le vendredi 25 octobre 2019, une rencontre entre la Cevaa et le Secaar (Service chrétien d'appui à l'animation rurale). À travers ses formations, à travers les projets qu'il accompagne, le Secaar, réseau de 19 Églises et organisations chrétiennes d'Afrique et d'Europe, cherche à promouvoir l'être humain dans toutes ses dimensions : spirituelle, sociale et matérielle. Son secrétariat exécutif est basé à Lomé.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/rencontre-avec-le-secaar/image_thumb">
        <dc:title>Rencontre avec le Secaar</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/rencontre-avec-le-secaar/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/25102019-rencontre-secaar.jpg/image_large" alt="" style="width: 100%;" title="25102019 rencontre secaar" /></p>

<p style="text-align: center;"><em>De gauche à droite : Simplice Agbavon, Roger Zürcher, Roger Agbakli lors de la rencontre avec la Cevaa © Cevaa</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Entre le Secaar et la Cevaa existent des relations établies de longue date. Aujourd'hui encore, la Cevaa encourage ses Églises membres à faire appel aux compétences du Secaar, notamment dans le cadre de formations. Cette organisation atypique, qui vise à promouvoir un développement holistique (c'est-à-dire qui intègre toutes les dimensions de l'être humain, sur les plans à la fois spirituel, social et matériel), regroupe actuellement 19 Églises et organisations chrétiennes d'Afrique et d'Europe. Son secrétariat étant basé à Lomé, le Conseil exécutif de la Cevaa, qui se déroule du 21 au 27 octobre 2019 au Togo, a donné l'occasion d'une rencontre avec ses principaux responsables : Roger Agbakli, président du réseau depuis mars dernier, Simplice Agbavon, Secrétaire exécutif, et Roger Zürcher, vice-président du réseau et chargé de son suivi au sein de DM-échange et mission.</p>

<p>La vision du Secaar, ou Service chrétien d'appui à l'animation rurale, va bien au-delà de la simple notion de «développement durable». À une époque où le développement est souvent vu à travers des indicateurs chiffrés qui tendent à occulter la dimension humaine, le respect des droits fondamentaux ou l'impact environnemental, la grande originalité de ce réseau, qui revendique son implantation dans un milieu chrétien, est de concilier ces diverses dimensions qui semblent s'opposer, en les appuyant sur un solide soubassement spirituel.</p>

<h2>Trois décennies d'engagement</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin&nbsp;:</b></u></p>

			<ul>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-occidentale-centrafrique/eept-eglise-evangelique-presbyterienne-du-togo" target="_blank">Fiche d'Église : l'EEPT</a></li>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-occidentale-centrafrique/emt-eglise-methodiste-du-togo" target="_blank">Fiche d'Église : l'EMT</a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Le Secaar se veut donc un réseau engagé : pour le droit à la terre, le droit des femmes, pour aider les communautés à faire face aux changements climatiques... Ses actions se déploient selon cinq axes de travail : le développement intégral (considérer l'être humain comme une créature avec des besoins matériels mais également relationnels et spirituels), l'agroécologie (maintenir les équilibres des écosystèmes), le climat et l'environnement (système alimentaire mondial plus juste, avec respect de l’environnement), les droits humains (promotion de la dignité humaine et accès équitable aux ressources), et la gestion de projet (accompagnement et/ou suivi).</p>

<p>Une conception que le Secaar défend depuis une trentaine d'années : il a été fondé en 1988 au Bénin, avant d'être officiellement constitué en association internationale en 1994 à Yaoundé, au Cameroun. Il est aujourd'hui présent dans une douzaine de pays, et si son siège se trouve à Lausanne, en Suisse, son secrétariat exécutif est à Lomé, au Togo, illustrant sa volonté de favoriser les échanges de savoirs sud-sud aussi bien que sud-nord.</p>

<p><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/08042019-nouveau-bureau-secaar.jpg/image_large" alt="" style="width: 100%;" title="08042019 nouveau bureau secaar" /></p>

<p style="text-align: center;"><em>Le bureau du Secaar renouvelé en mars 2019 © Secaar</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>En mars 2019, la réunion de son Conseil d'Orientation et de Suivi (équivalent d'une Assemblée Générale, il se retrouve tous les deux ans) a permis de revenir sur trois décennies d'engagement pour le développement holistique. Cette commémoration des trente ans du Secaar a aussi donné l'occasion de revenir sur la «capitalisation d'expériences», un processus permettant de valoriser tous les acquis et enseignements des diverses actions entreprises par le Secaar, de manière à pouvoir en partager les fruits : ce qui se fait déjà à travers des fiches disponibles sur le site de l'organisation, des vidéos, des témoignages, mais pourrait prendre aussi dans le futur la forme de sessions de formation, comme Simplice Agbavon, secrétaire exécutif du Secaar, en exprime l'espoir.</p>

<p><em>Retrouvez ci-dessous quelques témoignages en vidéo illustrant la diversité des actions et des partenariats du Secaar :</em></p>

<div style="position: relative; padding-top: 56.25%;"><iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" src="https://www.youtube.com/embed/CbS_wu5zX4Q" style="position: absolute; top: 0; left: 0; width: 100%; height: 100%;"></iframe></div>

<p>&nbsp;</p>

<div style="position: relative; padding-top: 56.25%;"><iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" src="https://www.youtube.com/embed/1Sj5aPwtvw0" style="position: absolute; top: 0; left: 0; width: 100%; height: 100%;"></iframe></div>

<p>&nbsp;</p>

<div style="position: relative; padding-top: 56.25%;"><iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" src="https://www.youtube.com/embed/BadIqJcgQLM" style="position: absolute; top: 0; left: 0; width: 100%; height: 100%;"></iframe></div>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>conseil exécutif</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>Togo</dc:subject>
    
    <dc:date>2019-10-25T16:55:09Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/solidarite-sante-phase-2-une-rencontre-pour-unir-les-efforts">
    <title>Solidarité Santé, phase 2 : une rencontre pour unir les efforts</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/solidarite-sante-phase-2-une-rencontre-pour-unir-les-efforts</link>
    <description>
        En ce mois d'octobre 2019, dans la semaine précédant la réunion du Conseil exécutif de la Cevaa, s'est tenu à Lomé un séminaire sur la phase 2 du projet Solidarité Santé. Un projet qui, depuis sa genèse il y a cinq ans, a su apporter des améliorations substantielles au quotidien des hôpitaux et des malades concernés, tout en renforçant le témoignage dans la société des Églises gérant ces structures. Entretien avec la chargée de mission Santé de la Cevaa, Mathilde Guidimti.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/solidarite-sante-phase-2-une-rencontre-pour-unir-les-efforts/image_thumb">
        <dc:title>Solidarité Santé, phase 2 : une rencontre pour unir les efforts</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/solidarite-sante-phase-2-une-rencontre-pour-unir-les-efforts/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/22102019-mathilde-guidimti.jpg/image_large" alt="" style="width: 100%;" title="22102019 mathilde guidimti" /></p>

<p style="text-align: center;"><em>Mathilde Guidimti, lors du Conseil exécutif de la Cevaa d'octobre 2019 à Lomé © Cevaa</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><em><strong>Ce projet visait à mettre en réseau des hôpitaux gérés par des Églises dans huit des pays de la Cevaa sur le continent africain... Quelle en était l'ambition ? Et qu'est-ce qui a amené la Cevaa à intervenir auprès de structures hospitalières ?</strong></em></p>

<p><strong>Mathilde Guidimti : </strong>À l'origine du projet Solidarité Santé, il y a d'abord eu, il y a cinq ans, un séminaire organisé par le Secrétariat de la Cevaa sur le thème Églises et santé. Il s'attachait tout particulièrement à la situation des structures confessionnelles de santé de nos jours. Ce séminaire, qui s'est tenu en mai 2014 ici-même, au Togo (et plus précisément à Kpalimé) a permis dans un premier temps d'établir un diagnostic, et de souligner les points forts et les points faibles de ces structures confessionnelles. Il a permis de montrer l'utilité de leur action, sachant notamment qu'elles interviennent dans des domaines et dans des lieux où l'État n'est pas présent. Mais si ces structures jouent un rôle indispensable auprès de la population, elles n'en ont pas moins des problèmes : manque de personnel, de moyens ; des enjeux tellement lourds pour certaines, qu'elles peuvent être menacées de disparition. Voilà pourquoi, à l'issue de ce séminaire de 2014, il a été demandé à la Cevaa d'aider à améliorer les prestations de santé de ces structures, et surtout d'aider à assurer leur pérennité. Pour cela, la Cevaa a obtenu l'appui financier de l'Église vaudoise d'Italie.<br />
&nbsp;</p>

<p><em><strong>Que peut-on dire aujourd'hui des avancées permises par le projet Solidarité Santé au cours de sa première phase ?</strong></em></p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin&nbsp;:</b></u></p>

			<ul>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/actualites/la-cevaa-en-conseil-executif-a-lome" target="_blank">La Cevaa en Conseil exécutif à Lomé</a></li>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/actualites/o-jesus-sois-la-pirogue" target="_blank">Ô Jésus, sois la pirogue</a></li>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-occidentale-centrafrique/eept-eglise-evangelique-presbyterienne-du-togo" target="_blank">Fiche d'Église : l'EEPT</a></li>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-occidentale-centrafrique/emt-eglise-methodiste-du-togo" target="_blank">Fiche d'Église : l'EMT</a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p><strong>Mathilde Guidimti : </strong>La première phase du projet s'est articulée autour de deux volets d'activités : un volet d'activités communautaires (renforcement des capacités des hôpitaux au niveau de leurs équipes médicales, au niveau de la gestion des ressources humaines et financières) ; et un volet d'activités spécifiques. Ce deuxième volet a permis de développer des projets répondant aux besoins propres à chacune de ces structures de santé. Avec par exemple :</p>

<ul>
	<li>l'appui en médicaments ou en équipements ;</li>
	<li>la mise en place de services, comme un service de néphrologie à l'hôpital méthodiste de Dabou, à Abidjan. Il y a en effet beaucoup de patients en attente de dialyse à Abidjan, mais les services compétents sont trop peu nombreux, et donc d'un accès difficile pour les personnes qui en auraient besoin. Dans d'autres hôpitaux, il a pu s'agir de construire ou de réaménager des blocs administratifs, de construire de nouveaux laboratoires...</li>
</ul>

<p>Cette première phase du projet a été menée pendant trois ans. À l'issue de cette période, l'évaluation qui a été menée a montré des signes très encourageants (avec un taux d'atteinte des objectifs de 77%) ; ce qui a motivé le lancement d'une phase 2.</p>

<p><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/27092018-solidarite-sante-cevaa-cevi-bdaneau.jpg/image_large" alt="" style="width: 100%;" title="27092018 solidarite sante cevaa cevi bdaneau" /></p>

<p style="text-align: center;"><em>Quelques-uns des artisans du projet Solidarité Santé réunis avec les responsables de l'Église vaudoise d'Italie © Cevaa</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><em><strong>Quels sont les objectifs de cette phase 2 ?</strong></em></p>

<p><strong>Mathilde Guidimti : </strong>Il s'agit de consolider les acquis en matière d'offre de soins et de qualité des services. Pour cela, nous allons travailler sur cinq axes :</p>

<ul>
	<li><em>Témoignage et solidarité</em> : il s'agit de rendre visible ce que l'Église fait en matière de santé.</li>
	<li><em>Gestion des ressources humaines</em> : ce sont des hommes et des femmes qui travaillent, à travers ces structures, à améliorer la prise en charge de la santé de tous ; des hommes et des femmes qui, pour cela, doivent être correctement formés, payés, et doivent être valorisés dans leur travail. Tout cela implique une vraie politique de gestion des ressources humaines.</li>
	<li><em>Gestion des ressources matérielles et financières</em> : pour améliorer la santé, il faut aussi des infrastructures et de l'argent. Il s'agit donc de promouvoir la bonne gouvernance, de manière à ce que toutes ces structures soient gérées de la manière la plus transparente, et qu'il soit possible de rendre des comptes sur leur gestion. Voilà pourquoi les hôpitaux participant au projet Solidarité Santé ont été encouragés à s'équiper d'un logiciel de gestion.</li>
	<li><em>Partenariats</em> : la santé est du domaine des activités régaliennes des États. Souvent, les Églises, à travers ces structures confessionnelles, pallient les manques des institutions publiques. Mais même si les États ne sont pas toujours présents partout où il le faudrait, cela n'empêche pas les Églises de nouer des partenariats, et nous les y encourageons. De tels partenariats peuvent aussi être trouvés avec d'autres partenaires privés. Il s'agit donc pour nous d'équiper les Églises en vue de tels rapprochements.</li>
	<li><em>Évaluation </em>: toute action doit pouvoir être évaluée pour apprécier son impact, et pour pouvoir mieux l'orienter en cas de problèmes.<br />
	&nbsp;</li>
</ul>

<p><em><strong>Dans cette optique, quelle était la place du séminaire sur la phase 2 du projet Solidarité Santé qui s'est tenu du 17 au 20 octobre à Lomé ?</strong></em></p>

<p><strong>Mathilde Guidimti</strong> : Il s'agissait surtout d'un séminaire de sensibilisation, de présentation du programme. Il s'agissait de susciter l'adhésion des responsables des Églises et des structures hospitalières. Nous avons besoin de grouper les efforts autour de ce projet, pour que tous en voient les bénéfices au niveau de leur offre de santé ; et pour que les résultats au bout de cette deuxième phase soient à la hauteur des espérances.</p>

<p style="text-align: right;"><em>Propos recueillis par Franck Lefebvre-Billiez,<br />
octobre 2019</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><em>Retrouvez toutes les informations sur le projet Solidarité-Santé dans le dossier ci-dessous :</em></p>

<p><a href="https://solidaritesantecevaa.org/"><img src="https://www.cevaa.org/images/projets/solidarite-sante-bandeau3.jpg/image" alt="" style="width: 720px; height: 112px;" title="solidarite sante bandeau3" /></a></p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EPCR</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EMU-CI</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EPCRC</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EEPT</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EPRw</dc:subject>
    
    <dc:date>2019-10-22T16:18:31Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/nous-vivons-dans-un-monde-pluriculturel-et-les-eglises-en-sont-partie-prenante">
    <title>«Nous vivons dans un monde pluriculturel et les Églises en sont partie prenante»</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/nous-vivons-dans-un-monde-pluriculturel-et-les-eglises-en-sont-partie-prenante</link>
    <description>
        Nouveau coup de projecteur sur les actes du forum «Églises et replis identitaires : pourquoi sortir de l’entre-soi ?», organisé en novembre 2018 avec la participation de la Cevaa : après la synthèse du professeur Frédéric Rognon, nous vous proposons de retrouver les mots d'ouverture de Marc-Frédéric Müller, directeur de la revue Perspectives Missionnaires.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/nous-vivons-dans-un-monde-pluriculturel-et-les-eglises-en-sont-partie-prenante/image_thumb">
        <dc:title>«Nous vivons dans un monde pluriculturel et les Églises en sont partie prenante»</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/nous-vivons-dans-un-monde-pluriculturel-et-les-eglises-en-sont-partie-prenante/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<div style="position:relative;padding-top:56.25%;"><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" src="https://www.youtube.com/embed/S5WffjS_Iq8" style="position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;"></iframe></div>

<address>Retrouvez ci-dessus la deuxième partie du reportage de Sonia Mussier : «Nouvelles églises protestantes : le défi de l'intégration», projeté le 23 novembre 2018 par Jean-Luc Mouton au premier jour du forum. Réalisation : <a href="https://campusprotestant.com/" target="_blank">Campus Protestant</a>.<br />
&nbsp;</address>

<p>Nous vivons dans un monde pluriculturel et les Églises en sont partie prenante. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il a pris une grande ampleur et il pose la question : Comment fait-on société dans une réalité multiculturelle ? Cette interrogation est à mettre en perspective plus largement : Comment fait-on société à l'époque d'un individualisme croissant ?</p>

<p>Pour les chrétiens, comment fait-on Église si des communautés se constituent sur un même territoire à partir de critères d'appartenance culturelle et linguistique, et non plus seulement confessionnelle ? Lors d'une évaluation, à la suite d'un entretien avec un conseil paroissial, un responsable ecclésial de la région parisienne dit au pasteur : « Certains pensent qu'il faudrait faire attention à ne pas africaniser la paroisse ». C'est un petit signe de la difficulté à vivre une certaine mixité. Le développement en milieu urbain d'une forme de <em>simultaneum </em>- accueil de différentes communautés dans un même lieu de culte -, sur des critères non confessionnels mais culturels, montre les limites tant de l'accueil, pour les uns, que du désir de l'insertion, pour les autres.</p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<address>
			<ul>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/actualites/temoigner-ensemble-a-lheure-de-la-mondialisation" target="_blank">Témoigner ensemble à l'heure de la mondialisation</a></li>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/actualites/eglises-et-replis-identitaires-presentation-des-actes-du-colloque" target="_blank">«Églises et replis identitaires» : présentation des actes du colloque</a></li>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/actualites/eglises-et-replis-identitaires-un-forum-fin-novembre-en-partenariat-avec-la-cevaa" target="_blank">Églises et replis identitaires : un forum en partenariat avec la Cevaa</a></li>
				<li><a href="http://www.defap.fr/actualites/archives/perspectives-missionnaires/" target="_blank">Présentation de la revue Perspectives Missionnaires</a></li>
			</ul>
			</address>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Les défis de la réalité multiculturelle sont étudiés par des sociologues et des philosophes. Par exemple, Patrick Savidan, (<em>Le multiculturalisme</em>, PUF, Que sais-je ? 2009), se demande comment les sociétés démocratiques parviennent ou pas à reconnaître la pluralité culturelle, dans un contexte de migrations importantes. Il débat, d'une part, avec des conceptions assimilationnistes qui craignent la fragmentation de la société et la remise en question d'une citoyenneté fondée sur un principe d'égalité. D'autre part, il discute avec des modèles sociopolitiques qui s'opposent aux processus d'uniformisation et soutiennent la prise en compte des identités contre la domination des majorités culturelles. Selon lui, une avancée démocratique consisterait à penser un paradigme multiculturaliste d'intégration, mais il reconnaît qu'un juste équilibre est difficile à établir.</p>

<p>Dans le champ ecclésial protestant, évangélique, la réflexion sur le témoignage de l'Église dans une société multiculturelle a déjà fait l'objet, ces dernières années, d'une réflexion biblique, théologique et pratique. On peut mentionner en particulier :</p>

<ul>
	<li><em>Vivre la diversité, l'Église dans une société multiculturelle</em> (Cahier de l'Ecole pastorale, 2011).</li>
	<li><em>L'Église, promesses et passerelles vers l'interculturalité ?</em> (Excelsis 2015).</li>
	<li><em>Les saveurs du monde, Vivre l'Église universelle</em> (Ressources-Epudf - oct 2018)</li>
	<li>Dans son ouvrage <em>La différenciation culturelle en Europe, Un défi pour les Églises</em>, (Lyon, Olivétan, 2017) Fritz Lienhard étudie les milieux socio-culturels, qui s'apparentent à des « sous-cultures ». On relèvera cependant que les Églises issues de l'immigration sont absentes de l'analyse.</li>
</ul>

<p>En organisant ce forum, <em>Perspectives missionnaires</em> s'est voulu au plus près de préoccupations collectives. La revue est portée par une association dont la vocation, au-delà de la publication de dossiers exigeants, est aussi de contribuer à un mouvement qui porte la réflexion sur le renouvellement du témoignage chrétien aujourd'hui. Perspectives missionnaires se conçoit aussi bien comme une fenêtre sur l'Église universelle en mission, dans la diversité de ses expressions, que comme une actrice de ce témoignage incarné, au service des Églises avec une approche résolument interculturelle et œcuménique.&nbsp;</p>

<p><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/23112018-forum-pm-zorn-willaime.jpg/image_large" alt="" style="width: 100%;" title="23112018 forum pm zorn willaime" /></p>

<address style="text-align: center;">Deux intervenants lors du forum : Jean-François Zorn (à gauche) et Jean-Paul Willaime (à droite)</address>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le Comité de rédaction de la revue, en prenant l'initiative de ce forum, a souhaité ouvrir un temps d'échange, dans un contexte où les enjeux et les défis du vivre-ensemble dépassent largement les réalités ecclésiales. L'essor des nationalismes, les remises en question de la construction européenne, les débats sur l'immigration, exigent de repenser les termes du contrat social.</p>

<p>N'en déplaise à ceux qui minimisent le phénomène pour le rendre acceptable, la mondialisation et les flux migratoires ont changé le visage des pays comme la France, la Suisse ou l'Italie, en profondeur. Mais ce n'est ni un drame, ni un échec, contrairement à ce qu'en disent les esprits nostalgiques et les adorateurs des frontières. Est-ce la vocation des Églises d'en montrer les opportunités et les promesses ? Les Églises sont-elles sensibles au multiculturalisme ? Ont-elles une expertise et un savoir-être susceptible d'offrir des modèles de vivre-ensemble et d'apparaître comme des « minorités nomiques » (Serge Moscovici) ?&nbsp;&nbsp;</p>

<p>Les différents angles retenus pour ce forum se déploient à partir du besoin de faire le point sur la situation multiculturelle présente, dans le contexte de la mondialisation, en Europe, même s'il sera plus question des réalités en France et en Suisse.&nbsp;<br />
Dans un second temps, nous entrerons dans la problématique de l'interculturalité, tant dans le champ social qu'ecclésial ; il s'agira de porter notre regard sur la façon dont l'interculturalité peut animer les relations entre les Églises, avec la présentation de différentes expériences qui ont cours depuis déjà un certain temps.</p>

<p>La diversité culturelle modifie les Églises de l'intérieur. Ce sera l'objet des réflexions de notre troisième demi-journée pour demander quel est l'avenir de la diversité, s'il y a place pour la mixité et de quelle façon.</p>

<p>La dernière étape se penchera sur les enjeux missionnaires, sur la prise en compte de la réalité multiculturelle comme un enjeu pour le témoignage des Églises.&nbsp;</p>

<p>Perspectives missionnaires tient à adresser ses plus vifs remerciements :</p>

<ul>
	<li>à la Fédération protestante de France, pour l'implication de ses services dans la promotion de cet événement et pour son accueil dans la Maison du protestantisme.</li>
	<li>aux organismes qui soutiennent également ces deux journées : la Cevaa – communauté d'Églises en mission ; DM – échange et mission de Lausanne ; le Defap – service protestant de Mission à Paris.</li>
	<li>aux intervenants invités qui ont généreusement accepté de partager leurs réflexions et de nourrir nos débats.<br />
	&nbsp;</li>
</ul>

<p style="text-align: right;"><em>Marc-Frédéric Müller,<br />
directeur de la revue Perspectives Missionnaires, novembre 2018</em></p>

<table cellpadding="1" cellspacing="1" style="background: #D8D8D8; border-radius: 7px; -moz-border-radius: 7px; -webkit-border-radius: 7px;" width="100%">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<h5><em>"Perspectives Missionnaires", revue de missiologie de référence</em></h5>

			<address>Il ne suffit pas de vouloir témoigner ; encore faut-il savoir comment s'y prendre. C'est l'un des grands défis de la Mission aujourd'hui, dans un monde changeant, travaillé par une mondialisation qui érige souvent plus de murs qu'elle n'abat de frontières. Voilà pourquoi la Mission a besoin de lieux de débats et d'espaces de réflexion. C'est le rôle que joue depuis plus de trente-cinq ans <strong><a href="http://www.defap.fr/actualites/archives/perspectives-missionnaires/" rel="noopener" target="_blank">Perspectives missionnaires</a></strong>, unique revue protestante de missiologie de langue française.</address>

			<address>Née en 1981 dans la mouvance évangélique, à une époque de remise en question des modèles missionnaires, elle s'est élargie aux différents acteurs francophones de la mission dans le monde protestant et avec une ouverture oecuménique. Elle est actuellement gérée par une association indépendante et s'appuie sur plusieurs organismes de mission de Suisse et de France (DM-échange et mission, et le Défap, avec lesquels elle entretient des partenariats étroits), et depuis fin 2017 la Cevaa.</address>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>Défap</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>DM-échange et mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2019-07-17T16:08:25Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/eglises-et-replis-identitaires-presentation-des-actes-du-colloque">
    <title>«Églises et replis identitaires» : présentation des actes du colloque</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/eglises-et-replis-identitaires-presentation-des-actes-du-colloque</link>
    <description>
        Le numéro 77 de Perspectives Missionnaires, unique revue de missiologie protestante dans le monde francophone, est exceptionnel à plus d’un titre : il présente les actes du forum «Églises et replis identitaires : pourquoi sortir de l’entre-soi ?» qui avait été organisé fin novembre 2018 à la Maison du protestantisme, à Paris, en association avec la Cevaa, DM-échange et mission et le Défap. Une rencontre à la qualité unanimement saluée, qui avait donné lieu à des éclairages sociologiques des plus stimulants comme ceux apportés par Jean-Paul Willaime, Yannick Fer ou Frédéric de Coninck, des aperçus des Églises et des communautés en recomposition dans une société devenue plus mobile avec Joseph Kabongo ou Bernard Coyault, des questionnements sur la possibilité d’un témoignage chrétien partagé avec Élisabeth Parmentier… Pour vous inciter à en savoir plus, nous vous livrons ici l’article de synthèse de Frédéric Rognon, professeur de philosophie à la Faculté de théologie protestante de l’Université de Strasbourg.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/eglises-et-replis-identitaires-presentation-des-actes-du-colloque/image_thumb">
        <dc:title>«Églises et replis identitaires» : présentation des actes du colloque</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/eglises-et-replis-identitaires-presentation-des-actes-du-colloque/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<div style="position:relative;padding-top:56.25%;"><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" src="https://www.youtube.com/embed/2cYWjXpFeAY" style="position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;"></iframe></div>

<address>Ce film de Sonia Mussier a été projeté le 23 novembre par Jean-Luc Mouton au premier jour du forum de la revue Perspectives Missionnaires sur le thème "Églises et replis identitaires : pourquoi sortir de l'entre-soi ?" Réalisation : <a href="https://campusprotestant.com/" rel="noopener" target="_blank">Campus Protestant</a>.<br />
&nbsp;</address>

<p>Vouloir faire une synthèse de notre Forum tiendrait de la gageure, voir de la présomption. Car on ne synthétise pas une telle rencontre, qui s’est avérée d’une telle richesse&nbsp;; on ne la conclut même pas. Je me contenterai donc d’exprimer quelques réflexions, plus ou moins subjectives, qui me sont venues au fil des interventions, ainsi que quelques pistes de résolution et d’action à emporter&nbsp;: quelques munitions pour la route.</p>

<p>Je procèderai en trois temps&nbsp;: tout d’abord, j’interrogerai le titre du Forum, et l’orientation qu’il signifie pour notre rencontre; dans un second temps, je reprendrai divers éléments d’une grille d’analyse, à travers cinq paradigmes&nbsp;; et enfin, dans un troisième temps, je proposerai quelques axes d’engagement, à travers sept défis à relever.</p>

<h2>Le titre du Forum</h2>

<p>Notre rencontre était un «&nbsp;Forum&nbsp;». Ce terme se voulait sans doute moins académique que celui de «&nbsp;Colloque&nbsp;»&nbsp;: nous étions en effet à l’interface de la sphère universitaire et de la sphère ecclésiale. Dans la Rome antique, le forum était une place publique où s’opéraient des échanges&nbsp;: des échanges d’abord langagiers, puis commerciaux, politiques, intellectuels et religieux. Notre rencontre était bien, à ce titre, un forum, en raison de son caractère interdisciplinaire et interactif&nbsp;: il ne s’agissait pas d’une succession d’enseignements magistraux, mais d’une circulation de la parole à l’occasion de communications, de débats, de travaux de groupe, de post-it, et de conversations informelles et conviviales. Plus encore, notre rencontre était un forum parce qu’elle était un événement performatif&nbsp;: consacrée à une réflexion sur la sortie de l’entre-soi, elle a cherché à effectuer, par son geste même, cette sortie, et donc à mettre en œuvre ce dont on parlait. La diversité du public que nous constituions a été soulignée dès l’ouverture du Forum par Marc Frédéric Muller&nbsp;; nous étions représentatifs de ce protestantisme multicolore dont parlait François Clavairoly dans la même ouverture. Ne soyons cependant pas dupes&nbsp;: notre diversité était loin d’être infinie, et nous sommes un peu, et peut-être même un peu beaucoup, restés dans l’entre-soi, dans ce microcosme protestant qui, même lorsqu’il est rassemblé dans toute sa diversité comme ici, ne représente lui-même qu’une mini-minorité de la population de notre pays. L’important est d’en être conscient.</p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<address>
			<ul>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/actualites/temoigner-ensemble-a-lheure-de-la-mondialisation" target="_blank">Témoigner ensemble à l'heure de la mondialisation</a></li>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/actualites/eglises-et-replis-identitaires-un-forum-fin-novembre-en-partenariat-avec-la-cevaa" target="_blank">Églises et replis identitaires : un forum en partenariat avec la Cevaa</a></li>
				<li><a href="http://www.defap.fr/actualites/archives/perspectives-missionnaires/" target="_blank">Présentation de la revue Perspectives Missionnaires</a></li>
			</ul>
			</address>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>J’interrogerai maintenant le titre du Forum lui-même&nbsp;: «&nbsp;Les Églises aux prises avec les replis identitaires et culturels&nbsp;». Pourquoi avoir privilégié cette version négative de la réalité&nbsp;? On aurait pu intituler le Forum&nbsp;: «&nbsp;Les Églises entre ouverture et repli&nbsp;». Ce titre aurait d’ailleurs été plus conforme au contenu de la rencontre, car une telle ambivalence a été au cœur de nos débats. Quant au sous-titre choisi&nbsp;: «&nbsp;Pourquoi sortir de l’entre-soi&nbsp;?&nbsp;», il s’agit d’une question rhétorique. Pourquoi avoir posé la question&nbsp;: «&nbsp;Pourquoi&nbsp;?&nbsp;» et non pas&nbsp;: «&nbsp;Comment&nbsp;?&nbsp;» Ou pourquoi pas&nbsp;: «&nbsp;Pourquoi et comment&nbsp;?&nbsp;»</p>

<p>L’entre-soi est en effet une expression connotée, foncièrement dépréciative. Il renvoie à une situation dont il faut sortir, à une posture dont il faut se déprendre, surtout si l’on est chrétien. Jean-Paul Willaime a même dit que l’entre-soi était mortifère. La réponse à la question&nbsp;: «&nbsp;Pourquoi&nbsp;?&nbsp;» est donc évidente&nbsp;: parce que c’est tout l’Évangile qui nous invite à sortir de l’entre-soi. Et pourtant, la question reste posée du fait de la réalité de nos Églises, qui ressemblent souvent, comme le dit Fritz Lienhard (1), à des clubs d’affinités électives&nbsp;: pour être admis au club des luthéro-réformés, il faut faire preuve d’amour pour les psaumes du XVIe siècle, d’aptitude à assimiler un discours hautement intellectuel, et même d’une capacité physique à rester assis sur un banc inconfortable pendant une bonne demi-heure sans s’agiter (2)…&nbsp;; quant aux Églises Mosaïc, elles exigent la maîtrise de certaines langues et de certains langages (y compris de langages non-verbaux), de certains codes et d’un certain rapport à la temporalité, l’adhésion à certaines valeurs, à un habitus et à un ethos, et une capacité à la mobilisation corporelle. Comme l’a bien montré Yannick Fer, le repli sur soi se manifeste aux deux bouts de l’échelle sociale.</p>

<p>L’entre-soi est donc une tentation pour toutes nos Églises. C’est même la tentation par excellence, puisque Claude Lévi-Strauss, dans les dernières lignes de sa fameuse thèse, Les structures élémentaires de la parenté (3), fait de la sortie de l’entre-soi, par le langage, par l’interdit de l’inceste et par l’exogamie que celui-ci impose, par les échanges de toutes sortes, la condition même de l’humanisation, de l’entrée en humanité&nbsp;: une sortie comme condition d’entrée&nbsp;! Rappelons que pour Lévi-Strauss, il y a trois types fondamentaux d’échanges&nbsp;: l’échange des paroles, l’échange des objets, et l’échange des femmes. Or, Florence Taubmann nous a invités à faire en sorte que nos enfants se marient entre eux, pour établir des ponts entre nos Églises…&nbsp;! Plus sérieusement, Marie Kim a témoigné des passerelles construites entre la Corée et la France, et entre Paris et Nantes. Il y a mille et une manières de sortir de l’entre-soi.</p>

<p><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/fpm-a5-portrait-page-01-v2-copie.jpg/image_large" alt="" style="width: 100%;" title="FPM A5 portrait Page 01 V2   Copie" /></p>

<address style="text-align: center;">L'affiche du forum © Perspectives Missionnaires</address>

<p>&nbsp;</p>

<h2>Une grille d’analyse</h2>

<p>Je me propose donc à présent de dégager cinq paradigmes analytiques qui ont constitué une grille de lecture de la réalité de nos Églises au cours de ce Forum.</p>

<p>Le premier paradigme est une clarification conceptuelle. Il s’agit de distinguer d’emblée «&nbsp;pluralité&nbsp;» et «&nbsp;pluralisme&nbsp;», «&nbsp;multiculturalité&nbsp;» et «&nbsp;multiculturalisme&nbsp;»&nbsp;: le fait et l’interprétation positive du fait. Jean-Paul Willaime nous y a, à juste titre, invités. Constater le fait permet en effet d’ouvrir à l’ambivalence du phénomène, qui est toujours à la fois un risque et une opportunité, au lieu d’y appliquer un jugement normatif ou idéologique. Mais franchissons un pas de plus.</p>

<p>Comment désigner ces Églises plurielles&nbsp;? La tension entre les deux pôles d’autochtonie et d’allochtonie est-elle pertinente&nbsp;? Bernard Coyault a soulevé le problème des connotations du vocable d’«&nbsp;autochtone&nbsp;», et des caricatures mutuelles qui s’en nourrissaient. Le «&nbsp;sang chaud&nbsp;» et l’«&nbsp;intensité du croire&nbsp;» avancés par Régis Debray s’avèrent être des présupposés doublement délétères&nbsp;: d’une part, parce qu’ils prêtent le flanc à une posture essentialiste et, d’autre part, parce que s’il y a intensité, c’est peut-être celle de l’expressivité, mais comment juger du niveau de la croyance&nbsp;? Dans son second film, Jean-Luc Mouton a pointé les difficultés posées par la réception de ces images par les communautés concernées, lorsqu’on les désigne comme des Églises «&nbsp;issues de l’immigration&nbsp;»&nbsp;; Pamela Millet y a dénoncé la stigmatisation qui est afférente à ces expressions. Il serait donc hautement préférable de prendre acte de la porosité des limites entre le soi et l’autre, et sortir de la dualité en affirmant que nous sommes tous dans la «&nbsp;Mosaïc&nbsp;»&nbsp;: personne n’est en dehors, chacun est une pièce du puzzle, sans quoi il n’y a plus, à proprement parler, de mosaïque.</p>

<p>Le second paradigme consiste à décrypter les effets de la globalisation, en y discernant une insigne ambivalence. On relève en effet deux effets inverses&nbsp;: d’une part, la circulation plus ou moins libre des personnes, les échanges d’idées, le foisonnement des ressources symboliques et spirituelles, la pluralisation des formes d’expression de la foi, produisent une ouverture à l’autre et un apprentissage de la tolérance&nbsp;; d’autre part, cependant, les mêmes facteurs, et leurs premières conséquences, produisent des crispations identitaires, des replis confessionnels, des idéologies populistes. François Clavairoly a même parlé, non sans s’excuser de la formule, de populismes confessionnels et de souverainismes ecclésiaux. Ces deux effets inversés peuvent être simultanés ou successifs, chacun des deux nourrissant l’autre, dans une dialectique entre deux pôles en tension. Une expression est revenue à plusieurs reprises au cours du Forum&nbsp;: «&nbsp;L’universel, c’est le local sans les murs&nbsp;»&nbsp;; il s’agit d’une version optimiste de ce qui nous arrive, qui peut évoquer à la fois la fameuse formule de Jacques Ellul&nbsp;: «&nbsp;Penser globalement, agir localement&nbsp;», et le concept plus récent de «&nbsp;glocal&nbsp;», pour articuler l’ouverture large au monde et l’enracinement en un terreau vivifiant.</p>

<p>Le troisième paradigme relève de l’analyse critique de la situation présente dans nos Églises. Il s’agit de prendre conscience du sort réservé aux chrétiens issus de l’immigration. Yannick Fer a parlé d’une intégration inégale, qui combine à la fois inclusion sociale et maintien des inégalités. Les immigrés sont des invités bienvenus, mais ne seront, et ne se sentiront, jamais chez eux. Les stéréotypes nourrissent des discours sur les autres qui contribuent à reproduire des rapports sociaux de domination. Georges Michel a annoncé que la nouvelle formule du Projet Mosaïc fera la promotion d’une conception de rapports entre Églises à parité, plutôt que celle de l’intégration, qui sous-tend la vision française d’une subordination d’Églises-filles envers des Églises-mères. Cette perspective ne peut que rappeler la vision de la Cevaa, ré-énoncée par Martin Burkhard.</p>

<p>Le quatrième paradigme est d’ordre biblico-théologique. Cette dimension a sans doute été trop discrète au cours du Forum, générant une frustration qu’expriment plusieurs post-it et rapports de groupes. Le motif scripturaire qui vient le plus immédiatement à l’esprit est celui de la tension entre Babel et la Pentecôte (4)&nbsp;: Babel évoque la pluralité de langues et de cultures comme vecteurs d’incompréhension, tandis que la Pentecôte signifie le dépassement des clivages sociaux, culturels et linguistiques, par l’Esprit d’amour. Nous sommes donc invités à toujours parcourir à nouveau le chemin qui va de Babel à la Pentecôte.<br />
Joseph Kabongo nous a rappelé que la multiculturalité était déjà la situation des premières Églises. On pourrait citer l’incident d’Antioche, relaté par Paul en Galates 2, en tension avec la fameuse formule du même Paul en Galates 3, 28&nbsp;: «&nbsp;Il n’y a plus ni Juif, ni Grec&nbsp;»&nbsp;; Gabriel Amisi nous a dit que cette dernière expression était le mot d’ordre du travail auprès des demandeurs d’asile à Genève. Un dernier passage biblique peut être mentionné&nbsp;: Philippiens 3, 5-9, pour étudier le sens évangélique de l’identité&nbsp;: Paul se dit «&nbsp;de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux, quant à la loi pharisien…&nbsp;» (on pourrait actualiser en&nbsp;: «&nbsp;parisien&nbsp;»…), mais tout cela ne représente pour lui que «&nbsp;de la boue&nbsp;» depuis qu’il sait qu’il est «&nbsp;en Christ&nbsp;», et que c’est en lui que se situe sa véritable identité. Notre identité nous précède donc puisque Jésus-Christ nous précède. Jean-Marie Tjibaou, qui, outre le fait d’être un leader indépendantiste et un promoteur de la culture kanak, était un ancien prêtre, disait&nbsp;: «&nbsp;Notre identité est devant nous&nbsp;».</p>

<p>Enfin, le cinquième paradigme est la prise de conscience, très nette tout au long de notre Forum, de la nécessité de formations à l’interculturalité. Joseph Kabongo a mentionné une nécessaire formation théologique, les travaux de groupes une formation à l’accueil, Elisabeth Parmentier une formation à la médiation interculturelle (où nous apprendrons les uns avec les autres, dans un échange de dons), et Jean-François Zorn une formation au dialogue.</p>

<p>Ce point décisif m’offre une transition toute trouvée avec les axes d’engagement.</p>

<p><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/23112018-forum-pm-zorn-fer.jpg/image_large" alt="" style="width: 100%;" title="23112018 forum pm zorn fer" /></p>

<address style="text-align: center;">Deux intervenants lors du forum : Jean-François Zorn (à gauche) et Yannick Fer (à droite)</address>

<p>&nbsp;</p>

<h2>Des axes d’engagement</h2>

<p>Je présenterai donc sept défis, et sept pistes qui peuvent constituer une feuille de route pour chacun de nous. Il a été à plusieurs reprises question d’«&nbsp;horizon&nbsp;», notamment avec Elisabeth Parmentier. Une feuille de route est une boussole qui indique un horizon. Or, on sait bien que lorsque nous marchons ou roulons dans la campagne, l’horizon ne fait que reculer au fur et à mesure de notre avancée&nbsp;: nous n’atteindrons jamais l’horizon, du moins sur cette terre. Cependant, quand nous faisons de la haute montagne, l’horizon se rapproche, puis éclate à nouveau une fois parvenus au sommet. Il n’est pas sans intérêt de souligner l’analogie&nbsp;: l’horizon est plus proche lorsque l’on s’élève, sans pour autant être jamais à portée de main.</p>

<p>Le premier axe pourrait se formuler ainsi&nbsp;: redécouvrir la vertu de l’écoute. Michel Durussel, lors du moment de recueillement, a mentionné dans la confession de foi sa confiance en «&nbsp;une Église qui écoute avant de parler&nbsp;». Lorsqu’en 1902, le missionnaire Maurice Leenhardt est arrivé en Nouvelle Calédonie, son père lui a écrit en l’exhortant à écouter&nbsp;: «&nbsp;Bien sûr, le missionnaire est envoyé pour proclamer l’Évangile, de même que le pasteur est l’homme ou la femme de la parole&nbsp;; mais écoute d’abord&nbsp;!&nbsp;» Et lorsqu’il revient en France, en 1926, après un quart de siècle d’apostolat, au cours des journées missionnaires dans les paroisses, destinées à récolter des fonds pour soutenir la mission, on lui demande&nbsp;: «&nbsp;Alors, monsieur le pasteur, combien de conversions avez-vous obtenues&nbsp;?&nbsp;» La plupart des missionnaires de retour ou en congé racontaient des histoires édifiantes de conversions par milliers, ce qui impressionnait les membres des paroisses et suscitait leur générosité. Maurice Leenhardt, pour sa part, réfléchissait un moment avant de répondre&nbsp;: «&nbsp;Combien de conversions en vingt-cinq ans de mission&nbsp;? Peut-être une seule&nbsp;: la mienne&nbsp;!&nbsp;» Ce discours était financièrement moins rentable, mais plus honnête&nbsp;: pour Maurice Leenhardt, le missionnaire était tenu d’écouter d’abord, et de se convertir lui-même… (5) Il était ainsi un précurseur de ce principe de la «&nbsp;mission de partout vers partout&nbsp;», dont Martin Burkhard nous a dit qu’il définissait la Cevaa.</p>

<p>Le second axe consiste à se garder de toute stigmatisation, y compris inconsciente. Car elle peut prendre l’aspect très subtil de la «&nbsp;violence symbolique&nbsp;» analysée par Pierre Bourdieu (6). Le premier film de Jean-Luc Mouton a bien montré les difficultés à tourner des images dans certaines Églises par crainte de la stigmatisation. Il s’agit donc de travailler sur les stéréotypes et les préjugés que nous véhiculons, tout en assumant son ethnocentrisme&nbsp;: celui-ci est en effet paradoxalement universel (il est universel de porter sur le monde un regard non-universel, c’est-à-dire une perspective située, orientée). La meilleure façon de déconstruire nos propres ethnotypes est encore de les verbaliser.</p>

<p>Un troisième axe d’engagement revient à aller à la rencontre de l’autre pour devenir pleinement soi-même. Tel a été le propos de Frédéric de Coninck, par référence à Paul Ricœur&nbsp;: dans Soi-même comme un autre (7), Ricœur montre combien notre identité est plurielle, et que l’on peut découvrir l’altérité en soi et se retrouver en l’autre. Nous partons ainsi à la rencontre de notre «&nbsp;monde commun&nbsp;». Ainsi, par exemple, il est vain de se contenter d’internet comme expérience de l’altérité&nbsp;: c’est le contact direct, l’hospitalité mutuelle, qui conduisent à discerner et à tracer un «&nbsp;monde commun&nbsp;».</p>

<p>Claude Lévi-Strauss a recours à une métaphore suggestive pour décrire la diversité culturelle (8)&nbsp;: l’ensemble des cultures du monde sont comme un jeu de cartes. Il y a cinquante-quatre cartes&nbsp;: c’est notre monde commun. Mais à partir de là, nous pouvons jouer des parties en très grand nombre, et cependant en nombre non infini. Un certain nombre d’invariants universels nous relient donc en une commune humanité.</p>

<p>Une quatrième piste consiste à prendre acte des conflits générés par les relations interculturelles. Jean-Claude Girondin a clairement mis ce point en exergue. Mais on peut franchir un pas de plus, décrypter aussi la fécondité du conflit. Le récit d’Actes 6, 1-6 montre bien que le conflit, y compris le conflit interculturel ou éthique, peut servir de signal d’alarme pour indiquer un dysfonctionnement, qui de ce fait peut être surmonté pour une croissance personnelle et communautaire. Anne Zell en a donné un exemple actuel, qui prouve que l’on peut vivre ensemble dans le dissensus.</p>

<p>Un cinquième axe d’engagement revient tout simplement (mais est-ce si simple&nbsp;?) à entrer en dialogue. Le mot «&nbsp;dialogue&nbsp;» ne signifie nullement, contrairement à ce que l’on croit souvent, «&nbsp;conversation à deux&nbsp;», car le grec «&nbsp;dia-&nbsp;» ne veut pas dire «&nbsp;deux&nbsp;» mais «&nbsp;à travers&nbsp;». Le dialogue signifie donc «&nbsp;parole – à travers&nbsp;», c’est-à-dire «&nbsp;circulation de la parole&nbsp;». Il suppose alternance d’écoute et de parole, et non enseignement péremptoire ou magistral&nbsp;: il s’agit au contraire d’une posture d’humilité qui exclut tout surplomb comme toute condescendance, et qui va jusqu’à se mettre à l’école de l’autre. Jean-Claude Girondin a cité la fameuse formule d’Édouard Glissant&nbsp;: «&nbsp;Quand on échange, on change&nbsp;»&nbsp;; l’expression a été reprise par d’autres, y compris sur les post-it et les rapports de groupe de partage. Jean Ravalitera a insisté sur le statut et le rôle de la langue dans la culture comme dans le culte. Cela peut évoquer le mouvement «&nbsp;La paix par les langues&nbsp;», qui prônait le multilinguisme comme garant de compréhension entre les peuples, et donc de relations pacifiques&nbsp;: apprendre la langue de l’autre, ainsi que son langage, c’est entrer dans son univers. Le dialogue n’a donc rien à faire avec la simple présence, qui peut n’être qu’une coexistence, voir une juxtaposition dans l’indifférence&nbsp;: le dialogue suppose la présence à l’autre, c’est-à-dire la sollicitude au sens de Paul Ricœur (9).</p>

<p>Un sixième axe d’engagement consiste à revisiter les sources de la communauté. Il a plus d’une fois été question de communauté, dans le sens d’«&nbsp;Église&nbsp;» ou dans celui d’«&nbsp;entité ethnique&nbsp;», au cours de ce Forum. Or, l’étymologie du mot «&nbsp;communauté&nbsp;», mise au jour par Roberto Esposito (10), s’avère fort instructive. Le vocable français vient du latin «&nbsp;cum – munus&nbsp;», qui signifie&nbsp;: «&nbsp;avec – une dette&nbsp;». La communauté est donc l’assemblée de ceux qui se savent endettés&nbsp;: mutuellement endettés pour ce qui concerne l’endettement interne, et endettés vis-à-vis de la société globale pour ce qui concerne l’endettement externe. La communauté est donc, étymologiquement, le meilleur garde-fou contre l’entre-soi, et finalement contre le communautarisme. Or, si nous nous intéressons à la communauté chrétienne, nous savons que notre dette fondamentale nous a été remise en Jésus-Christ, afin que nous nous remettions mutuellement nos dettes secondaires&nbsp;; quant à la dette envers la société, elle est rappelée lorsque nous disons que les chrétiens sont dans le monde sans être du monde (11), de ce monde peu aimable mais que Dieu a tant aimé (12). L’entre-soi est ici non seulement conjuré, mais transcendé par la mission des chrétiens envoyés dans le monde&nbsp;: hors les murs.</p>

<p>Enfin, le septième et dernier défi résonne comme un clin d’œil, passablement catastrophiste, mais à prendre au troisième degré. On connaît la formule d’André Malraux&nbsp;: «&nbsp;Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas&nbsp;». Il semblerait qu’il s’agisse d’une phrase apocryphe, mais peu importe. Jacques Ellul, avec sa verve corrosive et sa réputation de Cassandre, de prophète de malheur, s’était autorisé à subvertir la formule pour en faire ceci&nbsp;: «&nbsp;Le XXIe siècle sera religieux, et de, ce fait, il ne sera pas…&nbsp;» (13) À ses yeux, la religion porte en effet en elle un potentiel de violence et de destruction, car elle prétend détenir la vérité absolue. Et comme il y a plusieurs religions, et plusieurs confessions, et plusieurs manières de comprendre la vérité au sein d’une même confession, les conflits de l’avenir risquent d’être particulièrement dévastateurs. Ne faisons cependant pas trop vite d’Ellul une Cassandre&nbsp;: lui-même s’identifiait davantage à Jonas, qui, comme on le sait, prophétisait pour que ce qu’il annonçait n’arrivât pas.</p>

<p>Le défi qui est devant nous est donc de faire en sorte que cette prophétie ne se réalise pas, et ainsi de faire mentir Jacques Ellul, comme les Ninivites ont fait mentir Jonas. Il s’agit de faire de la pluralité religieuse une opportunité de rencontre, une ressource pour la reconnaissance mutuelle et pour l’harmonie sociale&nbsp;: un véritable «&nbsp;kaïros&nbsp;». Et je terminerai à dessein mon propos par une parole catholique (au sens d’universel), celle de Michel Mallèvre&nbsp;: «&nbsp;Partageons l’émerveillement d’une relation vivante au Christ&nbsp;».</p>

<p style="text-align: right;"><em>Frédéric Rognon,<br />
professeur de philosophie à la Faculté de théologie protestante de l'Université de Strasbourg</em></p>

<p>________________________<br />
<em>1) Fritz Lienhard, La différenciation culturelle en Europe. Un défi pour les Églises, Lyon, Olivétan, 2017.</em><br />
<em>2) Ibid., p. 5-6.</em><br />
<em>3) Claude Lévi-Strauss, Les structures élémentaires de la parenté (1947), Paris / La Haye, Mouton et C°, 1966², p. 570.</em><br />
<em>4) « Vivre la diversité. L’Église dans une société multiculturelle », Cahiers de l’École Pastorale, hors-série n°13, 2011, p. 39, 41, 63-64.</em><br />
<em>5) Frédéric Rognon, Maurice Leenhardt : pour un « Destin commun » en Nouvelle Calédonie, Lyon, Olivétan, 2018.</em><br />
<em>6) Pierre Bourdieu, Ce que parler veut dire. L’économie des échanges linguistiques, Paris, Fayard, 1982 ; Questions de sociologie, Paris, Minuit, 1984 ; Langage et pouvoir symbolique, Paris, Seuil, 2001.</em><br />
<em>7) Paul Ricœur, Soi-même comme un autre, Paris, Seuil, 1990.</em><br />
<em>8) Claude Lévi-Strauss, Race et histoire, Paris, Gallimard, 1987 (1952) (Folio essais).</em><br />
<em>9) Paul Ricœur, op. cit., p. 254-264</em><br />
<em>10) Roberto Esposito, Communitas. Origine et destin de la communauté, précédé de : Conloquium Jean-Luc Nancy, Traduit de l’italien par Nadine Le Lirzin, Paris, PUF (Les essais du Collège international de philosophie), 2000.</em><br />
<em>11) Jean 17, 14-18.</em><br />
<em>12) Jean 3, 16.</em><br />
<em>13) Jacques Ellul, La foi au prix du doute. « Encore quarante jours… » (1980), Paris, La Table Ronde (La petite Vermillon n°404), 2015³, p. 181.</em></p>

<table cellpadding="1" cellspacing="1" style="background: #D8D8D8; border-radius: 7px; -moz-border-radius: 7px; -webkit-border-radius: 7px;" width="100%">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<h5><em>"Perspectives Missionnaires", revue de missiologie de référence</em></h5>

			<address>Il ne suffit pas de vouloir témoigner ; encore faut-il savoir comment s'y prendre. C'est l'un des grands défis de la Mission aujourd'hui, dans un monde changeant, travaillé par une mondialisation qui érige souvent plus de murs qu'elle n'abat de frontières. Voilà pourquoi la Mission a besoin de lieux de débats et d'espaces de réflexion. C'est le rôle que joue depuis plus de trente-cinq ans <strong><a href="http://www.defap.fr/actualites/archives/perspectives-missionnaires/" rel="noopener" target="_blank">Perspectives missionnaires</a></strong>, unique revue protestante de missiologie de langue française.</address>

			<address>Née en 1981 dans la mouvance évangélique, à une époque de remise en question des modèles missionnaires, elle s'est élargie aux différents acteurs francophones de la mission dans le monde protestant et avec une ouverture oecuménique. Elle est actuellement gérée par une association indépendante et s'appuie sur plusieurs organismes de mission de Suisse et de France (DM-échange et mission, et le Défap, avec lesquels elle entretient des partenariats étroits), et depuis fin 2017 la Cevaa.</address>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>Défap</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>DM-échange et mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2019-07-17T16:08:58Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/theologie-et-ecologie-un-colloque-international-a-linstitut-oecumenique-de-bossey">
    <title>Théologie et écologie : un colloque international à l'Institut œcuménique de Bossey</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/theologie-et-ecologie-un-colloque-international-a-linstitut-oecumenique-de-bossey</link>
    <description>
        Le révérend docteur Patrice Nsouami, actuellement envoyé de la Cevaa au Cameroun, où il est enseignant d'éthique à la Faculté de théologie protestante et des Sciences religieuses de l'UPAC, a été invité à intervenir à l'Institut œcuménique de Bossey, près de Genève, lors d'un colloque international portant sur le thème «Réforme verte: écologie, religion, formation et avenir du mouvement œcuménique». Cette rencontre a été organisée à la mi-mai 2019 par le département Formation théologique œcuménique du COE.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/theologie-et-ecologie-un-colloque-international-a-linstitut-oecumenique-de-bossey/image_thumb">
        <dc:title>Théologie et écologie : un colloque international à l'Institut œcuménique de Bossey</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/theologie-et-ecologie-un-colloque-international-a-linstitut-oecumenique-de-bossey/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/13062019-pm69-mf-muller.jpg/image_large" alt="" style="width: 100%;" title="13062019 pm69 mf muller" /></p>

<p style="text-align: center;"><em>Croix peinte d'Amérique centrale figurant l'Arche de Noé © Marc-Frédéric Muller</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Depuis le début des années 80, la prise de conscience dans les milieux chrétiens de la nécessité de la sauvegarde de la création va de pair avec le développement du mouvement œcuménique. Le COE (Conseil œcuménique des Églises) joue à cet égard un rôle moteur. Les turbulences du XXème siècle ont poussé à un renouveau de la réflexion théologique pour répondre aux problèmes du monde, incitant le COE à se faire le relais de nombreuses préoccupations éthiques mettant notamment en lien les problématiques de justice et de paix avec celles d'environnement et d'écologie. Il est frappant de constater qu'une des premières déclarations communes entre catholiques et orthodoxes depuis le schisme de 1054 a été consacrée aux questions de responsabilité de l'être humain face à la crise écologique&nbsp;: il s'agissait de la déclaration de Venise «pour le bien de tous les êtres humains et pour la protection de la création», signée en juin 2002 par le pape Jean-Paul II et le patriarche œcuménique Bartholomée Ier de Constantinople.</p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin&nbsp;:</b></u></p>

			<ul>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/documents/la-definition-ecologique-du-concept-du-prochain-dans-la-perspective-dune-relecture-des-textes-sacres" target="_blank">Texte intégral de l'intervention du révérend docteur Patrice Nsouami à Bossey</a></li>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/documents/la-definition-ecologique-du-concept-du-prochain-resume-en-anglais" target="_blank">Résumé en anglais de l'intervention du révérend docteur Nsouami</a></li>
				<li><a href="https://www.oikoumene.org/fr/activites/le-coe-et-la-justice-ecologique/" target="_blank">Le Conseil œcuménique des Églises et la justice écologique</a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Le programme «Justice, Paix et Sauvegarde de la Création» du COE date de 1983. Depuis, les rassemblements œcuméniques internationaux et les déclarations communes se sont multipliés&nbsp;: recommandation aux Églises d'instituer une fête pour la création lors du deuxième rassemblement œcuménique de Graz (Autriche) en 1997&nbsp;; en 2001, signature à Strasbourg (France) par le Conseil des Églises Européennes (KEK) et le Conseil des Conférences Épiscopales Européennes (CCEE) d'une Charte œcuménique dans laquelle figurent en bonne place les préoccupations liées à la sauvegarde de la création&nbsp;; mise en place dans les années 2000 de labels écologiques pour les paroisses, comme le label Église verte en France... Les temps de prière pour la création sont devenus des rendez-vous réguliers.</p>

<h2>«La formation théologique peut jouer un rôle décisif»</h2>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 300px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><strong><em><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/13062019-patrice-nsouami.jpg/image_newsletter740" alt="" style="width: 100%;" title="13062019 patrice nsouami" /></em></strong></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Le révérend docteur Patrice Nsouami © DR</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>La prise de conscience des dégâts causés par les activités humaines sur l'environnement a été plus précoce au sein des opinions publiques occidentales, aidée en cela par des textes au fort retentissement comme le livre <em>Silent spring</em>, de Rachel Carson, en 1962 - alors que, parallèlement, la presse commençait à évoquer les effets catastrophiques de pesticides comme le DDT (Dichloro-Diphényl-Trichloréthane), dont l'usage a depuis été banni par de nombreux pays en raison de sa toxicité. Mais aujourd'hui, les efforts en vue d'une relecture des textes bibliques pour mettre en avant la responsabilité de l'être humain vis-à-vis de la création concernent des théologiens du monde entier.</p>

<p>Le colloque international placé sous le thème «Réforme verte: écologie, religion, formation et avenir du mouvement œcuménique» organisé à la mi-mai 2019 par le département Formation théologique œcuménique du Conseil œcuménique des Églises, en collaboration avec l'Œuvre missionnaire évangélique en Allemagne, réunissait ainsi des théologiens et représentants de diverses traditions ecclésiales et religieuses de six régions du monde. Il a eu lieu à l'Institut œcuménique de Bossey, près de Genève (Suisse), qui offre des cours universitaires, des séminaires et des conférences avec pour but de promouvoir la pensée œcuménique et de former des responsables tant laïcs qu'ecclésiaux. «Une réforme verte constitue peut-être la mission la plus urgente du mouvement œcuménique aujourd'hui», a souligné Amélé Ekué, professeure d'éthique œcuménique à Bossey et responsable du programme du COE pour la formation théologique œcuménique. «La formation théologique peut jouer un rôle décisif à cet égard en modelant un nouveau discours et en semant les graines de l'avenir&nbsp;: des êtres humains qui ne domineront pas la terre, mais qui garderont la création de Dieu.»</p>

<p>C'est dans ce cadre qu'a été invité à intervenir le révérend docteur Patrice Nsouami, qui a présidé plusieurs années l'Église Évangélique du Congo et a été vice-président de la Communauté d'Églises en mission&nbsp;; actuellement envoyé de la Cevaa au Cameroun, il est enseignant d'éthique à la Faculté de théologie protestante et des Sciences religieuses de l'UPAC (Université Protestante d'Afrique Centrale) à Yaoundé. Sa thèse de doctorat soutenue en avril 2004 (et publiée en 2008 par les éditions ICES - Institut Congolais des Études et des Statistiques) portait précisément sur le thème de <em>La sauvegarde de la création&nbsp;: défi du Conseil œcuménique des Églises et jalons pour une catéchèse écologique de l'Église Évangélique du Congo</em>. Lors de ce colloque, il a <strong><a href="https://www.cevaa.org/documents/la-definition-ecologique-du-concept-du-prochain-dans-la-perspective-dune-relecture-des-textes-sacres" target="_blank">présenté une partie de ses travaux</a></strong> portant sur «la définition écologique du "prochain"&nbsp;: une contribution à la sauvegarde de la création». Une réflexion qui l'amène à cerner des «prérequis de la sauvegarde de la création» dont la mise en œuvre permettra de gérer «l'incontournable paradoxe de la nécessité absolue de "consommer" dans le processus du développement et celui de la nécessité tout autant impérieuse de "protéger" la vie. Toute la vie humaine, mieux, la vie tout court se tient et se soutient grâce à la gestion de ce paradoxe.»</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>climat</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EECo</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>congo brazzaville</dc:subject>
    
    <dc:date>2019-06-15T07:17:37Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/expliquer-les-codes-entre-cultures">
    <title>«Expliquer les codes entre cultures»</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/expliquer-les-codes-entre-cultures</link>
    <description>
        Le pasteur Espoir Adadzi, envoyé de la Cevaa à Genève pour deux ans, a eu l'occasion de détailler les particularités de son ministère au cours d'une rencontre organisée en janvier 2019 à Lausanne. Présent au sein de l'EPG pour nouer des liens avec des communautés chrétiennes genevoises issues de la migration, il travaille notamment à un guide pour célébrer ensemble.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/expliquer-les-codes-entre-cultures/image_thumb">
        <dc:title>«Expliquer les codes entre cultures»</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/expliquer-les-codes-entre-cultures/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/19022019-espoir-adadzi-video-bandeau.jpg/image_large" alt="" style="width: 100%;" title="19022019 espoir adadzi video bandeau" /></p>

<p style="text-align: center;"><em>La rencontre Brico Church avec Espoir Adadzi (à droite) © Labo Khi</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Voilà plus d'un an que le pasteur Espoir Adadzi est arrivé en Suisse. Envoyé de la Cevaa et venu du Togo, présent pour deux ans pour exercer&nbsp;un ministère qui vise, comme il le dit lui-même, à «tisser des liens» ou «construire des ponts», il était l'invité le 17 janvier 2019 du&nbsp;«Labo Khi» pour un rendez-vous «Brico-church»&nbsp;- une rencontre dont vous pouvez trouver le résumé en vidéo ci-dessous.</p>

<p>Créé en Suisse durant&nbsp;l'été 2017, le projet&nbsp;«Brico-church» se présente comme&nbsp;un&nbsp;«atelier d'artisanat ecclésial»&nbsp;dont le but est&nbsp;«d'installer la créativité au sein de projets portés par des laïcs ou des ministres». C'est l'un des nombreux programmes portés par le&nbsp;«Labo Khi»,&nbsp;né de la volonté de l'Église évangélique réformée du Canton de Vaud (membre de la Cevaa) d'engager un travail autour des défis liés à son avenir.&nbsp;Composé d'un noyau restreint de personnes, le&nbsp;«Labo Khi»&nbsp;travaille avec divers partenaires pour offrir aux paroisses, aux régions et aux autres lieux d'Église des outils, des ressources, des accompagnements qui visent à développer la présence de l'Évangile dans la société.&nbsp;Les deux dimensions principales de l'action du&nbsp;«Labo Khi»&nbsp;étant la recherche de nouvelles formes d'Églises et le développement d'outils permettant leur essor.</p>

<h2>Des codes à décrypter</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<ul>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-occidentale-centrafrique/eept-eglise-evangelique-presbyterienne-du-togo" target="_blank">Fiche d'Église : l'EEPT</a></li>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/europe/epg-eglise-protestante-de-geneve" target="_blank">Fiche d'Église : l'EPG</a></li>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/actualites/espoir-adadzi-apporter-du-dynamisme-au-temoignage-des-eglises-de-suisse" target="_blank">Espoir Adadzi : apporter mon dynamisme au témoignage des Églises de Suisse</a></li>
				<li><a href="https://labokhi.ch/a-propos/" target="_blank">Petite histoire du Labo Khi</a></li>
				<li><a href="https://labokhi.ch/brico-church/migration/" target="_blank">Présentation de la rencontre Brico Church avec Espoir Adadzi</a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Or le ministère d'Espoir Adadzi entre précisément dans cette dynamique. Pasteur de l'EEPT (Église Évangélique Presbytérienne du Togo), il a été envoyé en décembre 2017 par son Église auprès de l'EPG (Église Protestante de Genève) pour stimuler les&nbsp;relations avec différentes communautés chrétiennes locales, son temps étant réparti comme suit :</p>

<ul>
	<li>80% du temps de son ministère au sein de l'EPG pour créer et mettre en œuvre des actions et rencontres pouvant permettre de construire des liens avec les communautés chrétiennes genevoises dont celles «issues de la migration» ;</li>
	<li>20% du temps de son ministère à partager l'expérience de l'EPG au niveau de la Conférence des Églises Romandes (CER) sous la direction de DM-échange et mission, le département missionnaire des Églises de Suisse romande.</li>
</ul>

<p>Cet envoi a eu lieu dans le cadre du programme de partenariat et d'échange entre les Églises de la Cevaa dont font partie à la fois l'EEPT et l'EPG. Et actuellement, Espoir Adadzi&nbsp;travaille notamment à la création d’un guide pour célébrer ensemble. Il a pu constater par exemple l'importance des codes, et notamment des codes culturels, dans les relations entre Églises : des codes qui doivent être décryptés sous peine de produire des malentendus.&nbsp;«Je suis en train de retranscrire dans ce manuel quelques codes du nord, explique-t-il. J'ai introduit ce document par un code purement culturel : nous avons éduqué nos enfants en Afrique à ne pas regarder un aîné dans les yeux (...) C'est le signe du respect que nous avons à l'égard de nos parents. Mais ici en Europe, si tu ne regardes pas droit dans les yeux de la personne, c'est comme si tu cachais quelque chose...»</p>

<p>Mais au-delà de ces aspects purement cuturels, les différences concernent aussi les formes d'expression de la foi, la manière dont elle est vécue par chacun au niveau individuel et dans le cadre de l'Église : Espoir Adadzi a ainsi cité&nbsp;«la question de la vie spirituelle et des esprits» ;&nbsp;«la conception de la maladie : souvent, une maladie est vue en Afrique comme ayant une cause mystique ou spirituelle», ce qui est bien plus rarement le cas dans une culture européenne... Les comportements lors d'un culte diffèrent aussi : dans une Église issue de la migration, «parfois on prie à haute voix, on hausse le ton» ; alors que dans la culture européenne, lors d'une célébration,&nbsp;«c'est l'intériorité qui est mise en avant». Pour toutes ces raisons, a souligné Espoir Adadzi,&nbsp;«l'expérience de célébrer ensemble peut échouer». Pour qu'il y ait célébration commune,&nbsp;«il faut expliquer ces codes aux deux cultures». Avec cette idée et cette ambition :&nbsp;«il faut qu'on se comprenne, quand on est appelés à vivre ensemble».</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><em>Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette rencontre&nbsp;«Brico-church» :</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="position:relative;padding-top:56.25%;"><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" src="https://player.vimeo.com/video/316109944" style="position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;"></iframe></div>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>suisse</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>Togo</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EERV</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>envoyés</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EPG</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EEPT</dc:subject>
    
    <dc:date>2019-02-19T16:56:42Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/temoigner-ensemble-a-lheure-de-la-mondialisation">
    <title>Témoigner ensemble à l'heure de la mondialisation</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/temoigner-ensemble-a-lheure-de-la-mondialisation</link>
    <description>
        La vie des Églises, et les relations entre communautés, sont traversées par toutes les tensions du monde contemporain. Comment éviter les incompréhensions, quel témoignage commun inventer ensemble au-delà des différences culturelles ? Ces questions étaient au cœur du forum organisé les 23 et 24 novembre par la revue Perspectives Missionnaires à Paris, en partenariat avec la Cevaa, le Défap, la Fédération Protestante de France et DM-échange et mission.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/temoigner-ensemble-a-lheure-de-la-mondialisation/image_thumb">
        <dc:title>Témoigner ensemble à l'heure de la mondialisation</dc:title>
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    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<div style="position:relative;padding-top:56.25%;"><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" src="https://www.youtube.com/embed/2cYWjXpFeAY" style="position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;"></iframe></div>

<address>Ce film de Sonia Mussier (deuxième partie au bas de cet article) a été projeté le 23 novembre par Jean-Luc Mouton au premier jour du forum de la revue Perspectives Missionnaires sur le thème "Églises et replis identitaires : pourquoi sortir de l'entre-soi ?" Réalisation : <a href="https://campusprotestant.com/" target="_blank">Campus Protestant</a>.</address>

<p><br />
Ils sont quatre à la même table en ce début d'après-midi du 23 novembre 2018, représentant autant d'expériences d'un «témoignage ensemble». Georges Michel, secrétaire général de la Fédération protestante de France, évoque le projet Mosaïc, soutenu par la Cevaa ; Gabriel Amisi, pasteur de l'Église protestante de Genève, membre de la Cevaa, vient parler de son action au sein du projet «Témoigner ensemble à Genève» ; Anne Zell, de l'Église vaudoise d'Italie, également membre de la Cevaa, explique le <strong><a href="https://www.cevaa.org/projet-linfa-au-service-d2019une-societe-multiculturelle" target="_blank">programme LINFA</a></strong> (<em>Laboratory Intercultural Formazione Accoglienza</em>, en français : Laboratoire Interculturel de Formation et d’Accueil), créé pour prendre en compte la présence en Italie des nombreux immigrés évangéliques ou protestants. Pour sa part, Martin Burkhard, pasteur de Fribourg et membre du conseil de la Cevaa, évoque les fondements et la vie de la Communauté d'Églises en Mission : la mission de partout vers partout, qui&nbsp;«dépasse le traditionnel clivage entre hémisphère Nord et hémisphère Sud» ; la Parole à tous, qui «justifie l'importance accordée à la formation ou à l'animation théologique» ; et une qualité unique de représentation, puisqu'au sein de la Communauté, «chaque Église, qu'elle soit grande ou petite, riche ou moins riche, est représentée&nbsp;de la même manière et pèse autant sur les processus de décision lors de l'Assemblée Générale...»<br />
<br />
Ces quatre intervenants sont réunis, en présence de Nathalie Leenhardt, rédactrice en chef de <strong><a href="https://www.reforme.net/" target="_blank"><em>Réforme</em></a></strong>, chargée d'animer les débats,&nbsp;pour la première des tables rondes d'un forum qui se tient dans un des salons de la Maison du Protestantisme, rue de Clichy, à Paris, sur le thème : «Églises et replis identitaires : pourquoi sortir de l'entre-soi ?». Organisé sur deux jours par la revue <strong><a href="https://www.afom.org/pm/" target="_blank"><em>Perspectives Missionnaires</em></a></strong>, il réunit plusieurs partenaires : la <strong><a href="http://protestants.org" target="_blank">Fédération Protestante de France</a></strong> (qui accueille la réunion), la Cevaa, le <strong><a href="http://www.defap.fr/" target="_blank">Défap&nbsp;</a></strong>et <strong><a href="https://www.dmr.ch/" target="_blank">DM-échange et mission</a></strong>. Comme illustration de la diversité actuelle du protestantisme, en particulier dans de grandes métropoles comme l'agglomération parisienne, un film sur les nouvelles Églises d'Île-de-France a été projeté peu avant cette table ronde par Jean-Luc Mouton,&nbsp;pasteur et journaliste (<em>voir ci-dessus</em>). Dans le public, des personnalités du milieu catholique ou du milieu protestant (de tendance luthéro-réformée ou évangélique) ; des spécialistes des questions religieuses ; des sociologues ; des journalistes ; une délégation venue du Défap, co-organisateur de l'événement, et une autre venue de Suisse pour représenter DM-échange et mission ; on reconnaît même un uniforme de l'Armée du Salut...&nbsp;</p>

<h2>La religion comme «ancrage dans un monde de mobilités».</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<address>
			<ul>
				<li><a href="http://www.defap.fr/actualites/archives/perspectives-missionnaires/" target="_blank">Présentation de la revue Perspectives Missionnaires</a></li>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/actualites/eglises-et-replis-identitaires-un-forum-fin-novembre-en-partenariat-avec-la-cevaa" target="_blank">Églises et replis identitaires : un forum en partenariat avec la Cevaa</a></li>
				<li><a href="https://www.cevaa.org/actualites/eglises-et-replis-identitaires-demandez-le-programme-du-forum" target="_blank">Églises et replis identitaires : demandez le programme du forum !</a></li>
			</ul>
			</address>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>En ouverture de cette première journée, <strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=FM7Vi3lFP3s" target="_blank">Marc-Frédéric Muller</a></strong>, directeur de la revue <em>Perspectives missionnaires</em>, unique revue protestante de missiologie dans l'aire francophone, avait tenu à poser le contexte et les enjeux d'un tel forum : «Nous vivons dans un monde pluriculturel, et les Églises en sont parties prenantes. C'est une réalité qui a toujours été là, mais elle a pris dernièrement plus d'ampleur. Comment fait-on société dans un monde de plus en plus pluriculturel ? Comment fait-on société à l'époque d'un individualisme croissant ? (...) La mondialisation a bien changé le visage de pays comme la France, la Suisse... Mais ce n'est ni un drame, ni un échec. Est-ce la vocation des Églises de montrer les opportunités, les promesses de ces changements ? Ont-elles une expertise, un savoir-être ?» <strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=OjGg1qQHAEc" target="_blank">François Clavairoly</a></strong>, président de la Fédération protestante de France, avait pour sa part relaté une rencontre avec des journalistes : «Quand je suis arrivé à la FPF, on m'a demandé : comment définissez-vous les protestants ? J'avais répondu : le protestantisme est multicolore. Aujourd'hui, j'ajouterais : il l'est à la fois aux plans culturel, confessionnel, spirituel, liturgique, et aussi bien évidemment au plan humain».</p>

<p>Mais tout ceci ne va pas sans tensions, ni sans risques. Ce qu'a rappelé le premier intervenant de la journée, <strong><a href="https://www.gsrl-cnrs.fr/willaime-jean-paul/" target="_blank">Jean-Paul Willaime</a></strong>, directeur d'études à l'<strong><a href="https://www.ephe.fr/" target="_blank">École pratique des hautes études</a></strong>, en apportant sur ce phénomène le regard du sociologue : parmi les tendances récentes liées à la mondialisation, il note au niveau international «une remontée ethnicisante du religieux, une remontée du lien que l'on fait entre religion et territoire», rappelant fortement le triptyque «une foi, une loi, un roi que les protestants ont bien connu à l'époque de la révocation de l'Édit de Nantes». Or «l'entre-soi socio-religieux est fortement mortifère», alors que «nous vivons de plus en plus dans un monde interdépendant, un monde de mobilités multiples». Dès lors, «comment vivre ensemble dans des sociétés nationales qui se trouvent dans un monde cosmopolite ? Le nouveau clivage mondial opposerait-il les <em>somewhere</em>, enracinés dans un lieu, et les <em>anywhere</em>, les personnes déracinées et de nulle part ?»</p>

<p>Un phénomène qui, en Europe, est encore compliqué par des sociétés fortement sécularisées, où les Églises sont en perte d'influence, avec l'apparition de ceux que des sociologues ont baptisés les «<em>non-vertis</em> : des personnes qui ont été socialisées dans une religion, et qui la quittent (par opposition au terme de <em>convertis</em>). Ainsi en France, seuls&nbsp; 26% des jeunes adultes se déclarent chrétiens ; au Royaume-Uni, ils sont 21%». Mais parallèlement à «cet affaiblissement de l'appartenance institutionnelle, à cette baisse d'influence de la régulation institutionnelle, sociale par la religion, on note une explosion de la religiosité». Conséquence paradoxale : se dire chrétien aujourd'hui en Europe, c'est une posture qui se fait plus rare... mais qui est plus assumée. «L'engagement religieux devient un phénomène minoritaire, une sous-culture. Pour les personnes qui choisissent d'être engagées, cela se traduit par un engagement conscient de plus en plus professant». Une tendance que Jean-Paul Willaime décrit comme une forme «d'évangélicalisation sociologique du christianisme»... et partiellement détachée des institutions, puisqu'il note parallèlement «une certaine transconfessionnalisation du christianisme : des hybridations réciproques, l'émergence d'un christianisme transconfessionnel, qui cherche à dépasser le christianisme institutionnel à travers un christianisme plus personnel». Au final, dans un contexte international marqué par la spectaculaire perte de poids et d'influence de l'Europe, un contexte dans lequel, aujourd'hui, «le christianisme est plus une religion africaine, asiatique, américaine qu'européenne, alors qu'en 1910, lors de la Conférence d'Édimbourg, la majorité des chrétiens du monde vivaient en Europe», la religion peut apparaître comme «un ancrage dans un monde de mobilités».</p>

<h2>«Dieu surplombant nos différences»</h2>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img alt="" src="resolveuid/350fb7424ae74882a70a644470d4832f/image_preview" style="width: 400px; height: 300px;" /><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/23112018-forum-pm-zorn-fer.jpg/image_newsletter740" alt="" style="width: 400px; height: 300px;" title="23112018 forum pm zorn fer" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Deux intervenants lors du forum : Jean-François Zorn (à gauche) et Yannick Fer (à droite) © Cevaa</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Après ce panorama global, <strong><a href="https://www.cmh.ens.fr/Fer-Yannick" target="_blank">Yannick Fer</a></strong>, également sociologue, chargé de recherche au CNRS et qui a publié en 2017 un ouvrage sur <strong><a href="https://www.laboretfides.com/fr_fr/index.php/societe/sociologie/le-protestantisme-a-paris.html" target="_blank"><em>Le protestantisme à Paris. Diversité et recompositions contemporaines</em></a></strong>, resserre les débats sur l'Île-de-France. Un lieu où se concentrent et s'expriment ces diverses influences perceptibles au niveau international, avec au centre Paris, «ville globale. Une ville marquée par quatre phénomènes : concentration (près d'un Français sur cinq vit en Île-de-France, une proportion que l'on retrouve chez les protestants) ; hiérarchisation ; ségrégation (et notamment spatiale, avec une éviction des populations modestes du centre et de l'Ouest de la région) ; migrations.» Le protestantisme francilien n'échappe pas à ces diverses tendances : il intègre ainsi une bonne partie de la diversité des nouveaux arrivants en Île-de-France, issus de 192 pays différents. Et la ségrégation spatiale traverse aussi les milieux protestants, avec des Églises implantées de longue date dans Paris intra-muros, qui parfois font leurs cultes et leurs réunions dans des bâtiments historiques, alors que des Églises nées récemment, souvent de tendance évangélique et pentecôtiste, et que l'on retrouve plutôt en banlieue Est, peinent à trouver des locaux... Des différences qui recouvrent aussi, bien souvent, des approches théologiques et des manières de vivre l'Église très différentes.</p>

<p>La vie des Églises, et les relations entre communautés, sont donc traversées par toutes les tensions du monde contemporain, qui se concentrent en particulier dans les grandes métropoles comme l'agglomération parisienne. Comme le rappellera dans l'après-midi un autre sociologue, <strong><a href="https://www.babelio.com/auteur/Frederic-de-Coninck/247563" target="_blank">Frédéric de Coninck</a></strong>,&nbsp;professeur à l'<strong><a href="http://www.enpc.fr/" target="_blank">École Nationale des Ponts et Chaussées</a></strong> et chercheur au <strong><a href="http://www.lvmt.fr/" target="_blank">Laboratoire Ville, Mobilité, Transport</a></strong> à Marne-la-Vallée, «on est aujourd'hui colonisé par toutes sortes de références culturelles», qui font écran au moment de la rencontre. Dans ce difficile dialogue au sein d'Églises de plus en plus multiculturelles et entre Églises de plus en plus diverses, il appelle à «saisir les rapports de force sous-jacents si on veut que l'interculturel soit autre chose qu'un vœu pieux» ; à «construire des lieux de dialogue sur la base d'une égalité des paroles» ; à ne pas oublier la référence centrale à «Dieu surplombant nos différences», sachant que «nous sommes tous au bénéfice du sacrifice de Christ». Ce à quoi <strong><a href="http://www.editions-empreinte.com/5049_girondin-jean-claude" target="_blank">Jean-Claude Girondin</a></strong> répondra un peu plus tard comme en écho : «Nous sommes invités à dépasser la méfiance, la peur, l'indifférence». Lui aussi sociologue, mais également <strong><a href="http://www.eglise-mennonite77.org/v2/index.php" target="_blank">pasteur d'une Église mennonite de région parisienne</a></strong>, directeur du Département action et formation d'<strong><a href="https://www.agapefrance.org/" target="_blank">Agapé France</a></strong>, et chargé de cours à la <strong><a href="http://flte.fr/" target="_blank">Faculté libre de théologie évangélique</a></strong> de Vaux-sur-Seine, il souligne : «l'interculturalisme peut être un projet pastoral dans une Église où l'on constate la dimension multiculturelle.» Un projet qui ne peut toutefois avancer que de manière tâtonnante, prudente, entre de multiples écueils : si «l'interculturalité est un voyage (...) souvent, on ne voit pas le chemin».</p>

<p style="text-align: right;"><em>Franck Lefebvre-Billiez</em></p>

<address>Retrouvez ci-dessous la deuxième partie du reportage de Sonia Mussier : «Nouvelles églises protestantes : le défi de l'intégration». Réalisation : <a href="https://campusprotestant.com/" target="_blank">Campus Protestant</a>.</address>

<div style="position:relative;padding-top:56.25%;"><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" src="https://www.youtube.com/embed/S5WffjS_Iq8" style="position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;"></iframe></div>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>Défap</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>DM-échange et mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>vie des églises</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-12-20T11:30:43Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/rendez-ma-joie-parfaite">
    <title>« Rendez ma joie parfaite »</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/rendez-ma-joie-parfaite</link>
    <description>
        En ce temps précédant Noël, nous sommes tous unis par une même attente. Une attente qui porte déjà en elle la joie du Sauveur qui nous est donné. Il nous est donné à tous, individuellement – mais aussi en tous en tant que famille, en tant que communauté. C'est un don qui appelle au partage. Un partage qu'il nous reviendra ensuite de vivre au quotidien, tout au long de l'année. La joie de ce don, sachons la faire vivre. Par-delà les barrières des cultures ou des langues, en dépit des forces qui désunissent et séparent.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/rendez-ma-joie-parfaite/image_thumb">
        <dc:title>« Rendez ma joie parfaite »</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/rendez-ma-joie-parfaite/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/decembre-201-soleil-albert-hubert-bandeau.jpg/image_large" alt="" style="width: 100%;" title="decembre 201 soleil albert hubert bandeau" /></p>

<p style="text-align: center;"><em>Soleil sur la mer en Crète. © Albert Huber</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><em>«&nbsp;Si donc il est quelque encouragement dans le Christ, s'il est quelque consolation de charité, s'il est quelque communauté d'esprit, s'il est quelque tendresse et quelque compassion, rendez ma joie parfaite: ayez une même pensée, un même amour, une même âme, un même sentiment.&nbsp;»</em></p>

<p style="text-align: right;"><em>(Epître de Paul aux Philippiens, 2:1-2)</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Quel plus beau moment pour célébrer l'union que l'approche de Noël&nbsp;?</p>

<p>En ce temps où s'achève l'Avent, temps d'attente et d'espérance, une même pensée nous anime tous par-delà les mers et les frontières&nbsp;: un Sauveur nous a été promis. Il va venir à notre rencontre, bousculer notre quotidien, transformer nos regards, faire tomber les murs et lancer des ponts par-dessus les abîmes. Le salut est pour tous, en tout point de la terre, il est gratuit&nbsp;; il est donné maintenant.</p>

<h2>Un pont, un lieu de rencontre</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="242" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="376">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/13-09-14-porte-crete2.jpg/image_large" alt="" style="width: 126px; height: 768px;" title="13 09 14 porte Crète2" /></p>

			<address>Il suffit de pousser la porte... © Albert Huber</address>
			</td>
			<td>
			<p><a href="http://www.defap.fr/mp3/notre-pere-allemand-allemagne.mp3/at_download/file"><strong><span style="font-size: 1.1em; line-height: 1.5em;">Notre-Père en allemand</span></strong></a></p>

			<p></p>

			<p><a href="http://www.defap.fr/mp3/notre-pere-anglais-lesotho.mp3/at_download/file"><strong><span style="font-size: 1.1em; line-height: 1.5em;">Notre-Père en anglais (Lesotho)</span></strong></a></p>

			<p></p>

			<p><a href="http://www.defap.fr/mp3/notre-pere-douala-cameroun.mp3/at_download/file"><strong><span style="font-size: 1.1em; line-height: 1.5em;">Notre-Père en douala (Cameroun)</span></strong></a></p>

			<p></p>

			<p><a href="http://www.defap.fr/mp3/notre-pere-ewe-togo.mp3/at_download/file"><strong><span style="font-size: 1.1em; line-height: 1.5em;">Notre-Père en ewe (Togo)</span></strong></a></p>

			<p></p>

			<p><a href="http://www.defap.fr/mp3/notre-pere-fang-gabon.mp3/at_download/file"><strong><span style="font-size: 1.1em; line-height: 1.5em;">Notre-Père en langue fang (Gabon)</span></strong></a></p>

			<p></p>

			<p><a href="http://www.defap.fr/mp3/notre-pere-goungbe-benin.mp3/at_download/file"><strong><span style="font-size: 1.1em; line-height: 1.5em;">Notre-Père en goungbe (Bénin)</span></strong></a></p>

			<p></p>

			<p><a href="http://www.defap.fr/mp3/notre-pere-italien-italie.mp3/at_download/file"><strong><span style="font-size: 1.1em; line-height: 1.5em;">Notre-Père en italien</span></strong></a></p>

			<p></p>

			<p><a href="http://www.defap.fr/mp3/notre-pere-sesotho-lesotho.mp3/at_download/file"><strong><span style="font-size: 1.1em; line-height: 1.5em;">Notre-Père en langue sesotho (Lesotho)</span></strong></a></p>

			<p></p>

			<p><a href="http://www.defap.fr/mp3/notre-pere-portugais.mp3/at_download/file"><strong><span style="font-size: 1.1em; line-height: 1.5em;">Notre-Père en portugais</span></strong></a></p>

			<p></p>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>La Cevaa, Communauté d'Églises en mission, rassemble à travers le monde 35 Églises protestantes et 17 millions de chrétiens.</p>

<p>Elle n'est ni un État dans l'État, ni une ONG, elle ne prêche pas ses intérêts propres ni ne tente de faire primer ses propres objectifs&nbsp;: elle se veut un pont par-dessus les frontières et un lieu de rencontre dans un monde où les murs grandissent chaque jour un peu plus.</p>

<p>C'est pour vivre ensemble cette vie de famille au sein de l'Église, la communauté des chrétiens réunis par une même foi et une même espérance, qu'elle s'efforce d'apporter un soutien spirituel, mais aussi matériel, aux paroissiens de l'Église protestante Christ-Roi de Centrafrique placés au milieu des violences d'une guerre civile larvée (lire : <a href="https://www.cevaa.org/actualites/centrafrique-une-nouvelle-equipe-dirigeante-pour-lepcrc" target="_blank"><strong>Centrafrique : une nouvelle équipe dirigeante pour l'EPCRC</strong></a>, ainsi que les <a href="https://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-occidentale-centrafrique/epcrc-eglise-protestante-christ-roi-de-centrafrique" target="_blank"><strong>dernières nouvelles au sujet de l'Église protestante Christ-Roi de Centrafrique</strong></a>, membre de la Cevaa).</p>

<p>C'est pour vivre ensemble cette vie de famille qu'elle plaide pour une meilleure reconnaissance de la place des femmes au sein de leur Église (lire : les <a href="http://www.cevaa.org/actualites-2/colloques-seminaires" target="_blank"><strong>dernières nouvelles des séminaires AEBA</strong></a>), pour une meilleure reconnaissance du rôle de la jeunesse (lire : les <a href="https://www.cevaa.org/jeunesse/jeunesse" target="_blank"><strong>dernières nouvelles Jeunesse</strong></a>) : «&nbsp;Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ&nbsp;» (Galates 3:28). Elle soutient les efforts de médiation des Églises contre les forces qui désunissent et séparent, qu'elles proviennent des tensions politiques (lire :<a href="https://www.cevaa.org/actualites/togo-les-eglises-evangelique-et-methodiste-demandent-le-report-des-legislatives" target="_blank"><strong>Togo : les Églises Évangélique et Méthodiste demandent le report des législatives</strong></a>) ou des incompréhensions nées d'une mondialisation qui fragilise toutes les structures sociales (lire : <a href="https://www.cevaa.org/actualites/temoigner-ensemble-a-lheure-de-la-mondialisation" target="_blank"><strong>Témoigner ensemble à l'heure de la mondialisation</strong></a>).</p>

<p>Dans leurs pays, dans leurs communautés, les membres des Églises de la Cevaa ont une même foi en partage qui les pousse à agir. Pour l'illustrer, nous avons choisi une prière, le «&nbsp;Notre Père&nbsp;», que vous pouvez entendre ici dans quelques-unes des langues pratiquées au sein des 35 Églises de la Cevaa&nbsp;:</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-12-22T09:52:02Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/maurice-leenhardt-la-rencontre-dun-homme-et-dun-peuple">
    <title>Maurice Leenhardt, la rencontre d'un homme et d'un peuple</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/maurice-leenhardt-la-rencontre-dun-homme-et-dun-peuple</link>
    <description>
        Dans cet ouvrage, Frédéric Rognon dresse l'émouvant portrait d'un missionnaire protestant devenu ethnologue à la suite de son séjour en Nouvelle-Calédonie. À l'approche du référendum d'autodétermination de novembre 2018, l'héritage de Maurice Leenhardt pourrait nourrir le débat pour aider à construire un «Destin commun» sur cette terre du Pacifique. Présentation par Jean Domon, qui fut longtemps producteur de l’émission Présence Protestante sur France 2.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/maurice-leenhardt-la-rencontre-dun-homme-et-dun-peuple/image_thumb">
        <dc:title>Maurice Leenhardt, la rencontre d'un homme et d'un peuple</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/maurice-leenhardt-la-rencontre-dun-homme-et-dun-peuple/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 250px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/06102018-couv-leenhardt.jpg/image_preview" alt="" style="width: 273px; height: 400px;" title="06102018 couv leenhardt" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>«Maurice Leenhardt. Pour un "destin commun" en Nouvelle Calédonie» - Éditions Olivétan,&nbsp;16 euros</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>«<em>Maurice Leenhardt. Pour un Destin commun en Nouvelle-Calédonie</em>». Ce livre de Frédéric Rognon,&nbsp;professeur de philosophie des religions à la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg,&nbsp;vient de paraître quelques mois avant le vote historique d'un référendum pour l'autodétermination qui sera soumis à l'ensemble des habitants des iles calédoniennes.</p>

<p>Si le chapitre 4 aide le lecteur à découvrir les obstacles que produit la grande diversité de la population multiethnique, l'essentiel de ce livre est avant tout un hommage de l'auteur au pasteur Maurice Leenhardt qui en 1902 décida de devenir missionnaire et fit connaître l'Évangile et le protestantisme à un peuple mélanésien alors ravagé par l'alcoolisme et menacé de disparition.</p>

<p>Il redonna à ces indigènes leur dignité en observant leurs coutumes, leur culture et en apprenant leur langue. En recomposant ces richesses ignorées de l'Occident, autour de la lecture de la Bible. Sa connaissance de la société canaque le conduira à une véritable carrière d'ethnologue, respecté par les uns – les chrétiens – et haï par d'autres – les positivistes.</p>

<p>Maurice Leenhardt tient toute sa place dans le débat économique, politique et religieux d'aujourd'hui «pour un destin commun». C'est dire l'importance de ce livre pour ceux qui se préoccupent du sort de cette ultime colonie de la France.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: right;"><em>par Jean Domon, pasteur retraité de l'ERF<br />
(Église Réformée de France,&nbsp;aujourd'hui une composante de l'EPUdF,<br />
l'Église protestante unie de France)<br />
et producteur de l'émission Présence Protestante sur France 2 dans les années 80.</em></p>

<table cellpadding="1" cellspacing="1">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/nouvelle-caledonie-leenhardt-laffay.jpg/image_large" alt="" style="width: 100%;" title="nouvelle caledonie leenhardt laffay" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Missionnaires en terre de mission : groupe de "natas" avec, au dernier rang, Maurice Leenhardt et Paul Laffay © Bibliothèque du Défap </em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EPKNC</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>nouvelle-calédonie</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-10-08T15:33:36Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/maintenir-la-flamme-les-eglises-dafrique-face-aux-grands-defis-actuels">
    <title>Maintenir la flamme : les Églises d'Afrique face aux grands défis actuels</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/maintenir-la-flamme-les-eglises-dafrique-face-aux-grands-defis-actuels</link>
    <description>
        Les Églises chrétiennes en Afrique sont interpellées par les évolutions du monde actuel qui transforment profondément les valeurs et les structures sociales. Plutôt que de devoir les subir dans un avenir proche, elles font le choix courageux de les anticiper et d'y réfléchir sur le plan théologique. Cet ouvrage collectif, réalisé sous la direction de Simon Kossi DOSSOU, Samuel Désiré JOHNSON et Célestin Gb. KIKI, a été publié à la suite d'un colloque scientifique tenu à la faculté de théologie de Yaoundé (Cameroun) en décembre 2016. Il est disponible aux Éditions Olivétan.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/maintenir-la-flamme-les-eglises-dafrique-face-aux-grands-defis-actuels/image_thumb">
        <dc:title>Maintenir la flamme : les Églises d'Afrique face aux grands défis actuels</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/maintenir-la-flamme-les-eglises-dafrique-face-aux-grands-defis-actuels/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 57%;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/06072018-livre-maintenir-flamme1.jpg/image_preview" alt="" style="width: 100%;" title="06072018 livre maintenir flamme1" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>L'ouvrage paru le 3 juillet 2018 aux Éditions Olivétan © Éditions Olivétan</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>&nbsp;</p>

<p>L’Afrique est en pleine mutation. Elle est le continent dont la population connaît le plus fort taux de croissance, ce qui laisse augurer des perspectives de développement économique considérables. Mais à quel prix&nbsp;? Faut-il tout accepter de la mondialisation, du libéralisme économique, de l’individualisme grandissant, de la permissivité en matière éthique&nbsp;? Comment le recours au religieux va-t-il se transformer dans un tel contexte&nbsp;?</p>

<p>Les Églises chrétiennes en Afrique sont interpellées par ces évolutions. Plutôt que les subir dans un avenir proche, elles font le choix courageux de les anticiper et d’y réfléchir sur le plan théologique.</p>

<p>Tel était l’enjeu d’un colloque scientifique tenu à la faculté de théologie de Yaoundé (Cameroun) du 13 au 15 décembre 2016. Parmi les défis abordés&nbsp;: l’instabilité politique, la montée du radicalisme religieux et l’apparition de nouvelles formes de croyance, les changements climatiques et la sécurité alimentaire, les tragédies liées aux migrations ou aux maladies infectieuses, les mutations dans le domaine conjugal et familial, en lien avec les évolutions socio-politiques.</p>

<p>Quinze théologiens de renom ont uni leurs talents pour ouvrir la réflexion sur ce que sera le message chrétien dans l’Afrique de demain.</p>

<p>Un ouvrage collectif publié sous la direction de&nbsp;Simon Kossi DOSSOU,&nbsp;Samuel Désiré JOHNSON et&nbsp;Célestin Gb. KIKI, disponible depuis le 3 juillet 2018 aux Éditions Olivétan.</p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="100%">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<address>Liste des contributeurs de cet ouvrage :</address>

			<address>
			<table cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:100%;">
				<tbody>
					<tr>
						<td>
						<p>Franck AGBI-AWUME<br />
						Timothée BOUBA MBIMA<br />
						Simon Kossi DOSSOU<br />
						Louis Ebong EPIEMEMBONG<br />
						Samuel FROUISOU<br />
						Fifamè Fidèle HOUSSOU GANDONOU<br />
						Samuel Désiré JOHNSON<br />
						Célestin Gb. KIKI</p>
						</td>
						<td>
						<p>Laurent LOUBASSOU<br />
						Emmanuel MBOULE KONG<br />
						Madeleine MBOUTE<br />
						Viateur NDIKUMANA<br />
						Jean Patrick NKOLO FANGA<br />
						Pierre NSECKE<br />
						Laurent Omonto OGOUBY<br />
						Florence TAUBMANN</p>
						</td>
					</tr>
				</tbody>
			</table>
			</address>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-07-28T10:42:12Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/les-eglises-comme-agents-de-justice-et-contre-le-populisme">
    <title>Les Églises comme agents de justice et contre le populisme</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/les-eglises-comme-agents-de-justice-et-contre-le-populisme</link>
    <description>
        Face aux stratégies d'exclusion mises en place dans de nombreuses sociétés par des mouvements populistes et nationalistes de plus en plus influents, la Fédération luthérienne mondiale, l'Académie Protestante de Berlin, Brot für die Welt et l'Église de Suède ont organisé début mai 2018 une conférence réunissant des théologiens, des dirigeants d'églises et des politologues de différentes parties du monde pour promouvoir des initiatives d'inclusion, de justice et de pluralisme religieux.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/les-eglises-comme-agents-de-justice-et-contre-le-populisme/image_thumb">
        <dc:title>Les Églises comme agents de justice et contre le populisme</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/les-eglises-comme-agents-de-justice-et-contre-le-populisme/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 250px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/amb-photography-abendforum-6714.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 194px;" title="amb.photography abendforum 6714" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Les participants à la conférence © Anna-Maria Baur, LWF</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Du 2 au 4 mai 2018, plus de 65 participants venus de 25 pays du monde entier se sont réunis à la Dietrich-Bonhoeffer-Haus à Berlin à l'occasion d'une conférence dont le thème était : «Les Églises comme agents de justice et contre le populisme. Théologie publique dans le dialogue intercontextuel global». Les organisateurs de l'événement étaient l'Académie Protestante de Berlin (Evangelische Akademie zu Berlin), la Fédération luthérienne mondiale, Brot für die Welt et l'Église de Suède.</p>

<p>Cette conférence s'appuyait sur un constat : au cours des dernières années, les mouvements populistes nationalistes sont devenus très influents, soutenant des stratégies d'exclusion qui fragmentent les sociétés et marginalisent certains groupes sociaux. Comment les Églises peuvent-elles répondre à ce défi ?</p>

<h2>Une crise dans les démocraties du monde entier</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<ul>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/europe/epg-eglise-protestante-de-geneve" target="_blank">"Churches as Agents for Justice and Against Populism. Public Theology in Global Intercontextual Dialogue" : compte-rendu de la conférence en anglais (pdf)</a></li>
				<li><a href="https://www.lutheranworld.org/" target="_blank">Le site de la Fédération luthérienne mondiale</a></li>
				<li><a href="https://www.brot-fuer-die-welt.de/" target="_blank">Le site de Brot für die Welt</a></li>
				<li><a href="https://www.svenskakyrkan.se/" target="_blank">Le site de l'Église de Suède</a></li>
				<li><a href="https://www.eaberlin.de/" target="_blank">Le site de l'Académie Protestante de Berlin</a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>La conférence avait plusieurs objectifs : examiner la mécanique des mouvements populistes d'exclusion, clarifier les arguments théologiques s'opposant aux politiques de division, et encourager ainsi les processus participatifs qui renforcent l'action des individus dans l'Église et la société. Dès les discours d'ouverture ont ainsi été soulignées certaines tendances récentes qui suggèrent une crise dans les démocraties du monde entier, marquée par des restrictions à la participation significative de tous aux processus politiques et aux débats sur les principaux sujets d'intérêt public. L'espace opérationnel pour les acteurs de la société civile se réduit, y compris en ce qui concerne les Églises et les acteurs religieux, car ils rencontrent des difficultés pour contribuer à un discours social et politique critique.&nbsp;Beaucoup des échanges au cours de la conférence ont révélé la difficulté d'agir dans des espaces marqués par les injustices où la persécution politique, l'influence des médias et le fondamentalisme religieux mettent en question la capacité de l'Église à promouvoir un discours inclusif.</p>

<p>Grâce au dialogue interdisciplinaire entre théologiens, éthiciens, responsables d'Églises et scientifiques sociaux et politiques, la conférence a cherché à renforcer le rôle public de la théologie et l'action des Églises pour créer des espaces participatifs inclusifs, justes et apaisés.</p>

<p>Vous pouvez <strong><a href="http://www.cevaa.org/documents/les-eglises-comme-agents-de-justice-et-contre-le-populisme/at_download/file" target="_blank">télécharger ici le compte-rendu intégral</a></strong> des débats en version originale (en anglais) ; et ci-dessous, retrouvez quelques photos de l'événement diffusées par la Fédération luthérienne mondiale :</p>

<p><iframe allowfullscreen="true" allowtransparency="true" frameborder="0" height="400" scrolling="no" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fmissioncevaa%2Fvideos%2F1967415866812265%2F&amp;show_text=0&amp;width=720" style="border:none;overflow:hidden" width="720"></iframe></p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-05-24T16:04:21Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/leglise-unie-de-zambie-sengage-contre-la-deforestation">
    <title>L'Église Unie de Zambie s'engage contre la déforestation</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/leglise-unie-de-zambie-sengage-contre-la-deforestation</link>
    <description>
        La Zambie est aujourd'hui confrontée à des problèmes environnementaux majeurs : déforestation, érosion des sols et désertification, diminution de la vie sauvage... Des défis pris très au sérieux par l'UCZ (United Chuch or Zambia, membre de la Cevaa) qui a déjà lancé des actions pour la sauvegarde de l'environnement. Au mois de février 2018, une opération de plantation d'arbres a été entreprise à Mbereshi, village de la province de Luapula, au nord de la Zambie, voisine du Katanga ; c'est aussi là que se trouve un hôpital hérité des missions, partenaire du projet Solidarité Santé de la Cevaa.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/leglise-unie-de-zambie-sengage-contre-la-deforestation/image_thumb">
        <dc:title>L'Église Unie de Zambie s'engage contre la déforestation</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/leglise-unie-de-zambie-sengage-contre-la-deforestation/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 250px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/06042018-arbres-zambie2.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 266px;" title="06042018 arbres zambie2" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>L'opération de plantation d'arbres © UCZ</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>L'Église Unie de Zambie a lancé le 23 février 2018 une opération de plantation d'arbres à Mbereshi. Le pasteur Peggy Mulambya Kabonde, secrétaire général de l'UCZ, ainsi que d'autres responsables se sont rendus sur place à cette occasion, ainsi que pour participer à une retraite.</p>

<p>Les membres du Synode, les responsables administratifs de l'hôpital et ceux des écoles de Mbereshi ont pu planter un total de 90 arbres. Les institutions qui ont participé à l'opération sont, outre la paroisse de Mwense, l'école primaire de Mbereshi, l'école secondaire Marble Shaw, l'hôpital et l'Église de Mbereshi. Chacune s'est occupée de la plantation d'une vingtaine d'arbres, tandis qu'une dizaine d'autres étaient plantés ailleurs&nbsp;dans la paroisse de Mwense.</p>

<p>Les visiteurs ont également pris le temps de se rendre sur le site d'un bâtiment faisant partie de l'hôpital et destiné à accueillir un laboratoire, dont le toit a été emporté par les fortes pluies qui se sont abattues sur la région. Ils ont pu se rendre compte de l'étendue des dommages afin d'envisager la réponse la plus rapide à apporter. [<em>NdT : il s'agissait du toit du bâtiment construit dans le cadre du projet Solidarité-Santé lancé par la Cevaa avec le soutien financier de l'Église vaudoise italienne et du 8 pour 1000 ; actuellement, les travaux sont en cours pour reconstruire la toiture endommagée et achever le bâtiment</em>].</p>

<h2>Planter un million d'arbres dans tout le pays</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<ul>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-australe/ucz-united-church-of-zambia" target="_blank">Fiche d'Église et actualité de l'UCZ</a></li>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/actualites/zambie-face-aux-changements-climatiques" target="_blank">Zambie : face aux changements climatiques </a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>À l'occasion du lancement de l'opération de plantation, le révérend Mulambya a évoqué la beauté et la force que symbolisent les arbres, soulignant que l'UCZ s'inscrit dans le cadre des actions nationales et internationales entreprises pour lutter contre le changement climatique, restaurer la création, protéger l'environnement et lutter contre la déforestation. Le pasteur Peggy Mulambya Kabonde a assuré que l'Église envisage, en lien avec le gouvernement ainsi qu'avec d'autres organisations, de planter un million d'arbres dans tout le pays pour restaurer les forêts au cours des cinq prochaines années.</p>

<p>«Je demande au peuple zambien de témoigner du respect envers les arbres et d'être conscient de l'importance que revêt la protection de l'environnement. Nous sommes dans une période où chacun devrait s'efforcer de planter plus d'arbres. L'Église et le gouvernement devraient tous deux empêcher les actions nocives envers l'environnement», a-t-elle ajouté.</p>

<h2>Des actions&nbsp;qui luttent contre le réchauffement climatique</h2>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 250px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/06042018-arbres-zambie1.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 266px;" title="06042018 arbres zambie1" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Présentation de l'opération avec le pasteur Peggy Mulambya Kabonde, secrétaire général de l'UCZ (à gauche) © UCZ</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Chipeta Samson, coordinateur agricole du district de Mwense, qui représentait lors de cet événement le gouverneur de la province, Nickson Chilangwa, a félicité l'UCZ pour avoir incité ses paroisses à planter des arbres, contribuant ainsi à la préservation de l'environnement. Chipeta Samson a encouragé l'Église à continuer à protéger la terre de Zambie par de telles plantations, qui luttent contre le réchauffement climatique et pourraient constituer une source de revenus. Il a également appelé les membres de l'Église à prolonger cette action à leur niveau, en plantant également des arbres dans leurs communautés respectives.</p>

<p>Le secrétaire général de l'UCZ a indiqué par ailleurs qu'une école de soins infirmiers doit bientôt être installée dans la même région pour renforcer les activités diaconales de l'Église, appuyant ainsi les autorités pour offrir des services sociaux de qualité.</p>

<p style="text-align: right;">(<em>Source : <strong><a href="http://uczsynod.org/projects/ucz-launches-tree-planting-80-trees-planted-in-mbereshi/" target="_blank">UCZ Launches Tree planting, 80 trees planted in Mbereshi</a></strong></em>)</p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="100%">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><b><u>L'UCZ et les actions de la Cevaa&nbsp;:</u></b></p>

			<address>&nbsp; &nbsp;Formée en 1965, par l'union de&nbsp;la Church of Central Africa, l'Union Church of Copperbelt, le Copperbelt Free Church Council, la Church of Barotseland et la Methodist church, l'UCZ (United Church of Zambia) est une Église en expansion forte de près de 3 millions de membres issus de toutes les couches de la population, présente sur tout le territoire, perçue comme l’Église protestante de la Zambie. Des milliers d’enfants sont inscrits dans les écoles bibliques, participent à des mouvements de jeunesse proches du scoutisme. Plus de la moitié du gouvernement est membre de l’UCZ, les cadres ont étudié dans les écoles secondaires de l’Église, le corps pastoral est jeune et compte nombre de femmes pasteurs. Partout, les laïcs sont à l’œuvre, encouragés à l’être, l’Église s’implique dans la société: à ses yeux, l’exigence de justice est inhérente à la volonté de Dieu.<br />
			&nbsp; &nbsp;La Zambie et l'UCZ participent au programme Solidarité-Santé de la Cevaa : le Mbereshi Mission Hospital fait ainsi partie de la dizaine d'hôpitaux pilotes choisis pour ce programme lancé avec le soutien financier de l'Église vaudoise d'Italie et du 8 pour 1000. Il&nbsp;est situé dans la province de Luapula ; la population de la zone d’attraction y est de 60.000 âmes et l’hôpital de mission est le premier lieu d’aiguillage. Il offre des services de santé aux patients provenant de sept Centres de santé ruraux. Construit en 1950 par la London Missionary Society, il est le plus ancien hôpital de la région et dessert trois districts de la province : Mwense, Kawambwa et Nchelenga.</address>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>UCZ</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>zambie</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>vie des églises</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-04-09T08:41:15Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/togo-les-eglises-maintiennent-des-contacts-avec-les-differents-protagonistes">
    <title>Togo : «Les Églises maintiennent des contacts avec les différents protagonistes»</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/togo-les-eglises-maintiennent-des-contacts-avec-les-differents-protagonistes</link>
    <description>
        Depuis que le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, a accepté le rôle de facilitateur dans le dialogue inter-togolais, les Églises à l'origine de la création du PAOET (Projet d'Accompagnement Œcuménique pour le Togo), toutes deux membres de la Cevaa, restent en retrait des négociations. L'EEPT (Église Évangélique Presbytérienne du Togo) et l'EMT (Église Méthodiste du Togo) gardent toutefois des contacts avec les acteurs des discussions. Elles ont élaboré des propositions alternatives au cas où le blocage demeurerait. Or, la dernière session du dialogue, le 23 mars dernier à Accra, a duré à peine une journée avant de tomber de nouveau dans l'impasse. Interview de Comlan Prosper Deh, Accompagnateur Œcuménique et Coordinateur du PAOET.
    </description>
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        <dc:title>Togo : «Les Églises maintiennent des contacts avec les différents protagonistes»</dc:title>
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    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/prosper-deh.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 299px;" title="Prosper Deh" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Comlan Prosper Deh, Accompagnateur Œcuménique et Coordinateur du PAOET © Cevaa/Défap</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p><em><strong>Où en est aujourd'hui le dialogue politique togolais ?</strong></em></p>

<p><em><strong>Comlan Prosper Deh : </strong></em>Le 23 mars a eu lieu à Accra le troisième round des discussions entre l'opposition et le parti au pouvoir. Le deuxième round s'était terminé un mois auparavant, le 22 février. Entre ces deux dates, la situation est restée bloquée. Les sujets centraux des négociations étaient les suivants : la question du retour, ou non, à la Constitution de 1992 ; et en cas de réponse positive, celle du mode d'adoption de cette Constitution - par référendum ou par le Parlement. Le tout étant étroitement lié au sort du président actuel, Faure Gnassingbé : poursuivrait-il son mandat actuel jusqu'en 2020 - et si oui, pourrait-il se présenter cette année-là à l'élection présidentielle ?</p>

<p>Sur la question essentielle de la réforme constitutionnelle, il faut rappeler que l'Assemblée nationale, dominée par le&nbsp;parti au pouvoir, avait donné en septembre 2017 son aval à un avant-projet de loi constitutionnelle qui inclurait une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, et l'organisation d'un second tour si aucun candidat à l'élection présidentielle n'obtenait la majorité absolue au premier tour.</p>

<p>Mais il existe une autre question sensible : elle concerne les manifestants arrêtés au cours des derniers mois. Un certain nombre d'entre eux ont déjà été libérés (on parle de 41 libérations sur 92 personnes arrêtées) ; mais des incertitudes demeurent quant au sort des autres. L'opposition réclame en particulier la libération de trois militants d'une association d'éducation à la citoyenneté responsable. L'un a été condamné à une peine de plusieurs mois d'emprisonnement ; les deux autres attendent toujours d'être présentés à un juge.</p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<address>Face aux tensions croissantes entre le gouvernement et l'opposition au cours de l'été 2017, l'Église catholique a appelé dans un premier temps aux «réformes demandées par le peuple» avant de faire une offre de médiation, bientôt suivie par l'EEPT et l'EMT. Les négociations ont finalement pris un tour plus politique sous la facilitation du président du Ghana. Mais elles n'ont guère progressé, et la troisième session, le 23 mars, a duré quelques heures à peine avant d'aboutir à un blocage. Retrouvez ci-dessous en quelques liens un résumé de la situation du Togo et des efforts de médiation des Églises.</address>

			<ul>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-occidentale-centrafrique/eept-eglise-evangelique-presbyterienne-du-togo" target="_blank">Fiche d'Église : l'EEPT</a></li>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-occidentale-centrafrique/emt-eglise-methodiste-du-togo" target="_blank">Fiche d'Église : l'EMT</a></li>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/actualites/lappel-a-lapaisement-des-eglises-du-togo" target="_blank">L'appel à l'apaisement des Églises du Togo </a></li>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/actualites/togo-nous-avons-besoin-de-soutien" target="_blank">Togo : «Nous avons besoin de soutien»</a></li>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/actualites/message-de-soutien-de-la-cevaa-aux-eglises-du-togo" target="_blank">Message de soutien de la Cevaa aux Églises du Togo</a></li>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/actualites/lappel-a-lunite-des-eglises-du-togo" target="_blank">L'appel à l'unité des Églises du Togo </a></li>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/actualites/archives/2014/fevrier/au-togo-les-eglises-au-coeur-de-la-vie-de-la-cite" target="_blank">Présentation du PAOET : au Togo, les Églises au cœur de la vie de la cité (2014)</a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p><em><strong>Quelle est la position des Églises qui ont constitué le PAOET ?</strong></em></p>

<p>Leur position de principe n'a pas changé : elles sont pour le dialogue entre toutes les parties. Cela étant, elles ne participent pas directement à ce dialogue. Au vu de l'orientation exclusivement politique donnée aux négociations, qui sont menées sous l'égide du président ghanéen Nana Akufo-Addo, les Églises sont obligées de se cantonner dans le rôle d'observatrices attentives ; elles ne peuvent que souhaiter que les parties en présence arrivent à un compromis qui éviterait les risques d'un certain nombre de dérapages. Néanmoins, elles ont élaboré des propositions alternatives au cas où le blocage demeurerait, et elles maintiennent des contacts avec les différents protagonistes&nbsp;qu'elles avaient, il faut le souligner, rencontrés avant le démarrage du dialogue.</p>

<p><em><strong>Quand et comment les discussions doivent-elles reprendre ?</strong></em></p>

<p>Après la rencontre du 23 mars, qui n'a duré que quelques heures, aucune date n'a été fixée pour la reprise des négociations. Il en est ressorti simplement que les discussions individuelles vont continuer ; et que sur la base des résultats de ces consultations des différentes parties par le facilitateur, une autre séance de négociations en plénière sera convoquée. Une délégation du parti au pouvoir s'est donc rendue à Accra, pour des discussions avec le président du Ghana, qui demandera sans doute par la suite à une délégation de l'opposition togolaise de venir également le rencontrer.</p>

<p><em><strong>Quels sont les principaux obstacles à la reprise des discussions ?</strong></em></p>

<p>Lorsque les délégations se sont séparées après la dernière séance de négociations, les deux principaux points de désaccord étaient :</p>

<ul>
	<li>l'éventualité que le président actuel puisse se représenter en 2020. Pour l'opposition, il n'en est tout simplement pas question ; alors que pour le parti au pouvoir, il va de soi que son candidat naturel au prochain scrutin devrait être le président Faure Gnassingbé.</li>
	<li>l'étape qui devrait suivre cette période de dialogue politique : irait-on vers un gouvernement de transition, un gouvernement d'union nationale ? Conserverait-on la situation actuelle, avec un gouvernement uniquement composé de membres du parti au pouvoir ?</li>
</ul>

<p>Restent également sur la table des discussions le cas des manifestants encore emprisonnés ; et celui de la réforme institutionnelle. Car pour l'opposition, il ne peut pas y avoir de processus électoral crédible tant que les principales institutions du pays n'auront pas été réformées. C'est tout particulièrement le cas de la CENI, la <strong><a href="http://www.ceni-tg.org/?page_id=73" target="_blank">Commission Électorale Nationale Indépendante</a></strong>.</p>

<p>Une chose préoccupe particulièrement la population togolaise : les risques de divergences au sein de l'opposition. Une partie de la coalition semble totalement opposée à toute solution qui permettrait à Faure Gnassingbé de rester à la présidence de la République pendant la période de transition, si cette option était retenue; une autre serait peut-être prête à s'en accommoder, si une partie des pouvoirs étaient délégués à un Premier ministre. L'opposition saura-t-elle maintenir son unité ? Dans le cas contraire, cela risquerait d'hypothéquer très sérieusement la suite de la lutte engagée par les militants de l'opposition et une large partie de la population.</p>

<p style="text-align: right;"><em>Propos recueillis par Franck Lefebvre-Billiez</em></p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>PAOET</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>togo</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EMT</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>vie des églises</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EEPT</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-04-05T09:43:32Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/dernieres-images-de-la-conference-darusha">
    <title>Dernières images de la Conférence d'Arusha</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/dernieres-images-de-la-conference-darusha</link>
    <description>
        La Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation, organisée par le Conseil œcuménique des Églises en Tanzanie et à laquelle participait la Cevaa, s'est officiellement achevée le 13 mars par un «service d'envoi» au cours duquel les participants ont réfléchi sur leur appel à devenir disciples et sur la signification d'un tel appel dans un monde qui souffre. Dernières images de la clôture de ce grand rendez-vous, qui a lieu une fois tous les dix ans.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/dernieres-images-de-la-conference-darusha/image_thumb">
        <dc:title>Dernières images de la Conférence d'Arusha</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/dernieres-images-de-la-conference-darusha/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 250px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/13032018-arusha-envoi9.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 267px;" title="13032018 arusha envoi9" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Chants lors du service d'envoi à l'issue de la Conférence d'Arusha, le 13 mars 2018. Photo: © Albin Hillert/COE</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Grand rendez-vous organisé tous les dix ans par&nbsp;le Conseil œcuménique des Églises (COE), organisation internationale qui compte 348 Églises membres de presque toutes les traditions chrétiennes, la&nbsp;Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation d'Arusha s'est achevée officiellement le 13 mars 2018. Elle a réuni environ un millier de délégués issus d'Églises et d'organisations&nbsp;représentant presque toutes les traditions chrétiennes, autour du thème :&nbsp;«Agir selon l’Esprit: appelés à être des disciples transformés».&nbsp;Dans un sermon de clôture, le pasteur Collin Cowan, du Conseil de la Mission Mondiale, a souligné les exigences vis-à-vis du monde que comporte le fait d'être disciple.</p>

<p>«Jésus incitait constamment les disciples à comprendre que s'ils voulaient avoir un impact et être féconds dans un monde chaotique, terni par les conflits, les controverses et le mépris, ils devaient s'ouvrir pour changer leur façon de penser et de se comporter dans chaque situation. Rejoindre Jésus dans cette mission extraordinaire qui vise à transformer le chaos en harmonie, à travailler en partenariat avec d'autres pour préserver le sens et la dignité de toute l'humanité et de la création de Dieu : voilà qui&nbsp;fait partie intégrante de l'appel à devenir disciples.»</p>

<p>La plénière de clôture a notamment donné lieu à la lecture de «L'appel d’Arusha à vivre en disciples», qui a ensuite donné lieu à un temps d'échanges et de commentaires avant son adoption en fin d'après-midi.</p>

<p>Retrouvez ci-dessous les dernières images de la Conférence d'Arusha :</p>

<h3>Photos des plénières et de rencontres</h3>

<p>La première image de ce diaporama montre une scène typique de plénière ; la deuxième donne une idée de l'ambiance régnant au centre de conférence entre les plénières. La troisième montre le Secrétaire général de la Cevaa, Célestin Kiki (à droite), et le Secrétaire exécutif du pôle Animations, Samuel Johnson (à gauche), présents à Arusha. Quatrième photo : rencontre entre Samuel Johnson et Nicolas Monnier, directeur de DM-échange et mission. Les dernières images montrent la plénière de clôture (Photos : © Albin Hillert/COE et Cevaa).</p>

<p><iframe allowfullscreen="true" allowtransparency="true" frameborder="0" height="540" scrolling="no" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fmissioncevaa%2Fvideos%2F1935743089979543%2F&amp;show_text=0&amp;width=720" style="border:none;overflow:hidden" width="720"></iframe></p>

<h3>Le service d'envoi</h3>

<p>(Photos : © Albin Hillert/COE).</p>

<p><iframe allowfullscreen="true" allowtransparency="true" frameborder="0" height="540" scrolling="no" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fmissioncevaa%2Fvideos%2F1935745196645999%2F&amp;show_text=0&amp;width=720" style="border:none;overflow:hidden" width="720"></iframe></p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>coe</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-03-14T13:47:14Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/la-mission-depuis-les-marges">
    <title>La mission depuis les marges</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/la-mission-depuis-les-marges</link>
    <description>
        Comment réconcilier annonce du salut et engagement dans le monde ? Cette problématique a été largement présente au cours des débats et des plénières lors de la Conférence mondiale sur la mission et l'évangélisation d'Arusha, organisée par le Conseil œcuménique des Églises, à laquelle des représentants de la Cevaa participaient parmi un millier d'invités. La thématique de la «mission depuis les marges», concept missiologique devenu central pour le COE, y a été rappelée. Cette conférence s'est achevée le mardi 13 mars par un «service d'envoi».
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/la-mission-depuis-les-marges/image_thumb">
        <dc:title>La mission depuis les marges</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/la-mission-depuis-les-marges/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 250px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/032018-coe-arusha-croix.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 267px;" title="032018 coe arusha croix" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Session plénière de la Conférence d'Arusha du matin du 13 mars 2018 : «Épouser la croix en disciples équipés». Photo: © Albin Hillert/COE</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Quel témoignage apporter dans un monde qui souffre ? Cette question, au cœur de la Conférence mondiale sur la mission et l'évangélisation d'Arusha, a trouvé une illustration poignante au cours de la séance plénière sur l'évangélisation, qui constituait le temps fort de la deuxième journée de ce grand rendez-vous organisé par le Conseil œcuménique des Églises (COE), et auquel des représentants de la Cevaa participaient parmi un millier d'invités. Isis Kangudie Mana, du Centre œcuménique de Goma en République démocratique du Congo, a décrit la situation dans son pays, où «il est difficile d'avoir la foi et l'espérance dans un contexte marqué par la violence systémique et l'extrême pauvreté. Parfois, nous allons à l'église et les pasteurs ne parviennent pas à délivrer un message d'espérance. Mais la foi l'emporte. Et je prie pour faire bouger les choses au nom de ma génération, qui à l'heure actuelle souffre tellement et manque d'espérance.»</p>

<p>Comment réconcilier annonce du salut et transformation sociale ? Comme le souligne un participant suisse de la Conférence d'Arusha, Martin Hoegger, pasteur de l’Eglise réformée du Canton de Vaud : pour le théologien protestant coréen Joosep Keum, directeur de la Commission sur la mission et l'évangélisation, l'opposition entre la compréhension œcuménique (comme engagement socio-politique) et évangélique (comme annonce du salut) de la mission n'est plus pertinente aujourd'hui. Il faut développer une nouvelle synergie entre les deux approches. Pour sa part le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, estime que la mission n'est pas une stratégie. Il en va du salut et du partage du don le plus précieux: l'amour de Dieu en Jésus-Christ qui nous réconcilie avec lui et les uns avec les autres. Participer à cette mission de réconciliation est la raison d'être de l'Église. C'est pourquoi tout commence par la prière. Puis le salut doit se manifester dans notre manière de vivre ensemble aujourd'hui. Salut et libération ne sont pas à opposer. Réfléchir sur la mission implique donc aussi de répondre aux défis de paix et de justice, de se préoccuper de la question des réfugiés et de la relation avec les membres des autres religions.</p>

<h2>Des défis sociaux, politiques, économiques, écologiques</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<ul>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/actualites/conference-darusha-une-semaine-pour-repenser-lavenir-de-la-mission" target="_blank">Conférence d'Arusha : une semaine pour repenser l'avenir de la Mission</a></li>
				<li><a href="https://www.oikoumene.org/fr/" target="_blank">Le site du COE</a></li>
				<li><a href="https://www.oikoumene.org/fr/press-centre/events/conference-on-world-mission-and-evangelism-moving-in-the-spirit-called-to-transforming-discipleship?set_language=fr" target="_blank">Présentation de la Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation</a></li>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/actualites/conference-sur-la-mission-en-tanzanie-images-de-la-premiere-journee" target="_blank">Conférence sur la mission en Tanzanie : images de la première journée </a></li>
				<li><a href="https://www.oikoumene.org/fr/resources/documents/commissions/mission-and-evangelism/together-towards-life-mission-and-evangelism-in-changing-landscapes?set_language=fr" target="_blank">«Ensemble pour la vie», document de la Commission sur la mission et l’évangélisation</a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Sur les sept plénières organisées à Arusha qui ont scandé, du 8 au 13 mars, la Conférence mondiale sur la mission et l'évangélisation, la première était celle d'ouverture et la deuxième était consacrée à un bilan du chemin parcouru depuis la Conférence d'Athènes, dix ans plus tôt ; celle de vendredi était consacrée à l'évangélisation, celle de samedi à «La mission depuis la périphérie», avant une plénière sur la formation missionnaire et une autre sur le thème «Épouser la croix en disciples équipés», précédant celle de clôture.</p>

<p>Toutefois, au travers de ces plénières et de ces rencontres, et au-delà des temps remarquables de prière, les problématiques sociales, politiques, économiques, écologiques étaient ce qui transparaissait le plus clairement. Ce qui s'inscrit bien dans la logique actuelle du Conseil œcuménique des Églises. Le document missiologique le plus important de la Commission sur la mission et l'évangélisation est «<strong><a href="https://www.oikoumene.org/fr/resources/documents/commissions/mission-and-evangelism/together-towards-life-mission-and-evangelism-in-changing-landscapes?set_language=fr" target="_blank">Ensemble pour la vie</a></strong>». Il appelle en particulier à vivre la mission à partir des marges. Un concept missiologique devenu central pour le COE. «Dieu a choisi les marges pour s'incarner. À la suite du Christ, il faut s'y immerger, estime ainsi Joosep Keum. La mission à partir des marges renouvelle notre vie de disciples. Il n'est d'autre voie que la kénose pour la mission et le mouvement œcuménique». Si les Églises écoutent ensemble la Parole de Dieu et se mettent à l'écoute de ceux qui sont marginalisés, elles initient un «pèlerinage de justice et de paix» qui est un chemin d'unité. Ce thème du pèlerinage imprègne tous les documents actuels du COE.</p>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 250px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/032018-coe-arusha-rencontres1.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 300px;" title="032018 coe arusha rencontres1" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Le Secrétaire général de la Cevaa, Célestin Kiki (à droite), et le Secrétaire exécutif du pôle Animations, Samuel Johnson (à gauche) lors de la Conférence d'Arusha. © Cevaa</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Ainsi dès le premier jour, la nouvelle présidente de la Communion mondiale des Églises réformées, la pasteure libanaise Najla Kassab, a partagé son expérience avec les réfugiés au Liban, affirmant que l'Esprit nous pousse vers les périphéries existentielles et que s'approcher des pauvres change notre manière de vivre la mission. Dans un rapport présenté à la Conférence, le président de la Commission de Mission et d'évangélisation (CME) du COE, le métropolite Mor Geevarghese Coorilos, a dit de la mission qu'elle «bouleverse le monde». Et de souligner : «La condition de disciple, pour les premiers disciples du Christ à l'époque, signifiait affronter les empires hégémoniques et annoncer l'arrivée d'un nouvel ordre, le règne du Christ.» Aujourd'hui, a-t-il poursuivi, la condition de disciple consiste à remettre en cause les idolâtries qui tentent de remplacer la souveraineté de Dieu par le pouvoir humain et l'argent. La plénière du mardi matin «Épouser la croix en disciples équipés» explorait entre autres le contexte du Proche-Orient, la question de la pauvreté&nbsp;en Amérique latine, du statut de la femme en Afrique, et s'interrogeait encore sur «Porter la croix des préjugés d'une culture dominante» en Amérique du Nord.</p>

<h3>Images de la plénière du mardi matin sur le thème «Épouser la croix en disciples équipés»</h3>

<p>(Photos : © Albin Hillert/COE).</p>

<p><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" height="808" scrolling="no" src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fmissioncevaa%2Fposts%2F1935712986649220&amp;width=720" style="border:none;overflow:hidden" width="720"></iframe></p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>coe</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-03-15T10:21:17Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/tanzanie-la-mission-sous-toutes-ses-formes">
    <title>Tanzanie : la mission sous toutes ses formes</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/tanzanie-la-mission-sous-toutes-ses-formes</link>
    <description>
        Une expérience irremplaçable d'œcuménisme en action, une occasion de multiples rencontres entre membres d'Églises et représentants d'organisations qui travaillent dans le champ de la mission, un lieu où se croisent et s'interpellent les différentes conceptions de la mission aujourd'hui : la Conférence mondiale sur la mission et l'évangélisation, qui se tient jusqu'au 13 mars à Arusha et à laquelle participe la Cevaa, est tout ceci à la fois.
    </description>
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        <dc:title>Tanzanie : la mission sous toutes ses formes</dc:title>
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    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 250px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/09032018-coe-arusha3.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 259px;" title="09032018 coe arusha3" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Quand la mission explore les marges : session plénière de la Conférence d'Arusha le 10 mars 2018. Photo: © Albin Hillert/COE</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Des délégués venus du monde entier,&nbsp;orthodoxes, anglicans, baptistes, luthériens, mennonites, méthodistes, moraves, réformés... et tous présents à Arusha, Tanzanie, pour une conférence du&nbsp;Conseil œcuménique des Églises (COE), une organisation qui réunit&nbsp;348 Églises membres, soit plus de 500 millions de chrétiens : difficile de rendre compte en quelques mots de ce que représente un tel rassemblement. Ces&nbsp;Conférences mondiales sur la mission et l’évangélisation ont lieu une fois tous les dix ans. Celle de cette année a pour thème :&nbsp;«Agir selon l’Esprit: appelés à être des disciples transformés».&nbsp;Au-delà des travaux proprement dits et des thèmes étudiés, elles représentent une forme irremplaçable d'œcuménisme en action et une occasion de multiples rencontres entre membres d'Églises et représentants d'organisations qui travaillent dans le champ de la mission, comme la Cevaa.&nbsp;</p>

<h2>Des enjeux qui touchent à tous les aspects de l'être humain</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<ul>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/actualites/conference-darusha-une-semaine-pour-repenser-lavenir-de-la-mission" target="_blank">Conférence d'Arusha : une semaine pour repenser l'avenir de la Mission</a></li>
				<li><a href="https://www.oikoumene.org/fr/" target="_blank">Le site du COE</a></li>
				<li><a href="https://www.oikoumene.org/fr/press-centre/events/conference-on-world-mission-and-evangelism-moving-in-the-spirit-called-to-transforming-discipleship?set_language=fr" target="_blank">Présentation de la Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation</a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Pour donner une idée de ce qui s'y échange et de ce qui s'y vit, quelques mots du délégué de l'Église protestante unie de France (membre de la Cevaa), le&nbsp;pasteur Gwenaël Boulet, qui raconte son expérience sur son blog :&nbsp;«Premiers échanges dans l’avion entre Amsterdam et la Tanzanie. Sourires et regards complices, quand les voisins de siège sortent les documents de la conférence ou s’échangent des conseils pour remplir les formalités administratives. La fraternité chrétienne prend parfois place dans des toutes petites choses. Et puis la chaleur du tarmac, l'obtention du visa et voilà...&nbsp;Karibu à Arusha ! Bienvenue à Arusha !»</p>

<p>«Depuis maintenant quasiment trois jours, nous avons pris le rythme de la conférence. Départ au petit matin pour 45 minutes de bus afin de rejoindre le centre qui accueille les 1000 délégués, journée longue et chaude empreinte de réflexions et de rencontres imprévues et soirée festive sont au programme (...)&nbsp;Si le matin est plutôt studieux autour d’études bibliques et de conférences, l’après-midi est plus pratique proposant notamment de déambuler dans un&nbsp;Sokoni&nbsp;(marché africain) qui hier était animé par les jeunes. Cet après-midi place aux femmes&nbsp;!»</p>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 250px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/09032018-coe-arusha4.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 232px;" title="09032018 coe arusha4" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Quand la mission explore les marges : session plénière de la Conférence d'Arusha le 10 mars 2018. Photo: © Albin Hillert/COE</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Ce grand rassemblement&nbsp;s’inscrit par ailleurs dans le cadre général des célébrations du 70e anniversaire du COE, comme l'a rappelé le jeudi 8 mars dans son discours d'ouverture Mme Agnes Abuom, première femme et première Africaine présidente de l’histoire du Conseil œcuménique des Églises, membre de l’Église anglicane du Kenya. Une date qui donne une résonance particulière à la conférence d'Arusha ; tout comme le lieu choisi pour l'accueillir,&nbsp;la Tanzanie,&nbsp;deuxième pays africain&nbsp;après le Ghana en 1958.&nbsp;«Selon une étude démographique des religions, l’Afrique et le reste de l’hémisphère Sud représentent l’épicentre du christianisme», n'avait pas manqué de souligné&nbsp;Agnes Abuom quelques semaines avant l'ouverture de la conférence. C'est donc là que se concentrent l'essentiel des enjeux en termes de mission aujourd'hui.</p>

<p>Des enjeux multiformes et qui touchent à tous les aspects de l'être humain ; ce qui explique que la conférence proprement dite a été précédée et entourée d'autres rencontres centrées sur quelques thématiques fortes. Celle du rôle des femmes au sein des Églises, par exemple : plus de 50&nbsp;femmes du monde entier représentant des traditions confessionnelles variées se sont ainsi réunies les 6 et 7&nbsp;mars à Arusha pour une réunion préparatoire sur le thème «Femmes en mission sous l’impulsion de l’Esprit: un mentorat de transformation». Au même moment se tenait une autre réunion préparatoire, rassemblant&nbsp;20 jeunes autochtones du monde entier et de traditions religieuses variées, tous concernés par des préoccupations comme la justice économique ou l'égalité des chances.&nbsp;«Cette conférence sur la mission a, pour nous, groupe de jeunes autochtones, une grande importance; nous sommes venus non seulement parce que nous voulons faire entendre notre voix, mais également pour préparer l'avenir», a déclaré Lesieli Samiu, de l'Église méthodiste de Nouvelle-Zélande.​&nbsp;Cindy Kobei, une étudiante en droit du Kenya, a expliqué: «Je suis très motivée et j'attends de rencontrer des grand-e-s théologien-ne-s de partout dans le monde qui vont m'aider à accroître mes connaissances dans le domaine de la mission afin de les rapporter dans mon pays.»</p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>coe</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-03-12T14:52:41Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/conference-sur-la-mission-en-tanzanie-images-de-la-premiere-journee">
    <title>Conférence sur la mission en Tanzanie : images de la première journée</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/conference-sur-la-mission-en-tanzanie-images-de-la-premiere-journee</link>
    <description>
        La Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation, traditionnellement organisée tous les dix ans par le Conseil œcuménique des Églises (COE), se tient du 8 au 13 mars à Arusha (Tanzanie). Retrouvez ici les images de la première journée de ce grand rassemblement œcuménique qui réunit près d'un millier de participants et auquel participe la Cevaa.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/conference-sur-la-mission-en-tanzanie-images-de-la-premiere-journee/image_thumb">
        <dc:title>Conférence sur la mission en Tanzanie : images de la première journée</dc:title>
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    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<p>La Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation est une longue tradition du Conseil international des missions et de la Commission de mission et d’évangélisation (CME) du Conseil œcuménique des Eglises (COE). Elle est organisée tous les dix ans. Son thème cette année est «Agir selon l’Esprit: appelés à être des disciples transformés». Agir selon l’Esprit évoque la notion de pèlerinage, de cheminement continu de tous les croyants, dans les pas de l’Esprit Saint. Ce pèlerinage se caractérise par l’espoir permanent d’un nouveau monde de justice et de paix et par l’engagement à un renouvellement dans le Christ. Ce thème offre un message prophétique au milieu des complexités du monde actuel.</p>

<h3>Photos de l'ouverture</h3>

<p>La Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation s’est ouverte le 8 mars à Arusha, en présence de près d’un millier de participantes et de participants (Photos : © Albin Hillert/COE).</p>

<p><iframe allowfullscreen="true" allowtransparency="true" frameborder="0" height="540" scrolling="no" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fmissioncevaa%2Fvideos%2F1933449483542237%2F&amp;show_text=0&amp;width=720" style="border:none;overflow:hidden" width="720"></iframe></p>


<h3>Les travaux de la première journée</h3>

<p>(Photos : © Albin Hillert/COE).</p>

<p><iframe allowfullscreen="true" allowtransparency="true" frameborder="0" height="540" scrolling="no" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fmissioncevaa%2Fvideos%2F1933456880208164%2F&amp;show_text=0&amp;width=720" style="border:none;overflow:hidden" width="720"></iframe></p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>coe</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-03-09T15:35:55Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/la-conference-sur-la-mission-debute-en-tanzanie-dans-un-profond-esprit-de-partage">
    <title>La Conférence sur la mission débute en Tanzanie dans un profond esprit de partage</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/la-conference-sur-la-mission-debute-en-tanzanie-dans-un-profond-esprit-de-partage</link>
    <description>
        La Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation du Conseil œcuménique des Églises, à laquelle participe la Cevaa, s’est ouverte le 8 mars à Arusha, en Tanzanie, avec des rythmes africains, près d’un millier de participantes et de participants, des témoignages et un esprit de partage qui donne le ton pour le reste de la semaine.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/la-conference-sur-la-mission-debute-en-tanzanie-dans-un-profond-esprit-de-partage/image_thumb">
        <dc:title>La Conférence sur la mission débute en Tanzanie dans un profond esprit de partage</dc:title>
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    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 250px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/08032018-conference-mission-coe-oratrice.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 266px;" title="08032018 conference mission coe oratrice" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Mme Agnes Abuom, première présidente africaine du Comité central du Conseil œcuménique des Églises. Photo: © Albin Hillert/COE</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Organisée par le Conseil œcuménique des Églises (COE) sur le thème «Agir selon l’Esprit: appelés à être des disciples transformés», la conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation, à laquelle participe la Cevaa, réunit des personnes mandatées par les Églises traditionnelles, protestantes, orthodoxes, catholique romaine, évangéliques, pentecôtistes et d’institution africaine.</p>

<p>Mme&nbsp;Agnes Abuom, première femme et première Africaine présidente de l’histoire du Conseil œcuménique des Églises, membre de l’Église anglicane du Kenya, a souhaité la bienvenue à tous pendant le service d’ouverture. «La Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation, dont le thème est “Agir selon l’Esprit: appelés à être des disciples transformés”, s’inscrit dans le cadre général des célébrations du 70e&nbsp;anniversaire du COE organisées à travers le monde par la communauté œcuménique des Églises, a-t-elle expliqué. Nous aborderons de ce fait le thème de cette conférence dans un contexte de célébration, de commémoration et de lamentation.»</p>

<p>«Avec gratitude envers Dieu Tout-Puissant, nous faisons mémoire de la vision des ancêtres, hommes et femmes, du mouvement œcuménique; de leur engagement, de leur courage et de leur détermination à poursuivre l’appel à l’unité des Églises et à l’unité de l’humanité à une époque de l’Histoire où le monde était divisé et dévasté par la guerre, peuplé de communautés fracturées et de relations rompues», a-t-elle souligné.</p>

<h2>«Un monde qui a soif de paix et de justice»</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<ul>
				<li><a href="http://www.cevaa.org/actualites/conference-darusha-une-semaine-pour-repenser-lavenir-de-la-mission" target="_blank">Conférence d'Arusha : une semaine pour repenser l'avenir de la Mission</a></li>
				<li><a href="https://www.oikoumene.org/fr/" target="_blank">Le site du COE</a></li>
				<li><a href="https://www.oikoumene.org/fr/press-centre/events/conference-on-world-mission-and-evangelism-moving-in-the-spirit-called-to-transforming-discipleship?set_language=fr" target="_blank">Présentation de la Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation</a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Dans son allocution d’ouverture, le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, a relevé que cette conférence était une étape importante dans l’histoire moderne de l’Église: «Je crois que Dieu nous rappelle, particulièrement à notre époque, quelle est la force de la mission de l’Église. C’est l’amour de Dieu, exprimé dans l’amour de Jésus-Christ à travers sa vie, sa crucifixion et sa résurrection, apportant au monde le salut et la réconciliation. Nous devrions être marqués par les paroles de l’apôtre Paul: “L’amour du Christ nous étreint” (2&nbsp;Co&nbsp;5,14).»</p>

<p>«De nos jours, a-t-il ajouté, lorsque nous réfléchissons au chemin sur lequel nous entraîne l’Esprit en tant que disciples de Jésus-Christ aujourd’hui et demain, nous nous voyons dans un monde qui a soif de paix et de justice, d’une humanité vivant de manière unie dans la création vulnérable de Dieu.»</p>

<p>L’oratrice principale, la pasteure Mutale Mulenga-Kaunda, chercheuse postdoctorale à l’Université du KwaZulu-Natal, s’est dite honorée d’assister à cette rencontre œcuménique, d’autant plus qu’elle s’ouvrait le jour de la Journée internationale de la femme.</p>

<p>Après avoir relaté ses luttes, sa conversion et ses espérances personnelles, la pasteure Mulenga-Kaunda a évoqué la perspective africaine singulière que partageront les personnes assistant à la conférence. «J’ai lutté, avec des prières qui semblaient rester sans réponse. Je me suis débattue pour comprendre comment l’Esprit vivificateur de Dieu guiderait mon chemin vers un avenir inconnu», a-t-elle confié.</p>

<p>«La nature même des peuples africains est œcuménique, a-t-elle ajouté, car nous passons facilement d’une conception autochtone/traditionnelle du monde à une vision islamique et chrétienne afin de trouver un sens à la vie et à la mort. […] L’Église, notamment dans le contexte africain, doit servir de ressource missionnaire à toutes les personnes vivant à la périphérie de leur société et cherchant à vaincre les forces qui transmettent la mort.»</p>

<p>Les réactions à cette intervention ont montré que le récit de Mme&nbsp;Mulenga-Kaunda avait donné de la profondeur au thème de la conférence, instaurant des échanges intenses.</p>

<p style="text-align: right;"><em>(source : COE)</em></p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>coe</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-03-09T14:51:08Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/conference-darusha-une-semaine-pour-repenser-lavenir-de-la-mission">
    <title>Conférence d'Arusha : une semaine pour repenser l'avenir de la Mission</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/conference-darusha-une-semaine-pour-repenser-lavenir-de-la-mission</link>
    <description>
        Quelles formes de témoignage privilégier aujourd'hui pour répondre aux changements et aux complexités du monde actuel ? Cette question sera au cœur de la Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation prévue à la mi-mars en Tanzanie, et à laquelle la Cevaa participe.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/conference-darusha-une-semaine-pour-repenser-lavenir-de-la-mission/image_thumb">
        <dc:title>Conférence d'Arusha : une semaine pour repenser l'avenir de la Mission</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/conference-darusha-une-semaine-pour-repenser-lavenir-de-la-mission/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 250px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/10022018-conference-coe-mission-arusha.jpg/image_preview" alt="" style="width: 282px; height: 400px;" title="10022018 conference coe mission arusha" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>L'affiche de la Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation © COE</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Du 8 au 13 mars, la Cevaa participera à Arusha (Tanzanie) à une conférence missionnaire mondiale organisée par le Conseil œcuménique des Églises (COE), organisation internationale qui compte 348 Églises membres de presque toutes les traditions chrétiennes, notamment protestantes, anglicanes, orthodoxes et évangéliques, représentant 500 millions de chrétiens dans le monde. Le thème de cette rencontre est : «Agir selon l’Esprit: appelés à être des disciples transformés». La Mission y sera abordée comme une activité polyvalente, qui concerne toutes les dimensions de l’être humain et de la création. Cela comprend, souligne le COE, «le témoignage dans la joie par la parole et les actes de la personne de Jésus Christ et de son Évangile; l’engagement à œuvrer pour la justice et la réconciliation entre les peuples et dans toute la création; et la participation à un dialogue interreligieux, séculaire et œcuménique recherchant la compréhension mutuelle et le témoignage commun.» La Conférence s’interrogera aussi sur les changements rapides et les complexités du monde actuel et sur le témoignage à apporter aujourd’hui dans ces contextes.</p>

<p>En cette année 2018, la Conférence se déroulera en Afrique pour la première fois depuis 1958 et la conférence d'Achimota, au Ghana ; elle sera accueillie par l’Église évangélique luthérienne de Tanzanie. L'occasion pour Agnes Abuom, présidente du Comité central du COE et auteur de l’avant-propos du Livre de références de la Conférence d'Arusha, de souligner l'importance historique de cette rencontre : «aujourd'hui l’Afrique et le reste de l’hémisphère Sud représentent l’épicentre du christianisme.» Selon elle, le thème choisi pour 2018 «reflète l’aspiration constante de beaucoup de personnes à une liberté authentique et à la libération en Afrique et dans le monde entier.»</p>

<h2>Jeunesse et œcuménisme</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<ul>
				<li><a href="https://www.oikoumene.org/fr/" target="_blank">Le site du COE</a></li>
				<li><a href="https://www.oikoumene.org/fr/press-centre/events/conference-on-world-mission-and-evangelism-moving-in-the-spirit-called-to-transforming-discipleship?set_language=fr" target="_blank">Présentation de la Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation</a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Cette Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation est une longue tradition du Conseil international des missions et de la Commission de mission et d’évangélisation (CME) du Conseil œcuménique des Églises (COE). Elle remonte à la Conférence d'Édimbourg, en 1910. Elle est organisée tous les dix ans. Elle réunira cette année 800 participants officiels. Une attention particulière est apportée à la présence et la participation active de la jeunesse de l’Église, dans la mesure, souligne la lettre d'invitation du COE, où «la Conférence de 2018 vise à influencer le futur de la pensée et de la pratique missionnaire dans la décennie à venir.» Les jeunes devraient donc représenter au moins 33% du nombre total de délégués.</p>

<p>Les Conférences sur la mission et l'évangélisation sont aussi pour le COE l'occasion de vivre un «œcuménisme élargi», du fait de la participation de plein droit de délégués de l'Église catholique romaine et d'Églises ou mouvements missionnaires évangéliques et pentecôtistes. D'où cet espoir exprimé par Jooseop Keum, secrétaire de la CME : «Les Conférences mondiales sur la mission ont toujours été l'occasion pour les Églises, les organismes missionnaires et les spécialistes de se rencontrer et de déterminer une vision commune pour les années à venir. Grâce à la conférence, nous voulons lancer un mouvement missionnaire œcuménique.»</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>coe</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2018-02-12T09:49:04Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/albert-huber-un-regard-missionnaire">
    <title>Albert Huber, un regard missionnaire</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/albert-huber-un-regard-missionnaire</link>
    <description>
        Photographe engagé du monde protestant depuis plus de cinquante ans, ce qui l'a amené notamment à travailler pour la Cevaa, Albert Huber publie «500 ans de la Réforme - Les nouveaux visages du protestantisme». Un superbe ouvrage, dont l'introduction a été écrite par le théologien Marc Lienhard, où les textes répondent aux photographies pour dessiner un visage riche et sensible du protestantisme dans le monde, qui est aussi un véritable plaidoyer pour la Mission. L'occasion, aussi, de redécouvrir en images certains grands événements de la Cevaa...
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/albert-huber-un-regard-missionnaire/image_thumb">
        <dc:title>Albert Huber, un regard missionnaire</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/albert-huber-un-regard-missionnaire/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/13112017-caravane-femmes-protestantismes-huber.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 278px;" title="13112017 caravane femmes protestantismes huber" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>La Caravane des femmes à Neufchâtel en 2008, une initiative de la Cevaa © Albert Huber</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Albert Huber n'est pas seulement un photographe reconnu au service de la presse et des éditions religieuses (Réforme, Ensemble, Oberlin, Olivetan…) ; il est également un observateur engagé de la vie du protestantisme au niveau international. Depuis plus de cinquante ans, à travers à la fois ses textes et ses clichés, dans ses ouvrages, ses articles, il en dresse un portrait riche et sensible, que ce soit pour suivre un grand événement organisé dans son Alsace natale comme Protestants en Fête ou pour faire le portrait d'un pasteur syrien poursuivant son ministère à Alep malgré les bombes et les persécutions... Il ainsi travaillé régulièrement avec l'ACO (Action chrétienne en Orient, organisme missionnaire fondé dans les Églises protestantes historiques d’Alsace-Moselle), pour laquelle il a notamment suivi sous la forme de nombreux reportages le quotidien des chrétiens de Syrie ; également avec le Défap (Service protestant de mission, le Département missionnaire de trois unions d'Églises protestantes de France : L'Epudf, l'UEPAL et l'Unepref). Il est aussi un compagnon de route de longue date de la Cevaa, pour laquelle il a assuré le rôle de journaliste et photographe.</p>

<p>Son dernier ouvrage, «500 ans de la Réforme - Les nouveaux visages du protestantisme», publié aux éditions du Signe, se veut «un album d'images sur la vie des protestants aujourd'hui». Un pari difficile, qu'Albert Huber relève régulièrement à travers ses livres, tant il est vrai que la méfiance native des protestants vis-à-vis des images perdure aujourd'hui. Le protestantisme reste encore profondément lié au texte, que ce soit celui de la Bible ou ceux des théologiens. La commémoration des 500 ans de la Réforme, anniversaire symboliquement relié aux 95 thèses de Luther, n'échappe pas à la règle puisqu'il a produit abondance d'écrits...</p>

<h2>«Un Évangile concret, incarné»</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="172" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="300">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<p style="text-align: center;"><u><b>Pour aller plus loin :</b></u></p>

			<ul>
				<li>«500 ans de la Réforme - Les nouveaux visages du protestantisme»<br />
				Textes et photographies d'Albert Huber<br />
				Préfacé par François Clavairoly (FPF) et Christian Albecker (UEPAL)<br />
				Introduction de Marc Lienhard<br />
				150 pages au format 25 x 20<br />
				Prix de vente public : 15 €<br />
				Editions du Signe, Strasbourg</li>
				<li><a href="http://www.editionsdusigne.fr/index.php/catalogue-religieux/nouveaut%C3%A9s-1/500-ans-de-la-r%C3%A9forme-detail" target="_blank">Pour le commander, c'est ici !</a></li>
			</ul>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>A travers ce livre, il s'agit au contraire de «Faire parler des images», comme le rappelle Christian Albecker, président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, qui a préfacé l'ouvrage avec François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France (FPF). «Ses magnifiques photographies», souligne Christian Albecker «nous parlent de la prière, de la célébration de Dieu, elles nous invitent à entrer en solidarité avec les exclus et en dialogue avec celles et ceux qui sont différents de nous. Bref elles nous annoncent l'Évangile, un Évangile concret, incarné, sans fard, laissant apparaître nos limites et nos faiblesses, mais reflétant en filigrane, courant à travers tout l'ouvrage, l'infinie bienveillance de Dieu.» François Clavairoly y voit pour sa part «l'occasion de discerner dans ces images la foi d'un Christ multiplié au miroir des spiritualités qui s’exposent ici.»</p>

<p>Car à travers toutes ces photographies prises de l'Alsace à Madagascar, de Pologne en Chine, d'Iran en Polynésie, du Liban en Argentine, d'Inde au Bénin ; à travers les clichés de la Caravane des femmes de la Cevaa ou d'une Assemblée Générale de la Communauté en Suisse, tout comme à travers la visite d'un camp de réfugiés syriens ou, simplement, des mains tenant une bible usée... c'est bien de spiritualité qu'il est question. Les cinq chapitres de l'ouvrage, Parole et Prière, Vivre la solidarité, Dialogues &amp; Rencontres, Église universelle et Histoire &amp; Patrimoine, sont d'ailleurs précédés de courts textes de l'auteur qui constituent autant de déclarations de foi : « (...) Je crois en la force de l’Écriture, coeur de la foi. Je crois à l’actualité de ses psaumes et de ses proverbes de sagesse, de ses mythes et de ses épopées, de ses méditations et de ses protestations, de ses hymnes et de ses paraboles, de ses lettres et de ses apocalypses(...) » « (...) Je crois que l’humanité de Dieu n’est déterminée par aucune oeuvre. Elle est grâce, ce quelque chose en plus qui me rapproche de l’autre différent pour l’écouter, l’accompagner, l’accueillir, en particulier quand il est démuni, rejeté ou exclu(...) »</p>

<h2>«Place à la fête et à la joie»</h2>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/13112017-temple-ile-mare-nouvelle-caledonie-protes.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 320px;" title="13112017 temple ile mare nouvelle caledonie protestantismes huber" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Culte, temple réformé à Menaku sur l’île de Maré en Nouvelle-Calédonie, 2006 © Albert Huber</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>On pourrait dire de ces textes et des images qu'ils introduisent qu'ils créent une moderne «Défense et illustration de la Mission», à la fois par l'empathie et la proximité que l'on devine à travers ces clichés, et par l'engagement des écrits : « (...) Je crois en la dynamique de ce qui se nomme Mission qui envoie des témoins d’humanité dépasser les frontières, celles des terres lointaines comme celles du coin de la rue. Je crois que nous sommes appelés à mettre le cap vers d’autres rivages avec, pour tout bagage, le désir de briser les intolérances sur lesquelles on dresse des barbelés jusqu’au ciel étoilé. Je crois en la force d’aimer sans frontières, même si d’autres distillent la haine (...) »</p>

<p>Et une nouvelle fois à travers cet ouvrage, Albert Huber contribue à combler les lacunes des protestants dans le domaine des images, comme le rappelle le théologien Marc Lienhard dans son introduction : «Le présent volume nous donne ainsi une autre image du protestantisme que celle de l’austérité qu’on lui prête si souvent. Il s’oppose à la morosité de certains fidèles et à une concentration excessive sur le travail, il fait place à la fête et à la joie. Il va aussi au-delà d’un spiritualisme protestant de mauvais aloi, réticent à l’égard des images et des rites, en faisant place à ce qu’on peut voir des communautés et des chrétiens protestants. Qu’Albert Huber en soit remercié !»</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>a la une</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2017-11-13T15:26:27Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/lesotho-situation-deux-mois-apres-les-elections">
    <title>Lesotho : situation deux mois après les élections</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/lesotho-situation-deux-mois-apres-les-elections</link>
    <description>
        Un calme relatif s'est installé au Lesotho, mais la situation reste problématique, notamment au niveau sanitaire.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/lesotho-situation-deux-mois-apres-les-elections/image_thumb">
        <dc:title>Lesotho : situation deux mois après les élections</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/lesotho-situation-deux-mois-apres-les-elections/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<p>Deux mois après les élections anticipées du 28 février 2015 et l’installation d’un nouveau gouvernement, un calme relatif s’est installé, atténuant les tensions nées de la crise politique du mois d’août 2014. L’apaisement de la situation autorise ainsi une pleine reprise des relations internationales, du tourisme et des actions humanitaires.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Mais, dans un pays où le VIH est la cause de plus de la moitié de la mortalité maternelle, néonatale et infantile l’accompagnement social et sanitaire reste problématique.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img src="https://www.cevaa.org/eglises/lesotho.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 300px;" title="Lesotho" /></p>

<p style="text-align: center;"><em>Lesotho&nbsp;: le calme est revenu, autorisant une libre circulation.</em> [<em>Crédit photo ©agence Kaolin</em>]</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>L'Eglise évangélique du Lesotho (<a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-australe/lec-lesotho-evangelical-church">Lesotho Evangelical Church in Southern Africa</a>) est membre de la Cevaa. L’Eglise compte 340 500 membres répartis dans 94 paroisses. Elle dispose de 650 œuvres scolaires (écoles primaires, collèges secondaires, collèges techniques), de 5 dispensaires, de 2 hôpitaux, d'une école de formation en soins infirmiers, d'un centre de formation artisanal, agricole et ménager.</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>a la une</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>LEC</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>lesotho</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>LECSA</dc:subject>
    
    <dc:date>2015-04-28T13:28:33Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/en-chemin-vers-paques-priere-pour-le-togo">
    <title>En chemin vers Pâques : prière pour le Togo</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/en-chemin-vers-paques-priere-pour-le-togo</link>
    <description>
        Pour le deuxième dimanche de Carême, ce 1er mars, la Cevaa vous propose de prier pour le Togo, et pour le rôle de médiation et d’apaisement que les Églises assument dans ce pays. Un rôle crucial dans un pays dont la vie politique n’est pas exempte de violences, et qui s’est trouvé formalisé à travers le Projet d’Accompagnement Œcuménique pour le Togo.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/en-chemin-vers-paques-priere-pour-le-togo/image_thumb">
        <dc:title>En chemin vers Pâques : prière pour le Togo</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/en-chemin-vers-paques-priere-pour-le-togo/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<h5 style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-occidentale-centrafrique/eept-eglise-evangelique-presbyterienne-du-togo" target="_blank">Le site de l’EEPT</a><br />
<a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-occidentale-centrafrique/emt-eglise-methodiste-du-togo" target="_blank">Le site de l’EMT</a> </strong></h5>

<p style="text-align: center;"><a href="http://www.cevaa.org/actualites/archives/2014/fevrier/au-togo-les-eglises-au-coeur-de-la-vie-de-la-cite" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Togo : les Églises au cœur de la vie de la cité &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.cevaa.org/documents/appel-commun-des-eglises-pour-les-reformes-au-togo/at_download/file" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; L’appel commun des Églises pour les réformes au Togo &lt;&lt;</span></a></p>

<p>&nbsp;</p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 320px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/image-togo.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 266px;" title="image togo" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Culte à Lomé à l’occasion d’un camp de jeunes protestants français organisé grâce au Défap - Extrait du film "Prier et servir, de Lomé à Paris" © SoliDeoTV </em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p style="margin-left: 40px;"><strong>«&nbsp;C’est par ta descendance que se béniront toutes les nations de la terre, parce que tu as écouté ma voix&nbsp;» </strong>(Genèse 22:18)</p>

<p style="margin-left: 40px;"><strong>«&nbsp;Qui condamnera&nbsp;? Jésus Christ est mort, bien plus il est ressuscité, lui qui est à la droite de Dieu et qui intercède pour nous&nbsp;!&nbsp;» </strong>(Romains 8:34)</p>

<p>Pour un seul qui a obéi – Abraham – Dieu ouvre au plus large&nbsp;: toutes les nations de la terre&nbsp;!</p>

<p>Si en creux, ce récit de la Genèse fait entendre une lutte contre les sacrifices d’enfants en Israël, il met l’accent sur une compréhension de Dieu qui appelle, qui bénit et veut pour chacun la vie.</p>

<p>Répondre à cet appel, c’est d’abord, comme Abraham, se laisser bousculer et déplacer dans nos représentations de Dieu que nous estimons bonnes et qui s’avèrent bien souvent fausses, pour apprendre à connaître qui est ce Dieu en qui nous croyons. C’est ensuite saisir que notre réponse dépasse notre seule existence mais qu’elle nous met en lien pour le bien de tous.</p>

<p>Si nos réponses sont fluctuantes, Jésus Christ a ouvert définitivement pour nous le chemin&nbsp;de cette vie bénie. Il a appris à reconnaître la voix de Dieu, à lui faire confiance et à répondre à son appel, jusqu’au bout. C’est pourquoi Dieu l’a béni éternellement&nbsp;: il est vivant et il intercède pour nous, faisant de tous ceux qui répondent à son appel, une source de bénédictions.</p>

<h2>Prière :</h2>

<p>&nbsp;</p>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 200px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/cartes/togo.gif/image_preview" alt="" style="width: 200px; height: 445px;" title="togo.gif" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Carte du Togo © DR</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><strong>Ta Parole, ô Père, est ton Fils Jésus Christ :<br />
Inscris-la comme un signe sur notre front,<br />
comme l’amour dans notre cœur.</strong></p>

<p style="text-align: center;"><strong>Ta bénédiction, ô Père, est ton Fils Jésus Christ :<br />
place-la comme l’espérance, devant nos yeux,<br />
comme une croix de lumière sous notre regard.</strong></p>

<p style="text-align: center;"><strong>Ta lumière, ô Père, est ton Fils Jésus Christ :<br />
qu’elle soit l’orient qui nous indique le chemin,<br />
qu’elle soit la lampe qui illumine nos pas.</strong></p>

<p style="text-align: center;"><strong>Ton pardon, ô Père, est ton Fils Jésus Christ :<br />
qu’entre nous qui sommes frères, il soit réconciliation,<br />
miséricorde intarissable et toujours renouvelée.</strong></p>

<p style="text-align: center;"><strong>Ta fidélité, ô Père, est ton Fils Jésus Christ :<br />
qu’elle soit le rocher de notre alliance,<br />
le fondement sur lequel bâtir ta communauté.</strong></p>

<p style="text-align: center;"><br />
&nbsp;</p>

<p style="text-align: right;"><em>Communauté de Bose<br />
Livre de prières,<br />
Olivétan - Société luthérienne (2008)</em></p>

<p style="text-align: right;">&nbsp;</p>

<h2>Togo : les Églises, facteur d’apaisement dans la société civile</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/0215-togo-comlan-prosper-deh.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 299px;" title="0215 togo comlan prosper deh" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Comlan Prosper Deh © Défap</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Dieu appelle, Dieu bénit et veut pour chacun la vie. Il est Dieu de paix et de réconciliation. Comment répondre à cet appel, comment renouer les liens quand ils sont brisés - en quoi les Églises peuvent-elles être facteur <strong>d’apaisement</strong>, de <strong>dialogue </strong>et de <strong>réconciliation </strong>?&nbsp;</p>

<p>Au Togo, les deux Églises membres de la Cevaa, à savoir l’Église évangélique presbytérienne du Togo (EEPT) et l’Église méthodiste du Togo (EMT), sont engagées depuis plus d’une décennie comme acteurs de la société civile et jouent <strong>un rôle crucial d’apaisement et de médiation</strong>.</p>

<p>Dans un pays depuis longtemps en quête d’apaisement politique, où les rendez-vous électoraux sont souvent synonymes de violences, elles sont engagées dans un ambitieux programme de plaidoyer auprès des autorités politiques et de conscientisation de la population, en vue d’accélérer la <strong>démocratisation </strong>du pays, la <strong>transparence </strong>financière, la <strong>responsabilité </strong>citoyenne. Ce programme, c’est le <strong>PAOET </strong>(Projet d’Accompagnement Œcuménique pour le Togo), dont la coordination est assurée depuis 2011 par Comlan Prosper Deh. À travers le PAOET, les Églises peuvent par exemple intervenir à des moments particulièrement sensibles de la vie politique du pays, que ce soit en surveillant le bon déroulement des processus électoraux, ou en maintenant le dialogue entre adversaires malgré les tensions.</p>

<p>Dans un tel dispositif, la présence de partenaires étrangers est cruciale : outre l’apport des Églises du Togo, le PAOET bénéficie du soutien financier des Églises de France à travers le Défap, ainsi que de celui de la Cevaa, de DM-échange et mission, de Brot für die Welt (Pain pour le monde), de la Mission de Brême.</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>intercession</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>Togo</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>Défap</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EMT</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>DM-échange et mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EEPT</dc:subject>
    
    <dc:date>2015-03-13T16:05:55Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/zambie-france-des-celebrations-en-forme-de-decouverte">
    <title>Zambie-France : des célébrations en forme de découverte</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/zambie-france-des-celebrations-en-forme-de-decouverte</link>
    <description>
        De l'UCZ à l'EPUdF, la distance géographique est grande, même si toutes deux font partie de la même famille de la Cevaa. Des relations directes entre des paroisses de Zambie et de France existent toutefois depuis 2009, à la suite d'un camp de jeunes, et ont été formalisées sous la forme d'un jumelage en 2013. Les célébrations du Jubilé de l'UCZ ont été l'occasion pour des représentants de l'EPUdB (Église protestante unie du Bocage normand) de se rendre à Lusaka. L'occasion, aussi, d'échanges en profondeur sur les forces et les difficultés de chacune de ces Églises, placées toutes deux dans des contextes très différents, sur des thèmes comme l'action au sein de la société, l'évangélisation, le rôle des jeunes, les difficultés financières...
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/zambie-france-des-celebrations-en-forme-de-decouverte/image_thumb">
        <dc:title>Zambie-France : des célébrations en forme de découverte</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/zambie-france-des-celebrations-en-forme-de-decouverte/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<h5 style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-australe/ucz-united-church-of-zambia" target="_blank">Le site de l’UCZ</a><br />
<a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/europe/epudf-eglise-protestante-unie-de-france" target="_blank">Le site de l’EPUdF</a> </strong></h5>

<p>&nbsp;</p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 320px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/0215-jubile-ucz7.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 352px;" title="0215 jubile ucz7" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Image des célébrations du Jubilé à Lusaka © Éric Trocmé</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Du 9 au 18 janvier 2015, l’UCZ (United Church of Zambia) a célébré ses cinquante ans d’existence. En présence, notamment, d’invités des diverses Églises qui l’ont vu naître et croître : des invités venus du Lesotho, de Suisse, de France, d’Écosse... Parmi les participants aux manifestations du Jubilé, Éric Trocmé, pasteur de l’Église protestante unie du Bocage normand (EPUdB) et Étienne Fels, président du conseil presbytéral de l’EPUdB. L’Église protestante unie de France (EPUdF) et le Défap les ont missionnés pour les représenter. Les raisons de leur présence tiennent à l’organisation, entre 2009 et 2012 d’un camp tripartite d’une trentaine de jeunes issus de l’United Reformed Church of England – Wessex Synod, la Methodist Church of England, l’UCZ et l’Église réformée Nord-Normandie. Vécue successivement en Angleterre, en Zambie et en France, cette rencontre par-delà les continents s’est terminée à Berjou, petit hameau de Normandie.</p>

<p>A la suite de ce camp, l’UCZ manifeste son désir de maintenir et de fortifier les relations créées avec la région Nord-Normandie. Elle envoie pour cela trois propositions de jumelages entre paroisses, l’une à Lusaka, l’autre à Luangwa à 320 km de la capitale et la dernière à Kafue, à une quarantaine de km plus au Sud. Séduite par le profil de communauté proposé, l’assemblée générale de l’EPUdB se prononce pour un jumelage avec Kafue et entame ses premiers contacts au moment de Noël 2013.</p>

<p>C’est dans la suite de ces échanges qu’en novembre dernier, le conseil régional de Nord-Normandie, contacté par le service des relations internationales de l’EPUdB, se tourne vers la paroisse du Bocage normand pour relayer l’invitation de l’UCZ. La priorité de cet envoi consiste à apporter un message de fraternité au nom de l’EPUdF, du Défap et du Conseil régional de Nord-Normandie, de manifester par sa présence les liens qui perdurent entre ces Églises membres de la Cevaa, de saluer les autorités de l’Église. Il représente aussi l’opportunité inattendue et reçue comme un cadeau d’effectuer une visite sur place à Kafue pour y rencontrer de visu les interlocuteurs contactés à distance et souvent avec difficultés. Le conseil presbytéral se dit alors qu’un pasteur et un agronome peuvent former un bon duo pour balayer un champ bien au-delà du périmètre strictement ecclésial et consolider des rapports jusqu’alors embryonnaires.</p>

<h2>Apprivoisement</h2>

<p>&nbsp;</p>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 320px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/0215-jubile-ucz5.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 533px;" title="0215 jubile ucz5" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Visite à la Shiloh Congregation © Éric Trocmé</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Confiance et inquiétude s’entremêlent. Certes, l’EPUdB ne fait jamais que répondre à un appel de l’UCZ, mais comme l’en avertissent certains anciens, « l’argent n’est jamais loin, les intentions peuvent se révéler intéressées. Le piège, c’est la mauvaise conscience, l’aide directe qui occasionne plus de mal que de bien, suscite des jalousies, des espoirs rapidement déçus, des projets avortés. »</p>

<p>L’appréhension se lève progressivement. Sur la route de Kafue, quelques kilomètres après avoir quitté Lusaka et ses contrastes, entre centres commerciaux flambant neuf et petits étals, larges avenues bordées de jacarandas, de flamboyants ou de frangipaniers tout autant que de séries ininterrompues de panneaux publicitaires, ruelles défoncées et nappes d’eau stagnante, le pasteur Musonda Bowa, « en français, cela veut dire “champignon” » s’esclaffe-t-il, sort du vide poche de la 4x4 dont l’autoradio déverse une flopée de cantiques, deux feuilles ronéotées. Le programme des 4 jours à venir ! Un vaste tour d’horizon des différents groupes de la Shiloh Congregation de Kafue, des visites, des échanges et même du tourisme. Et un logement chez l’habitant pour chacun, deux lieux d’un accueil chaleureux, plein d’attention, au sein de logements bruissant du matin jusqu’au soir de la télévision tonitruante - les élections présidentielles en cours et la Coupe d’Afrique des nations -, et où les rôles sont strictement définis : pas question que les hommes préparent à manger, fassent le service, la vaisselle, se lèvent pour aider ou aillent chercher de l’eau. Il s’agit là du travail des femmes !</p>

<h2>Intérêt réciproque</h2>

<p>&nbsp;</p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 320px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/0215-jubile-ucz6.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 320px;" title="0215 jubile ucz6" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Signature du jumelage entre paroisses de Zambie et de France © Éric Trocmé</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Partout se manifeste le souci du contact, le plaisir de présenter et d’expliquer ce qui se construit, s’éprouve et se vit. Professeur de français au collège de garçons de l’UCZ à Kafue, Patricia Kapondo met en perspective les forces et les faiblesses du système scolaire zambien : « L’école primaire est gratuite pour l’ensemble de la population. Mais pour l’entrée au collège, un examen national est nécessaire, le nombre de points obtenu permettra ou non de poursuivre sa scolarité, une scolarité payante et chère, avec une nette préférence pour les garçons au détriment des filles. » Dans les bâtiments voisins, les infirmiers du dispensaire fondé par l’Église notent la prise en charge gratuite par l’État des trithérapies tout en déplorant la mortalité infantile due « à la culture qui fait préférer l’accouchement à la maison, l’insuffisance de moyens en personnel et en transports. »</p>

<p>Les rencontres successives, avec les groupes de jeunes et les groupes d’anciens, avec l’une des diaconesses en charge du territoire paroissial, avec le diaconat, avec les représentants du consistoire, les différents entretiens, montrent qu’une nouvelle étape est en gestation, qu’elle se cherche avec de nouveaux partenaires, plus jeunes, plus familiers de moyens de communication modernes. Qui mesurent bien les différences de moyens entre Églises du Nord et Églises du Sud, font état de leurs difficultés financières, mais découvrent avec stupeur la maigreur des groupes de jeunes dans les Églises françaises, le peu d’assistance au culte, la déchristianisation, les difficultés d’un protestantisme minoritaire. Et le questionnent avec intérêt sur son action au sein de la société, sur sa vitalité, ses projets, son avenir, son évangélisation.</p>

<p>Petit à petit, s’esquissent les pistes possibles d’un jumelage à plusieurs facettes : des contacts réguliers grâce à l’internet, aux adresses recueillies, des messages au moment des fêtes carillonnées, des échanges de textes liturgiques, des chants enregistrés, l’intérêt partagé pour les questions agricoles – de part et d’autres les questions écologiques sont prises en compte -, des échanges de recettes de confiture (les quelques pots amenés du Bocage ont suscité un intérêt profond !). Pour la suite on se met à rêver : des échanges de jeunes, la venue à Condé sur Noireau de zambiens pasteur et agronome … Rien de révolutionnaire ni de très ambitieux. Juste des petits signes qui tissent l’Église universelle de quelques fils de fraternité. Le livre de photos réalisé pour l’occasion où se côtoient des figures du Bocage, offert et paraphé solennellement pour signifier le jumelage, s’ouvre d’ailleurs par un portrait d’une paroissienne, Colette Lemarchand. Elle a choisi pour l’illustrer son verset préféré : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »</p>

<p style="text-align: right;"><strong><em>Éric Trocmé</em></strong></p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>Défap</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>UCZ</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>zambie</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>vie des églises</dc:subject>
    
    <dc:date>2015-02-23T16:26:09Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/les-cultes-cafe-croissants-parler-de-dieu-dans-un-milieu-secularise">
    <title>Les «cultes café-croissants» : parler de Dieu dans un milieu sécularisé</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/les-cultes-cafe-croissants-parler-de-dieu-dans-un-milieu-secularise</link>
    <description>
        «C'est aussi ça l'Église». Derrière ce slogan, une série vidéo lancée sur le tout nouveau site de l'Église Protestante Unie de France - et une promesse : montrer «l'Église comme vous ne l'avez jamais vue».  Premier épisode cette semaine : rencontre avec le pasteur Patrice Fondja et découverte des «cultes café-croissants» qui ont été mis en place depuis quelques années à Toul. Ou comment inventer de nouvelles manières de témoigner auprès d'un public éloigné de la foi chrétienne.
    </description>
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        <dc:title>Les «cultes café-croissants» : parler de Dieu dans un milieu sécularisé</dc:title>
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    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eglise-protestante-unie.fr" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Le site de l'Église protestante unie de France&lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.cevaa.org/actualites/archives/2014/novembre/quand-deux-eglises-de-la-cevaa-parlent-de-croissance" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Quand deux Églises de la Cevaa parlent de croissance &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.regardsprotestants.com/" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Le portail "Regards Protestants" &lt;&lt;</span></a></p>

<p>&nbsp;</p>

<div id="fb-root">&nbsp;</div>
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<div class="fb-xfbml-parse-ignore"><a href="https://www.facebook.com/video.php?v=804579469578886">Publication</a> by <a href="https://www.facebook.com/EpudF">Eglise protestante unie de France</a>.</div>
</div>

<p>&nbsp;</p>

<p>Il a été recruté via le Défap par ce qui était alors l’Église Réformée de France (ERF), et qui a fusionné depuis dans l’Église Protestante Unie de France (EPUdF). C’était il y a un peu moins de 5 ans. Patrice Fondja a quitté le Cameroun pour venir affronter selon ses termes « la sécheresse spirituelle » d’un pays dit « développé ». Depuis 2010, il est pasteur missionnaire à Toul, partie prenante d’un projet visant à revitaliser les paroisses dans une région marquée à la fois par une forte dissémination et par un tout aussi fort exode rural. La Lorraine, la Franche-Comté et la Champagne-Ardenne comptent environ 5600 familles, regroupées dans une vingtaine de paroisses ; mais ce sont pour beaucoup des paroisses en grande partie rurales et où la pratique religieuse est en perte de vitesse. D’où l’idée de créer des « équipes missionnaires » à Chaumont, avec le pasteur Éric Perrier, arrivé en 2009, et Toul, avec Patrice Fondja. Leur défi commun : impulser une nouvelle dynamique. Et une trouvaille : les «cultes café-croissants», cultes mensuels très informels faisant la part belle aux témoignages, chants et prières libres, de manière à susciter l’intérêt d’un public éloigné des milieux chrétiens.</p>

<p>C’est par cette vidéo que s’ouvre la nouvelle série vidéo publiée sur le site de l’EPUdF, sous le titre «C’est aussi ça l’Église». À nouveau site, nouveaux moyens de communication : cette série, lancée avec le soutien du portail Regards Protestants, financé par la fondation Eugène Bersier, vise à décliner le slogan de l’EPUdF («Une Église de témoins») de manière moderne, et promet «des reportages sur des actions innovantes» de manière à montrer «l’Église comme vous ne l’avez jamais vue». Elle oriente l’internaute, pour toute information complémentaire, vers un nouveau nom de domaine, www.cest-ca-leglise.fr, qui lui-même renvoie vers le site de l'EPUdF.&nbsp;</p>

<p>Retrouvez ci-dessous le teaser de la nouvelle série «C’est aussi ça l’Église» :</p>

<div id="fb-root">&nbsp;</div>
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</div>

<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cameroun</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>Défap</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EPUdF</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>vie des églises</dc:subject>
    
    <dc:date>2015-03-20T15:17:18Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/en-chemin-vers-paques-priere-pour-la-centrafrique">
    <title>En chemin vers Pâques : prière pour la Centrafrique</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/en-chemin-vers-paques-priere-pour-la-centrafrique</link>
    <description>
        Pour cette période précédant Pâques, la Cevaa vous propose une série de prières en lien avec ses Églises membres et avec les projets qu'elle soutient. Cette semaine, nous partons de textes sur les tentations de Jésus. Et nous vous proposons de prier pour les besoins matériels, spirituels et psychologiques de nos Églises sœurs en Centrafrique.
    </description>
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        <dc:title>En chemin vers Pâques : prière pour la Centrafrique</dc:title>
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    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<h5 style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/afrique-occidentale-centrafrique/epcrc-eglise-protestante-christ-roi-de-centrafrique" target="_blank">Le site de l’EPCRC</a><br />
<a href="http://www.cevaa.org/la-communaute/fiches-deglises/europe/epudf-eglise-protestante-unie-de-france" target="_blank">Le site de l’EPUdF</a> </strong></h5>

<p style="text-align: center;"><a href="http://www.observatoirepharos.com" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Le site de Pharos &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.observatoirepharos.com/c/afrique/centrafricaine/centrafrique-publication-du-rapport-pharos-sur-les-dimensions-culturelles-et-religieuses-de-la-crise-fr" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Comprendre la crise centrafricaine : rapport de l'Observatoire Pharos &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.rfi.fr/afrique/20150126-rca-forum-reconciliation-preparation-seleka-fprc/" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; RCA: l’ex-Seleka complique la préparation du Forum de réconciliation &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.rfi.fr/afrique/20150210-rca-affrontements-bria-entre-ex-seleka-forces-internationales/" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; RCA: affrontements à Bria entre ex-Seleka et forces internationales &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/minusca/mandate.shtml" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Le mandat de la Minusca (Nations-unies) &lt;&lt;</span></a></p>

<p>&nbsp;</p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 320px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/9d0a0248.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 266px;" title="9D0A0248" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Des enfants dans une école de Bangui accueillant des déplacés © Claire Bernole pour Défap et Cevaa</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Pour le premier dimanche de Carême, ce 22 février 2015, les deux textes suivants sont issus de <em>Notre pain quotidien</em> (Olivétan - Société luthérienne) et des lectures UEPAL du jour&nbsp;(Matthieu 4:1) :</p>

<p style="margin-left: 40px;"><strong>«Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.» </strong>(1 Jean 3:8b)</p>

<p style="margin-left: 40px;"><strong>«Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.»</strong> (Matthieu 4:1)</p>

<p>Le sens profond de la mission de Jésus est combattre le mal sous toutes ses formes, et d’en triompher de manière définitive par sa mort et par sa résurrection. Dans l’Évangile de Matthieu, le voici à l’orée de son ministère public : juste après le récit de son baptême par Jean-Baptiste dans les eaux du Jourdain, il est&nbsp;« emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. » Présentées en trois scènes symétriques, ces tentations sont de trois ordres : la tentation des biens matériels, la tentation du pouvoir à travers les idoles, la tentation du pouvoir à travers la puissance spirituelle.</p>

<p>La première, symbolisée par le pain, c’est celle d’Ève prenant le fruit défendu (Genèse 3,6), du peuple sauvé d’Égypte et mené dans le désert, qui veut stocker la manne (Exode 16,19-20) : la tentation bien humaine de la captation («la convoitise de la chair» dans 1 Jean 2,16). La deuxième, c’est un marché de dupes que propose «le Prince de ce monde» (Jean 12,31 ; 14,30 ; 16,11) : le révérer comme un dieu, c’est-à-dire se compromettre avec le mal, pour exercer la royauté universelle... une royauté purement matérielle, fragile et passagère. Cette deuxième tentation, celle des royaumes, consiste à renier Dieu pour suivre des idoles assurant la puissance. La troisième est de faire un miracle pour se faire reconnaître ; elle trouve un écho lors de la crucifixion : « Qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ de Dieu, l’Élu ! » (Luc 23,35). Mais Jésus refuse cette puissance spirituelle, comme il a refusé le pouvoir politique, refusant de répondre aux rêves d’un messianisme royal et triomphant qu’entretenait une bonne part du peuple juif. Un bon panorama de quelques grandes tentations humaines... Jésus n’en a pas été épargné, mais il en est sorti vainqueur.</p>

<p>Les corollaires de ces tentations sont la violence ou la contrainte. L’être humain coupé de Dieu se coupe aussi de ses semblables, par l’appropriation des biens matériels, par un pouvoir revendiqué sur autrui, par une vision du monde imposée aux autres, auxquels est dénié le libre arbitre. Tentations très modernes : elles peuvent s’exercer aujourd’hui dans les domaines de l’économique, du politique, du religieux. Elles peuvent se combiner jusqu’à créer dans certaines régions du monde des crises en apparence inextricables. Comment, à notre échelle, en être victorieux ?</p>

<h2>Prière :</h2>

<p>&nbsp;</p>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 320px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/141214-ecole-dimanche-epcrc.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 299px;" title="141214 ecole dimanche epcrc" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Bernard Croissant (à droite) à l’école du dimanche de l’EPCRC, en décembre 2014 © DR</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><strong>Seigneur notre Dieu,<br />
tu as permis que ton Fils<br />
soit soumis à la tentation.<br />
Il en est sorti vainqueur.<br />
Accorde-nous de progresser<br />
dans la connaissance de Jésus Christ :<br />
que sa vie et son combat<br />
soient la force qui soutienne<br />
toute notre existence<br />
pour que nous marchions<br />
résolument vers sa lumière,<br />
lui qui vit et qui règne avec toi,<br />
Père, et le Saint-Esprit, un seul Dieu<br />
pour les siècles des siècles.</strong></p>

<p style="text-align: right;"><strong>Amen.</strong></p>

<p style="text-align: right;"><em>Notre pain quotidien, édition 2015,<br />
Olivétan - Société luthérienne</em></p>

<p style="text-align: right;">&nbsp;</p>

<h2>Centrafrique : soutien matériel, psychologique et spirituel</h2>

<table align="right" border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/p1010997.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 291px;" title="P1010997" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Ferdinand Bombayaké et Brigitte Oundagnon, de l'EPCRC © Cevaa</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Dans une situation où l’État a démissionné, où la corruption est devenue la norme, où la religion a été trop longtemps instrumentalisée, où les violences issues de longues années de tensions entre groupes sociaux, ethniques et politiques ont été trop facilement assimilées à des affrontements interconfessionnels, la Centrafrique ne peut se reconstruire sans une double catharsis : une libération de la parole sur les violences, et le rétablissement d’un dialogue interconfessionnel. C’est ce à quoi travaillent le Défap et la Cevaa auprès de l’Église protestante Christ-Roi de Centrafrique. Les besoins d’accompagnement sont grands, sur les plans tant spirituel que psychologique.</p>

<p>Durant les pires moments de violence, les membres de l’Église protestante Christ-Roi trouvaient un réconfort dans le soutien et les prières de leurs Églises sœurs. À présent que le retour au calme rend une intervention sur place possible, une aide directe est nécessaire. C’est le sens du programme de soutien dans lequel se sont associés la Cevaa, le Défap et la CETA, et qui a permis la venue, il y a quelques semaines, du pasteur Bernard Croissant, envoyé par le Défap. Cette visite, outre le lancement des premières actions d’accompagnement, avait notamment pour but d’évaluer les besoins et les moyens d’y faire face. Après cette première phase de diagnostic, le programme d’aide devrait s’engager sur trois axes principaux : accompagnement pastoral, mise en place d’une cellule d’écoute psychologique, formation biblique pour les femmes.</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>intercession</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>Défap</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>République centrafricaine</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>EPCRC</dc:subject>
    
    <dc:date>2015-03-13T16:09:48Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/des-pelerins-de-la-justice-climatique-esperent-influencer-la-cop-21-a-paris">
    <title>Des pèlerins de la justice climatique espèrent influencer la COP 21 à Paris</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/des-pelerins-de-la-justice-climatique-esperent-influencer-la-cop-21-a-paris</link>
    <description>
        Des milliers de personnes prévoient d’entamer un pèlerinage de justice climatique – à pied ou à vélo – dans de nombreuses régions du monde.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/des-pelerins-de-la-justice-climatique-esperent-influencer-la-cop-21-a-paris/image_thumb">
        <dc:title>Des pèlerins de la justice climatique espèrent influencer la COP 21 à Paris</dc:title>
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    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<h5 style="text-align: center;"><a href="http://www.oikoumene.org/fr/activites/pelerinage-de-justice-et-de-paix?set_language=fr" target="_blank">Pèlerinage de justice et de paix du COE</a></h5>

<h5 style="text-align: center;"><a href="http://www.oikoumene.org/fr/activites/le-souci-de-la-creation-et-la-justice-climatique?set_language=fr" target="_blank">Travail du COE sur la justice climatique et le souci de la création</a></h5>

<p>&nbsp;</p>

<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/EmBH9TAkioc?rel=0&amp;controls=0&amp;showinfo=0" width="720"></iframe>

<p><em>Au cours d'une marche de trois heures de l'abbaye de Bonmont à l'Institut œcuménique de Bossey, près de Genève, en Suisse, les participants et participantes d'une réunion d'un organe directeur du COE ont réfléchi à la signification du pèlerinage de justice et de paix pour eux-mêmes et pour leurs Églises.</em></p>

<p><em>(Vidéo principalement en anglais; certains passages en français et espagnol avec sous-titres)</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Inspirés par leurs convictions religieuses, ces fidèles pèlerins veulent exprimer leur solidarité avec ceux et celles qui sont touchés par les changements climatiques, en appelant les dirigeants du monde à produire un accord universel et juridiquement contraignant sur le climat, à l’occasion de la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, à Paris (COP 21).</p>

<p>Ces pèlerins, essentiellement originaires d’Europe et d’Afrique, sont mobilisés par des organisations chrétiennes représentant les membres du Conseil œcuménique des Églises (COE). Certains d’entre eux chemineront ainsi jusqu’à Paris, où ils uniront leurs voix à celles d’autres acteurs du monde religieux présents à la COP 21, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015.</p>

<p>«Paris est un jalon dans notre pèlerinage de justice climatique», a déclaré Guillermo Kerber, responsable du programme du COE concernant la justice climatique et le souci de la création. «Mais Paris n’est pas une destination. On attend de nous, en tant que personnes de convictions, que nous donnions une orientation morale au dialogue sur le climat, c’est pourquoi nous devons établir la stratégie pour 2016 et au-delà», a-t-il déclaré.</p>

<p>Guillermo Kerber s’exprimait lors d’une réunion préparatoire à l’intention des organisations œcuméniques, organisée le 22 janvier à Genève (Suisse) dans la perspective de la COP 21. Le concept de «pèlerinage de justice et de paix» est une vision mise en avant par la Dixième Assemblée du COE, or la justice climatique est une composante importante de cette vision.</p>

<p>Dans le sillage d’appels en faveur de la justice climatique lancés par des responsables religieux tels que le patriarche Bartholomée Ier&nbsp;de Constantinople et le pape François de l’Église catholique romaine, le COE a l’intention de faire entendre distinctement des voix de communautés religieuses pour exiger un traité juste, ambitieux et juridiquement contraignant à Paris, a indiqué Guillermo Kerber.</p>

<h2>Un geste symbolique : traverser les frontières à pied et à bicyclette</h2>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/0215-pelerins-justice-climatique.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 251px;" title="0215 pelerins justice climatique" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p><em>Pèlerins de la justice climatique&nbsp;©&nbsp;COE</em></p>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>En Afrique, les «pèlerins de la justice climatique» prévoient de traverser les frontières à pied et à bicyclette pour sensibiliser aux conséquences des changements climatiques. Représentant l’Alliance ACT, organisation partenaire du COE, Patriciah Akullo a communiqué des informations sur la campagne que mène son organisation en faveur de la justice climatique, qui s’intensifiera à l’approche de la COP 21 en mettant l’accent sur l’Afrique. Elle a expliqué qu’après avoir traversé les frontières entre l’Afrique du Sud, l’Ouganda et le Burundi, entre autres pays, la destination finale de ces pèlerins sera Nairobi.</p>

<p>Parmi les célébrités qui devraient donner leur voix à la campagne figurent l’archevêque Desmond Tutu et le président kenyan Uhuru Kenyatta, ainsi que d’autres personnalités issues des milieux du sport, de la culture et de la musique.</p>

<p>«Le pèlerinage à la COP 21 est un pèlerinage de justice et de paix, pour les individus et pour la terre», a déclaré Isaiah Toroitich, qui travaille pour la campagne Act Now for Climate Justice. «À Paris, nous espérons parler d’une seule voix en tant que personnes de convictions, en nous montrant solidaires de celles et ceux qui sont affectés par les changements climatiques», a-t-il déclaré.</p>

<p>Thomas Hirsch, de Pain pour le monde, a déclaré qu’en tant que croyants «nous sommes unis dans notre diversité par nos efforts pour que nos appels en faveur de la justice climatique soient entendus à la COP 21». Les initiatives prévues par les Églises, les organisations œcuméniques et leurs partenaires religieux ont été qualifiées de «motivantes» par Thomas Hirsch. Cependant, a-t-il averti, «l’élan dont bénéficient ces efforts peut retomber si la COP 21 ne répond pas aux attentes».</p>

<p>Les organisations suivantes ont pris part à la réunion préparatoire à Genève: Alliance ACT, Conférence des Églises européennes, Aide de l’Église norvégienne (Norwegian Church Aid), MISEREOR, Green Pilgrimage Network, Pain pour le monde, Fédération luthérienne mondiale, Christian Aid, Secours catholique, CIDSE (Coopération internationale pour le développement et la solidarité) et CCFD-Terre solidaire.</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>coe</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2015-02-25T10:16:40Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/appels-a-la-solidarite-pour-les-eglises-du-niger">
    <title>Appels à la solidarité pour les Églises du Niger</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/appels-a-la-solidarite-pour-les-eglises-du-niger</link>
    <description>
        Les demandes de soutien se multiplient, venues de milieux tant protestants que catholiques, après les violences qui ont visé des dizaines d'églises et des symboles de la présence française au Niger. L'Action Missionnaire (AM) et l'Action Évangélique de Pentecôte (AEP) mettent en place un soutien d'urgence, Portes Ouvertes lance une semaine de prières ; les trois évêques du pays font part à « l’ensemble de la communauté musulmane » de leur « amitié » et de leur « fraternité ». Les témoins de ce déchaînement de violence soulignent qu'ils en avaient vu les signes avant-coureurs.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/appels-a-la-solidarite-pour-les-eglises-du-niger/image_thumb">
        <dc:title>Appels à la solidarité pour les Églises du Niger</dc:title>
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    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<p class="encart" style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.observatoirepharos.com/c/afrique/niger/veille-pharos">NIGER : VEILLE DE L’OBSERVATOIRE PHAROS</a></strong></p>

<p style="text-align: center;"><a href="http://actionmissionnaire.fr/urgence-niger-61-eglises-saccagees-et-incendiees-deux-ecoles-incendiees-a-niamey/#.VM9KOWiG_40" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt;Niger : l'appel de l'Action Missionnaire &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.oikoumene.org/en/press-centre/news/wcc-condemns-attacks-on-churches-in-niger" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Le message du Conseil Œcuménique des Églises &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Les-eveques-du-Niger-renouvellent-leur-temoignage-d-amitie-aux-musulmans-2015-01-27-1273449" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Article de La Croix &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150119085531/politique-niger-manifestation-islam-soci-t-niger-pourquoi-les-manifestations-anti-charlie-hebdo-ont-t-si-violentes.html" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Article de Jeune Afrique &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150123.AFP6275/niger-choc-et-incomprehension-des-chretiens-qui-vivent-dans-la-peur.html" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Article de L'Obs &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.droitlibre.net/" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Le site de Droit Libre TV &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.lemonde.fr/international/visuel/2015/01/22/boko-haram-en-cartes_4561643_3210.html" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Boko Haram par les cartes : le dossier du Monde... &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/carte-l-offensive-de-boko-haram-au-nigeria-et-au-cameroun_1642083.html" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; ... et de l’Express &lt;&lt;</span></a></p>

<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="433" src="https://www.youtube.com/embed/T_6MnBSLOfo?rel=0&amp;controls=0&amp;showinfo=0" width="770"></iframe>

<p>&nbsp;</p>

<p>Pourquoi les chrétiens du Niger portent-ils aujourd’hui « la croix de Charlie » ? Quelques jours après l’explosion de violence de la mi-janvier 2015, un collectif de journalistes indépendants s’est rendu à la paroisse Saint-Gabriel de Niamey, incendiée par les manifestants, et à l’Alliance des missions et Églises évangéliques du Niger. Leur reportage, qui s’efforce de décrire l’enchaînement ayant conduit, depuis les manifestations dénonçant l’attaque contre Charlie Hebdo en France, jusqu’à des attaques d’églises au Niger, est diffusé sur Droit Libre TV, webtv qui se consacre aux droits humains et qui opère depuis le Burkina-Faso.</p>

<p>Parallèlement, les communautés chrétiennes en lien avec le Niger, tout en essayant elles aussi de comprendre, s’efforcent d’organiser le soutien. Les appels viennent autant de milieux protestants que de milieux catholiques. L’Action Missionnaire (AM) et l’Action Évangélique de Pentecôte (AEP) ont mis en place un fonds d’urgence et appellent aux dons <strong><a href="http://actionmissionnaire.fr/" target="_blank">sur leur site internet</a></strong>. « Ces sommes récoltées seront directement, et par nos soins, transmises aux personnes référentes au pays, pour une ventilation des aides d’urgence. Très prochainement, notre équipe aura l’occasion d’être sur place, pour être aux côtés de nos frères et sœurs de cœur et d’esprit », annonce un communiqué diffusé par l’Action Missionnaire. <a href="https://www.portesouvertes.fr/agir/prier/urgence-priere/2015/janvier/niger-nos-equipiers-sont-sur-place" target="_blank"><strong>Portes Ouvertes</strong></a> indique pour sa part avoir déjà envoyé une équipe «&nbsp;sur place pour soutenir les chrétiens nigériens gravement touchés par les émeutes antichrétiennes. Sa mission : soutenir les chrétiens qui ont tout perdu dans les attaques et recenser les besoins pour mettre en place une aide d’urgence ». Le Conseil Œcuménique des Églises, qui revendique près de 350 Églises membres issues de presque toutes les traditions chrétiennes, notamment protestantes, anglicanes et orthodoxes, a diffusé un <a href="http://www.oikoumene.org/en/press-centre/news/wcc-condemns-attacks-on-churches-in-niger" target="_blank"><strong>communiqué de condamnation</strong></a> en notant que ces violences sont survenues en réaction à la campagne internationale « Je suis Charlie ». Côté catholique, les trois évêques du pays s’efforcent de faire baisser la tension : ils ont fait part à « l’ensemble de la communauté musulmane » nationale de leur « amitié » et de leur « fraternité ».</p>

<h2>« Que va-t-il se passer après ? »</h2>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><strong><em><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/0215-eglise-tanout.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 298px;" title="0215 eglise tanout" /></em></strong></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Photo d’ouverture : église de Tanout, ville au nord de Zinder, après le passage des émeutiers © Action Missionnaire</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Tout s’est déroulé sur quatre jours, du jeudi 15 au dimanche 18 janvier ; et depuis lors, les communautés chrétiennes restent traumatisées par ces attaques. Les témoignages évoquent une brusque montée de tension au cours de la journée de jeudi à Zinder, ville du Sud du pays, située non loin du Nigeria (<a href="https://www.google.fr/maps/place/Zinder,+Niger/@13.1030004,4.7426786,7z/data=!4m2!3m1!1s0x11a5c3109ae643fd:0x26bc65abec674004" target="_blank"><strong>voir carte</strong></a>), ainsi qu’à Agadez (<a href="https://www.google.fr/maps/place/Agadez,+Niger/@13.9587443,4.3965689,7z/data=!4m2!3m1!1s0x1198304cfa812ae1:0x1649c0960397249a" target="_blank"><strong>carte</strong></a>). C’est là qu’ont été signalés les premiers actes de violence, qui ont visé non seulement des églises (une dizaines ont été pillées et brûlées), mais aussi des symboles français (le Centre Culturel franco-nigérien de Zinder a été saccagé). Dès le lendemain, les troubles se sont étendus à Niamey, la capitale. Des rassemblements se sont formés après la prière du vendredi, une manifestation est partie de la grande mosquée ; puis des groupes se sont dispersés en ville en s’attaquant, là encore, aux lieux de culte chrétiens, mais aussi aux commerces tenus par des Français. Plus d’une quarantaine d’églises ont été saccagées en quelques heures, ainsi que les bâtiments appartenant à des communautés de religieuses catholiques, qui ont dû fuir. Au soir du dimanche 18 janvier, le bilan était incertain ; mais le nombre d’églises brûlées, toutes tendances chrétiennes confondues, serait compris entre 60 et 70. Les émeutes ont également fait une dizaine de morts - neuf émeutiers et un policier. Les autorités nigériennes, lentes à réagir durant les premières heures des violences (les policiers envoyés, tardivement, pour défendre les lieux de culte ont été débordés), ont annoncé par la suite plus de 400 arrestations.</p>

<p>Pour les chrétiens du Niger, pays dont la population est très majoritairement musulmane, le choc est d’autant plus grand qu’ils vivaient jusqu’alors en bonne entente avec leurs voisins musulmans. Beaucoup témoignent d’ailleurs avoir été aidés, voire cachés au plus fort des violences, par ces mêmes voisins. « Ma sœur, qui est musulmane, a caché une vingtaine de chrétiens chez elle pendant deux jours avant de les remettre à l’abri à la gendarmerie », raconte dans un reportage de l’AFP Fleur, chrétienne, dont le restaurant a été détruit. « Nos parents, nos grands-parents, sont ici depuis les années 1930 », raconte pour sa part un habitant de Zinder. Sitôt après les émeutes, des responsables religieux musulmans ont lancé à la télévision publique des appels au calme. Mais les chrétiens vivent dans la crainte de nouvelles violences. <strong><a href="http://fr.radiovaticana.va/news/2015/01/19/%C3%A9glises_d%C3%A9vast%C3%A9es_au_niger__l%E2%80%99archev%C3%AAque_de_niamey_%C2%AB_sous_le_choc_%C2%BB__/1118943" target="_blank">Interviewé par Radio Vatican</a></strong>, Michel Cartatéguy, l’archevêque de Niamey, a lancé une demande implicite de protection en évoquant des scènes inquiétantes : « Maintenant », dit-il, « il y a des gens qui demandent: "tu es Allah Akbar ou tu es Hallelujah?". Cela veut dire qu’on est en train de repérer les chrétiens qui sont dans la ville. Que va-t-il se passer après? »</p>

<h2>La campagne "Je suis Charlie", détonateur d’une situation explosive</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><strong><em><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/0215-degats-emeutes-niger.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 224px;" title="0215 degats emeutes niger" /></em></strong></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Les dégâts des émeutes dans un lieu de culte à Niamey © Action Missionnaire</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Cette explosion de violence va très au-delà d’une réaction à la campagne internationale "Je suis Charlie". Certes, les images de la "marche républicaine" organisée à Paris après l’attaque de l’hebdomadaire Charlie Hebdo, qui a fait douze morts, ont été souvent mal perçues au sud de la Méditerranée. La manifestation a été assez largement perçue, au sein de populations musulmanes, comme une marque inconditionnelle de soutien à une publication vue comme offensante ; la France défendant la liberté d’expression a été vue plus comme une donneuse de leçons que comme un héraut de la démocratie ; et globalement, l’émotion et les très nombreuses déclarations ayant suivi l’attentat ont davantage accru l’incompréhension entre des sociétés occidentales sécularisées, où le délit de blasphème n’existe plus depuis longtemps et où l’humour peut sans péril s’exercer dans le domaine du religieux, et des sociétés à majorité musulmane où les représentations irrévérencieuses du Prophète ne font pas rire et ne peuvent être perçues que comme des agressions gratuites. Mais la campagne "Je suis Charlie" a surtout servi de détonateur dans un pays où s’accumulent depuis longtemps les motifs de tension.</p>

<ul>
	<li><u><strong>Le Niger, pays le plus pauvre du monde</strong></u></li>
</ul>

<p>Dans le classement 2014 du développement humain de l’ONU, le Niger est bon dernier : 187ème sur 187. Le PIB par habitant est de un dollar par jour. Moins d’un tiers de la population sait lire et écrire, près de 60% est sous le seuil de pauvreté ; en-dehors de la fonction publique, le taux d’emploi est peu connu, et l’on estime que l’économie informelle représente 70% du PIB du pays. Avoir un emploi officiel et stable est donc une denrée rare, et les jeunes sont les premiers touchés par le chômage. Ces jeunes, nombreux dans les grandes villes, se sont retrouvés en première ligne des manifestations.</p>

<ul>
	<li><u><strong>Une situation politique difficile</strong></u></li>
</ul>

<p>Le climat politique est tendu depuis plusieurs mois : le principal opposant au président Mahamadou Issoufou, Hama Amoudou, ancien président de l’Assemblée nationale, a dû se réfugier en France après avoir été accusé de tremper dans une affaire de trafic international de bébés. Il est cité à comparaître&nbsp;<strong><a href="http://www.rfi.fr/hebdo/20150102-niger-ouverture-proces-trafic-bebes-nigeria-hama-amadou/" target="_blank">dans un procès qui a débuté début janvier</a></strong>. Mais pour lui, toute l’affaire est un montage politique. Lorsqu’il avait quitté le pays, en août dernier, pour rejoindre le Burkina Faso, puis la France, il avait assuré : « Je ne fuis pas, je pars car ma vie est en danger. » Une manifestation de l’opposition était précisément prévue à Niamey le dimanche 18 janvier. Elle a été interdite, pour raisons de sécurité, après les premières émeutes. Interdiction ignorée par les opposants... Parmi la petite centaine de personnes arrêtées, diverses figures de l’opposition.<br />
Si ces manifestants assurent n’avoir rien à voir avec les émeutes, il n’en est pas moins vrai que le ressentiment des émeutiers a visé en partie le président nigérien. Mahamadou Issoufou faisait partie des six chefs d’État africains que l’on a vus défiler, le 11 janvier 2015, lors de la marche républicaine à Paris, aux côtés de François Hollande. Son ralliement au cri de « Nous sommes tous Charlie »&nbsp;a d’abord provoqué la colère dans les mosquées ; puis, lors des émeutes de vendredi à Agadez, des manifestants ont crié « À bas le régime ! »&nbsp;et le siège du parti d’Issoufou a été incendié.</p>

<ul>
	<li><u><strong>Une présence française mal perçue</strong></u></li>
</ul>

<p>Comme le note l’appel d’urgence de l’Action Missionnaire, « ici, les extrémistes font l’amalgame et assimilent le christianisme à l’Occident.&nbsp;» Les émeutiers ont d’ailleurs pris pour cibles non seulement des lieux de culte, mais des commerces tenus par des Français. Car le Niger a beau être parmi les pays les plus pauvres du monde, menacé par une désertification galopante, son sous-sol est riche en uranium. Des ressources qu’exploite Areva, groupe français, et qui servent à alimenter les centrales nucléaires françaises... sans aucun profit pour la population nigérienne qui croupit dans la pauvreté. Une situation propice au ressentiment contre la France, ancienne puissance colonisatrice.</p>

<ul>
	<li><u><strong>Un contexte régional troublé</strong></u></li>
</ul>

<p>La pauvreté et l’instabilité politique sont aussi propices à l’avancée de groupes islamistes. Des chrétiens de Zinder évoquent ainsi la progression récente des « discours extrémistes » dans la ville. Au cours des émeutes de la mi-janvier sont apparus, toujours à Zinder, des drapeaux de Boko Haram...<br />
Cette progression inquiète d’autant plus les autorités nigériennes que le pays se trouve dans une zone de confluence entre groupes islamistes. Au sud, c’est le Nigeria, dont une partie du territoire est désormais contrôlé par Boko Haram - un mouvement de rébellion contre le pouvoir nigérian qui mêle références à un islam rigoriste et pratiques magiques. Une réunion extraordinaire entre représentants politiques de plusieurs pays frontaliers sur les moyens de contrer Boko Haram s’est d’ailleurs tenue récemment au Niger. A l’ouest, c’est le Mali, où opère AQMI, Al Qaida au Maghreb islamique. Ce groupe a déjà opéré au Niger et y a notamment enlevé des Français travaillant pour Areva dans la localité d’Arlit, en septembre 2010. Quatre d’entre eux ont été retenus en otage pendant plus de 1000 jours. Enfin, au nord, c’est la Lybie, zone d’instabilité et lieu de tous les trafics depuis la chute de Muammar Kadhafi - trafics de drogue ou d’armes qui servent à alimenter aussi bien AQMI que Boko Haram.</p>

<p style="text-align: right;"><em>Franck Lefebvre-Billiez</em></p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2015-03-13T16:20:25Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/le-1er-fevrier-jeunons-pour-le-climat">
    <title>Le 1er février, jeûnons pour le climat</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/le-1er-fevrier-jeunons-pour-le-climat</link>
    <description>
        La COP 21, la 21e "conférence des parties" sur le climat, aura lieu à la fin de cette année 2015 à Paris. Elle sera cruciale si nous voulons limiter le réchauffement climatique à 2°C d’ici 2100, par rapport à l’ère préindustrielle. En ce premier jour du mois, comme chaque mois depuis plus d'un an, des milliers de chrétiens du monde entier se mobilisent à travers le jeûne pour le climat.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/le-1er-fevrier-jeunons-pour-le-climat/image_thumb">
        <dc:title>Le 1er février, jeûnons pour le climat</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/le-1er-fevrier-jeunons-pour-le-climat/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<p class="encart" style="text-align: center;"><a href="http://unfccc.int/meetings/lima_dec_2014/meeting/8141.php"><strong>CONFÉRENCE DE LIMA SUR LE CLIMAT</strong><br />
Le site officiel</a></p>

<p style="text-align: center;"><a href="http://www.cevaa.org/actualites/une-declaration-interreligieuse-sur-les-changements-climatiques" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Une déclaration interreligieuse sur les changements climatiques (sur le site de la Cevaa) &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://fastfortheclimate.org/fr/" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Jeûne pour le climat : le site officiel en français &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.protestants.org/index.php?id=23&amp;tx_ttnews[tt_news]=2570&amp;tx_ttnews[year]=2014&amp;tx_ttnews[month]=06&amp;cHash=a5dbb28724" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Jeûne pour le climat : conférence de presse de lancement sur le site de la FPF &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.reforme.net/une/monde/jeune-justice-climatique" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; L’appel au jeûne lancé lors de la 19ème Conférence des Parties en novembre à Varsovie &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.lutheranworld.org/news/lwf-launches-day-fasting-climate" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Le communiqué officiel en anglais de la FLM &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.lutheranworld.org/content/resource-fast-climate-justice-lutheran-perspective" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Documents de la FLM sur la théologie du jeûne &lt;&lt;</span></a></p>

<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="539" src="https://www.youtube.com/embed/JQiuz-9TD4I?rel=0&amp;controls=0&amp;showinfo=0" width="720"></iframe></p>

<p>Des tourbillons blancs de tempêtes extra-tropicales, de vastes nuages rouges d’air torride venus du Sahara... et des rubans verts de rejets de particules dans l’air, pour l’essentiel d’origine humaine, autant dire de la pollution : dans l’objectif des satellites de la Nasa qui scrutent la composition et l’évolution des diverses couches de l’atmosphère, et les transcrivent en couleurs interprétables pour nos yeux humains, la terre n’est pas bleue comme une orange - elle est multicolore. Ces images spectaculaires, prises sur huit mois, nous montrent surtout l’échelle réelle des conséquences sur le climat des activités humaines. Non pas simplement dans le long terme, mais aujourd’hui même... Car ces vastes bandes gazeuses venues d’Asie traversent l’atmosphère du monde entier, avec des effets directs, visibles et mesurables sur l’atmosphère du continent américain - et sur la puissance des tempêtes extra-tropicales...</p>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><a href="http://flood.firetree.net/?ll=45.8205,-0.9979&amp;zoom=9" target="_blank"><em><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/010215-cotes-immergees-senegal.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 296px;" title="010215 cotes immergees senegal" /></em></a></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>La montée des océans va redessiner les côtes sénégalaises ©&nbsp;&nbsp;Flood maps</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>L’Asie et l’Amérique vous paraissent trop lointaines ? Alors jetez un coup d’oeil sur ces <a href="http://flood.firetree.net/?ll=45.8205,-0.9979&amp;zoom=9" target="_blank"><strong>cartes interactives</strong></a>, produites par le site "Flood maps" à l’aide de données rendues publiques par la Nasa, et qui montrent l’impact de la prévisible montée des océans sur le tracé des côtes. Plusieurs pays où se trouvent des Églises membres de la Cevaa sont directement concernés, avec des impacts importants à prévoir sur la vie des membres de ces Églises : car la montée des eaux couvrira des zones côtières aussi bien en France qu'au Sénégal, au Bénin, au Togo, au Mozambique, à Madagascar, à Tahiti... Et cette hausse du niveau des eaux s’accélère :&nbsp;« Ces vingt dernières années, la hausse a été 25% plus forte que ce que l’on pensait », note une étude publiée par la revue Nature.</p>

<p>En ce 1er février, et au vu de ces nouvelles images de notre Terre se transformant au rythme des activités humaines, il est temps de nous souvenir et de nous mobiliser une fois encore, à travers le jeûne pour le climat. Car le grand rendez-vous de la COP 21 aura lieu en cette année 2015 : la 21e conférence des parties sur le climat, organisée à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Objectif affiché : <strong>limiter le réchauffement climatique à 2°C d’ici 2100</strong>, par rapport à l’ère préindustrielle.</p>

<h2>De nombreux chrétiens mobilisés pour le climat</h2>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" height="40" hspace="10 pixels" style="background: #D8D8D8;border-radius:7px;-moz-border-radius:7px;-webkit-border-radius:7px;" width="376">
	<tbody>
		<tr>
			<td>
			<h5><em>Pour aller plus loin :</em></h5>

			<address>- <a href="http://chretiensunispourlaterre.wordpress.com/" target="_blank">Chrétiens unis pour la terre</a></address>

			<address>- <a href="http://www.interfaithclimate.org/" target="_blank">Le site du Sommet interreligieux sur le changement climatique</a></address>

			<address><a href="http://www.protestants.org/index.php?id=23&amp;tx_ttnews[tt_news]=2684&amp;tx_ttnews[year]=2014&amp;tx_ttnews[month]=09&amp;cHash=9b56ca0306" target="_blank">- </a><a href="http://fastfortheclimate.org/fr/#tab5-tab" target="_blank">"Marche pour le climat : des centaines de milliers de personnes dans le monde" (article et photos sur le site de la FPF</a></address>

			<address><a href="http://www.interfaithclimate.org/" target="_blank">- </a><a href="http://fastfortheclimate.org/fr/#tab5-tab" target="_blank">Jeûne pour le climat : le site officiel</a></address>

			<address>- <a href="http://www.defap.fr/actualites/archives/2014/janvier/un-jour-de-jeune-pour-la-justice-climatique" target="_blank">Un jour de jeûne pour la justice climatique : article sur le site du Défap</a></address>

			<address>- <a href="http://www.eglise.catholique.fr/eglise-et-societe/developpement-durable/l-eglise-catholique-de-france-se-joint-a-l-initiative-inter-religions-pour-un-jeune-climatique--18584.html" target="_blank">L’Eglise Catholique de France se joint à l’initiative inter-religions pour un "jeûne climatique"</a>

			<address>- <a href="http://blog.lamaisonverte.org/post/2007/10/23/Ce-que-lecologie-francaise-doit-au-protestanstisme-La-Croix-18/10/2007" target="_blank">"Ce que l’écologie française doit au protestantisme" : article de La Croix sur le site de La Maison Verte</a></address>

			<address>- <a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/05/croyants-de-tous-les-pays-jeunez-pour-sauver-le-climat_4431936_3224.html" target="_blank">Croyants de tous les pays, jeûnez pour sauver le climat (article du journal Le Monde)</a></address>

			<address>- <a href="http://www.liberation.fr/societe/2014/06/04/un-jour-de-jeune-par-mois-contre-l-injustice-climatique_1033522" target="_blank">Un jour de jeûne par mois "contre l’injustice climatique" (article de Libération) </a></address>
			</address>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Limiter de manière effective le réchauffement à 2°C impliquerait une réduction drastique des rejets mondiaux de gaz à effet de serre, dont le coût pourrait osciller, selon les estimations, entre 500 milliards et 1500 milliards d’euros. Mais pour l’heure, les moyens mobilisés restent timides. Dans le cadre des accords de Copenhague et de Cancún, les pays développés s’étaient engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an (soit environ 70 milliards d’euros) de financements publics et privés d’ici à 2020. Les financements tardent, même si un certain nombre de ces pays se sont, depuis lors, engagés à apporter près de 10 milliards de dollars (soit 7,4 milliards d’euros) au Fonds vert pour le climat, un des outils destinés à accueillir une partie significative des 100 milliards attendus.&nbsp;</p>

<p>Alors que les conséquences des changements climatiques, de la déforestation, de l’épuisement des ressources naturelles font peser des menaces sur l’avenir de toute l’humanité, et notamment des plus fragiles, les questions environnementales ne sont plus du seul ressort des spécialistes ou des militants écologistes. Les Églises s’en sont également saisies, aux côtés de nombreux mouvements citoyens. En témoignent la multiplication d’initiatives comme la Marche pour le climat, en septembre dernier ; en témoignent aussi les mobilisations qui ont marqué le 1er décembre dernier, début de la conférence de Lima, qui a vu les délégations des 195 pays membres de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) tenter une nouvelle fois de progresser vers l’accord global sur le climat qui devrait être signé lors de la conférence Climat de Paris.</p>

<p>L’une des mobilisations les plus importantes, à la fois sur la durée et par la diversité des chrétiens engagés partout dans le monde, se traduit à travers le jeûne pour le climat.</p>

<p>Le principe est le suivant : par solidarité avec les personnes pauvres et vulnérables qui souffrent et souffriront le plus du changement climatique sur l’ensemble de la planète, et pour pousser les négociations onusiennes sur le climat à l’adoption d’un traité global, contraignant, ambitieux et juste lors de la conférence Paris Climat 2015, les personnes de toutes convictions sont invitées à jeûner chaque 1er jour du mois jusqu’au 1er décembre 2015. La forme de ce jeûne est ouverte : 24 heures, un repas, un repas maigre, un jeûne carbone, etc.</p>

<h2>Le jeûne pour le climat suivi dans une vingtaine de pays</h2>

<table align="left" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 200px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/fpf-texte-climat-01.jpg/image" alt="" style="width: 200px; height: 302px;" title="fpf texte climat 01" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Les changement climatiques, texte de réflexion éthique et théologique publié par la FPF.</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Jeûner pour le climat : un geste à la fois symbolique et spirituel, une action de solidarité en même temps qu’un mouvement de protestation...&nbsp; Tout avait commencé en novembre 2013, lors de la 19e Conférence des parties (COP19) de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, réunie à Varsovie : les Philippines venaient d’être dévastées par le typhon Haiyan et leur délégué, Yeb Saño, devant l’inaction des gouvernements face aux défis climatiques, avait annoncé sa décision de jeûner, en solidarité avec son peuple, jusqu’à l’obtention d’avancées concrètes. Son appel avait profondément touché nombre de délégués d’organisations notamment religieuses présentes en Pologne, qui avaient décidé immédiatement de se joindre à lui. Ce premier jeûne pour le climat lancé par le délégué philippin devait durer 13 jours. Et dans la foulée de la Conférence de Varsovie, 27 organisations religieuses décidaient de pérenniser ce geste symbolique de protestation, avec le lancement d’une journée internationale de jeûne pour le climat, une fois par mois, à compter du 1er janvier 2014.</p>

<p>Depuis, le jeûne pour le climat est devenu une initiative mondiale dans plus de 20 pays, regroupant des dizaines de mouvements et de représentants de toutes religions. En France plus de 600 personnes se sont engagées à jeûner tous les 1er jours du mois via le site <a href="http://jeunepourleclimat.org" target="_blank"><strong>Jeûnepourleclimat.org</strong>.</a> La Fédération protestante de France participe à cette initiative, notamment par <b>l’édition du livre</b> : <b><a class="external-link-new-window" href="http://www.protestants.org/index.php?id=31234&amp;user_bookreview_pi1[id]=339&amp;cHash=7e191aeb99" target="_top">Les changement climatiques</a>.</b><br />
<br />
<i>(Texte élaboré à l’initiative de la Fédération protestante par un groupe de rédacteurs piloté par Jacques Varet, géologue et géothermicien. Ont également participé à ce travail : Martin Kopp, Otto Schäffer; Claire Sixt-Gateuille, Vincent Whal.)</i><br />
<a class="external-link-new-window" href="http://www.editions-olivetan.com/detailnouveau-1326000697.html" target="_blank">Editions Olivetan</a>, nov 2014, 48 p., 8 €, Collection : Questions contemporaines</p>

<p style="text-align: right;"><em>Franck Lefebvre-Billiez</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Et pour avoir un aperçu plus global de la montée des océans, vous pouvez naviguer dans la carte de "Flood maps" :</p>

<iframe frameborder="no" marginheight="0" scrolling="no" src="http://flood.firetree.net/embed.php?w=720&amp;h=720" style="width:720px;height:720px"></iframe>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>coe</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2015-02-25T10:15:29Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/des-chretiens-du-monde-entier-prient-pour-l2019unite">
    <title> Des chrétiens du monde entier prient pour l’unité</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/des-chretiens-du-monde-entier-prient-pour-l2019unite</link>
    <description>
        Appelées par les chrétiens et chrétiennes du Brésil à tendre vers un plus grand respect pour la diversité religieuse et culturelle, des Églises d’un grand nombre de pays ont mené ensemble une réflexion sur l’Évangile de Jean (4,7), «Jésus lui dit: "donne-moi à boire"», dans le cadre de la célébration de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/des-chretiens-du-monde-entier-prient-pour-l2019unite/image_thumb">
        <dc:title> Des chrétiens du monde entier prient pour l’unité</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/des-chretiens-du-monde-entier-prient-pour-l2019unite/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<table align="right" border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/0115-service-unite-chretiens-geneve.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 224px;" title="0115 service unite chretiens geneve" /></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Service célébré au Centre œcuménique de Genève le 21 janvier, pendant la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. La prédication a été dite par le pasteur Emmanuel Fuchs, président de l’Église protestante de Genève, membre de la Cevaa © COE</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Le thème proposé par l’équipe œcuménique brésilienne et le Conseil national des Églises chrétiennes du Brésil (CONIC) s’inspire du geste biblique du partage de l’eau avec tout nouvel arrivant en signe de bienvenue, geste qu’on retrouve dans toutes les régions du Brésil.</p>

<p>La Semaine de prière est traditionnellement célébrée du 18 au 25 janvier dans l’hémisphère nord ou à la Pentecôte dans l’hémisphère sud.</p>

<p>Depuis 1968, la production des ressources liturgiques et bibliques pour la Semaine de prière est coordonnée conjointement par la Commission de Foi et constitution du Conseil œcuménique des Églises (COE) et l’Église catholique romaine par l’intermédiaire de son Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.</p>

<p>Par le thème choisi cette année pour la Semaine de prière, les chrétiens et chrétiennes du Brésil ont attiré l’attention sur un aspect important de la situation ecclésiale et religieuse dans leur pays, aspect qui va bien au-delà du contexte brésilien. Ils indiquent dans l’introduction aux ressources de prière que «le Brésil traverse une période d’intolérance croissante qui se manifeste par des niveaux de violence élevés, en particulier à l’encontre des minorités et des personnes vulnérables: Noirs, jeunes, homosexuels, pratiquants de la religion afro-brésilienne, femmes et autochtones».</p>

<p>Ils ajoutent par ailleurs que «vaincre l’intolérance sous ses diverses formes doit être fait de façon positive: en respectant une diversité légitime et en promouvant le dialogue comme voie permanente de réconciliation et de paix, fidèlement au message de l’Évangile».</p>

<h2>Prières, commémorations et services œcuméniques</h2>

<p>Les chrétiens et chrétiennes du Brésil ont été rejoints dans l’observation de la Semaine de prière par le Conseil national des Églises de l’Inde, qui a lancé une invitation à un dialogue sur l’eau. Le thème «L’eau est bonne – l’eau est vie» a été présenté comme une préoccupation inévitable incitant les communautés religieuses à entamer le dialogue et à s’engager, dans la prière, à sauver l’eau et prendre soin de la terre.</p>

<p>Churches Together in Britain and Ireland (CTBI, Rassemblement des Églises de Grande-Bretagne et d’Irlande) ne perd pas non plus de vue la nécessité de surmonter les divisions par l’unité. Offrant la documentation pour la Semaine de prière, CTBI souligne que «la concurrence et la discrimination violente se trouvent juste sous la surface de nos vies». Jésus nous met en demeure «de reconnaître que la diversité fait partie du dessein de Dieu, d’approcher l’autre avec confiance et de voir le visage de Dieu dans le visage de chaque homme et femme», peut-on lire.</p>

<p>Invités par l’archevêque anglican Justin Welby, primat de l’Église d’Angleterre, des membres de la communauté du Chemin-Neuf, mouvement catholique romain mettant l’accent sur le renouveau spirituel et l’unité chrétienne, sont venus s’installer au palais de Lambeth pour prendre part à la vie de prière quotidienne. La communauté du Chemin-Neuf a mis en place un projet de prières en vidéo pour la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Le projet invite de jeunes chrétiens à offrir leurs prières pour différentes Églises au moyen de vidéos.</p>

<p>La documentation de prière de cette année a également été mise à disposition par le Conseil canadien des Églises (CCC). Maria Simakova, coordinatrice de la commission du CCC en charge de la foi et du témoignage, a déclaré à l’Anglican Journal: «Cette image que les chrétiens et chrétiennes du Brésil offrent à leurs coreligionnaires du monde et du Canada est une image évocatrice de complémentarité; ainsi, boire l’eau du puits de quelqu’un d’autre est le premier pas pour comprendre la façon d’être de l’autre et être en communion avec l’autre.» Elle a ajouté que le thème fait écho à l’esprit de la mission du CCC de promouvoir l’unité et la diversité.</p>

<p>Dans le cadre de la Semaine de prière, un service œcuménique s’est tenu à l’église orthodoxe syriaque de Beyrouth (Liban), en présence du catholicos Aram Ier, chef du Saint-Siège de Cilicie de l’Église apostolique arménienne, et de l’archevêque Shahe Panossian, prélat du Liban, entre autres.</p>

<p>Dans une réflexion sur la Semaine de prière dans les médias sociaux, le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, a déclaré: «L’unité de l’Église que nous recherchons sur notre chemin est l’unité dans l’eau du baptême, renouvelée à chaque puits où nous partageons la vie et la grâce de Dieu».</p>

<p>«L’unité dans la vie signifie partager nos besoins et les ressources données par Dieu», a-t-il ajouté.</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    
      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>coe</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2015-02-25T10:16:06Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/mobilisation-contre-boko-haram">
    <title>Mobilisation contre Boko Haram</title>
    <link>https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/mobilisation-contre-boko-haram</link>
    <description>
        Mouvement insurrectionnel mêlant islam rigoriste et magie traditionnelle, Boko-Haram mène contre le gouvernement du Nigeria une véritable guerre civile qui n'épargne ni les populations chrétiennes, ni les populations musulmanes. Il est désormais devenu une menace pour tous les pays voisins du lac Tchad, au point qu'une réunion entre treize représentants régionaux s'est tenue récemment au Niger pour trouver les moyens de le combattre. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, juge important "que les pays de la région puissent s'organiser entre eux pour pouvoir riposter à cette offensive dramatique qui peut déstabiliser l'ensemble de cette région".
    </description>
    <image:item rdf:about="https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/mobilisation-contre-boko-haram/image_thumb">
        <dc:title>Mobilisation contre Boko Haram</dc:title>
        <url>https://www.cevaa.org/actualites/archives/2015/janvier/mobilisation-contre-boko-haram/image_thumb</url>
    </image:item>
    <content:encoded><![CDATA[<p class="encart" style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.observatoirepharos.com/c/afrique/nigeria/nigeria-2013-boko-haram-origines-et-transformation-d2019une-lutte-religieuse-violente-2013-fr">BOKO HARAM : DOSSIER COMPLET SUR LE SITE DE L’OBSERVATOIRE PHAROS</a></strong></p>

<p style="text-align: center;"><a href="http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actualites/Images-satellites-ampleur-de-attaque-de-Boko-Haram-13894?prehome=0" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Attaque de Baga : le dossier d’Amnesty International &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.iris-france.org/boko-haram-pourquoi-la-question-dune-action-de-la-france-se-pose/" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Analyse d’un expert de l’IRIS : pourquoi la question d’une action de la France se pose &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.lemonde.fr/international/visuel/2015/01/22/boko-haram-en-cartes_4561643_3210.html" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Boko Haram par les cartes : le dossier du Monde... &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/carte-l-offensive-de-boko-haram-au-nigeria-et-au-cameroun_1642083.html" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; ... et de l'Express &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.liberation.fr/monde/2015/01/21/le-chef-de-boko-haram-defie-la-sous-region_1185870" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Le chef de Boko Haram défie la sous-région (Libération) &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.rfi.fr/afrique/20150123-reportage-boko-haram-niger-portrait-ibrahim-ousmane-refugie-handicape/" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; Témoignages de survivants sur RFI : "Ibrahim Ousmane, réfugié et handicapé"... &lt;&lt;</span></a><br />
<a href="http://www.rfi.fr/afrique/20150122-reportage-boko-haram-niger-enfants-massacre-dessin-traumatisme-refugies/" style="line-height: 1.5em; font-size: 1.1em;" target="_blank"><span class="texte2">&gt;&gt; ... et "Boko Haram: quand les enfants témoignent par le dessin" &lt;&lt;</span></a></p>

<p><strong>&nbsp;</strong></p>

<table align="right" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 400px;">
	<tbody>
		<tr>
			<td><strong><em><img src="https://www.cevaa.org/images/articles/0115-vue-satellite-baga.jpg/image_preview" alt="" style="width: 400px; height: 280px;" title="0115 vue satellite baga" /></em></strong></td>
		</tr>
		<tr>
			<td><em>Photo satellite datant du 7 janvier 2015 et montrant l’ampleur des destructions dans la ville Nigeriane de Baga © Digital Globe et Amnesty International</em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Il sera sans doute difficile de connaître un jour le bilan réel du massacre de Baga. Les ONG évoquent plus de 2000 morts. L’armée nigériane, plutôt encline à minimiser de tels bilans, parle de centaines de victimes. Ces évaluations effroyables ne sont pourtant que peu de choses face aux ravages du groupe Boko Haram depuis qu’il s’est lancé dans une véritable guerre à coups d’attentats contre les populations civiles et de prises d’otages : plus de 13.000 morts, 1,5 million de déplacés. Reste qu’il y aura bien eu un avant et un après Baga. Les photos satellites montrant l’ampleur de la dévastation provoquée par Boko Haram, tout comme le défi lancé au monde par le chef du groupe terroriste, Abubakar Shekau, ont marqué les esprits jusqu’en France et pourraient précipiter une intervention internationale. "Il importe que les pays de la région puissent s’organiser entre eux pour pouvoir riposter à cette offensive dramatique qui peut déstabiliser l’ensemble de cette région", a déclaré récemment Jean-Yves Le Drian sur RTL. Le ministre français de la Défense a rappelé que l’armée française aidait dans ce but les États de la région, dont le Cameroun, le Tchad et le Niger, à coordonner leurs actions au sein d’un comité de liaison installé à N’djamena. La capitale tchadienne abrite également l’état-major de l’opération Barkhane de lutte contre les groupes djihadistes dans le Sahel, qui regroupe autour de la France cinq pays (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso, Mauritanie). Une coopération militaire a été décidée fin 2014 entre les pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT, qui comprend Cameroun, Niger, Nigeria et Tchad). Mais cette force régionale, composée de 700 militaires issus de chacun des quatre pays, ainsi que du Bénin, peine à se matérialiser, du fait de dissensions entre le gouvernement d’Abuja et ses voisins.</p>

<h2>Une ville entière rayée de la carte</h2>

<p>Pendant longtemps, la guerre menée par Boko Haram est restée sans images. Donc, sans grand impact sur les opinions occidentales. Tout a changé en quelques jours en ce mois de janvier 2015. Dans un premier temps, les photos satellites publiées par Amnesty International et Human Rights Watch ont apporté un autre regard sur le massacre de Baga. Les clichés montrent deux villes voisines, Baga (située à 160 km de Maiduguri) et Doro Baga (également connue sous le nom de Doro Gowon, à 2,5 km de Baga) ; ils ont été pris les 2 et 7 janvier, avant et après les attaques. Ils montrent une destruction systématique : en quelques jours, plus de 3700 bâtiments ont été endommagés ou détruits - 620 à Baga et 3100 à Doron Baga, qui a été pratiquement rayée de la carte.</p>

<p>Cette dernière localité, qui abrite la base d’une force armée régionale, la Multinational Joint Task Force (MJTF), a été la plus durement touchée. Mais les violences ont aussi délibérément visé les civils : les clichés montrent la destruction de maisons, de centres médicaux, d’écoles. Et comme si ces images n’étaient pas suffisamment éloquentes, dans une vidéo diffusée sur internet et revendiquant l’attaque contre Baga, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a menacé les présidents du Tchad, du Cameroun et du Niger, trois pays frontaliers que les incursions de Boko Haram menacent de plus en plus de déstabiliser. Défiant tour à tour le Tchadien «Idriss Déby et les rois d’Afrique», le Camerounais Paul Biya accusé d’avoir «peur» et de «demander de l’aide», et le Nigérien Mahamadou Issoufou, accusé de faire partie «de ceux qui sont allés voir Hollande, le petit-fils de <em>Charlie Hebdo</em>», Abubakar Shekau s’est dit «prêt» à faire face à toute offensive. Depuis le massacre de Baga, Boko Haram a lancé un nouveau raid meurtrier dans l’extrême-nord du Cameroun, enlevant une soixantaine de personnes dans deux villages de la zone de Tourou, dans l’arrondissement de Mokolo.</p>

<h2>Une menace régionale</h2>

<p>Ces offensives de Boko Haram, tout comme le défi lancé par son chef, marquent la volonté du groupe armé de profiter du contexte pré-électoral nigérian pour lancer une campagne de déstabilisation. La prochaine élection présidentielle doit avoir lieu le 14 février. D’ici là, Boko Haram veut décrédibiliser le pouvoir nigérian et tenter de profiter du chaos. Au Nigeria même, il est en position de force, après une série de succès contre une armée qui a marqué son incapacité à mener une lutte antiterroriste efficace, ce qui a transformé le combat contre Boko-Haram en une véritable guerre civile. Sur le plan régional, Boko-Haram est désormais présent dans le Nord du Cameroun, et ce sont les forces spéciales camerounaises qui ont libéré un otage allemand, Nitsch Eberhard Robert, détenu depuis juillet dernier. Au Tchad, le président Idriss Déby s’inquiète, au vu de la porosité des frontières, d’une possibilité de rapprochement de Boko-Haram avec les groupes issus des Sélékas en République centrafricaine. Il a mobilisé son armée pour aller combattre Boko-Haram dans les pays voisins du Cameroun et du Nigeria, à grand renfort de manifestations populaires de soutien aux militaires mobilisés. Au Niger, le gouvernement s’inquiète des 100 000 réfugiés Nigerians dans la zone frontalière de Diffa : Boko Haram utiliserait déjà ces territoires pour recruter des combattants et se ravitailler, notamment en en armes. C’est d’ailleurs au Niger que s’est tenue le 20 janvier une réunion entre treize représentants de pays africains et non-africains pour tenter d’établir une stratégie commune contre Boko-Haram. Au moment même où se tenait cette réunion, Boko-Haram affrontait l’armée camerounaise autour de la ville de Bondéri...</p>

<p>Le groupe Boko Haram, officiellement appelé Jama’atu Ahlis Sunna Lidda’Awati Wal-Jihad, « groupe sunnite pour la prédication et le djihad », est né en 2002 dans le Nord du Nigeria. Ce pays, devenu indépendant du Royaume-Uni en 1960, est composé de trois grands ensembles ethniques : les Haoussas et Peuls musulmans au Nord (33%), les Yorubas au Sud-Ouest (31%) et les Ibos christianisés dans l’Est (12%). Dans un pays à la structure fédérale (composé de 36 États), à la forte croissance (sa vitalité économique le place au deuxième rang juste après l’Afrique du Sud), à la remarquable vigueur démographique (d’ici 40 ans, il pourrait compter 400 millions d’habitants, contre 167 millions aujourd’hui), mais aux inégalités grandissantes, notamment entre le Nord pauvre et le Sud pourvu en ressources pétrolières, la diversité religieuse et ethnique se combine aux décalages de développement pour créer un ensemble très instable. Ainsi, en dépit de la croissance Nigeriane, 70% de la population vit encore avec moins de 1,25 dollar par jour, et un Nigerian sur trois est analphabète. Des tensions qui se sont manifestées notamment lors des élections présidentielles de 2011, marquées par la lutte entre l’ancien président musulman du Nord (Babandinga) et son successeur, Goodluck Jonathan, un chrétien du sud.</p>

<h2>Un mouvement insurrectionnel venu du Nord sous-developpé du Nigeria</h2>

<p>Depuis l’origine, Boko Haram joue sur ces tensions et réclame la mise en place d’un État islamique au Nigeria. Son fondateur, Mohamed Yusuf, était un prédicateur né précisément dans le Nord sous-développé, marqué par cette pauvreté, et qui prônait un islamisme radical et très anti-occidental. Pour Boko-Haram, le gouvernement Nigerian est impie : c’est donc contre ce gouvernement et contre ses forces de sécurité que la lutte s’est tout d’abord engagée. Le groupe a pu profiter de l’inefficacité et de la corruption de l’armée Nigeriane pour se constituer un fief dans le Nord du pays. Mohamed Yusuf a été plusieurs fois poursuivi par la justice, jamais condamné. En 2009 toutefois, Boko-Haram va trop loin en lançant, au mois de juillet, une série d’attaques simultanées dans quatre États du Nord : Bauchi, Borno, Yobe et Kano. A Maiduguri, capitale de l’État de Borno, les combats durent cinq jours. L’armée met plusieurs jours avant d’apporter son aide à la police locale. Mais dès lors, l’offensive de Boko-Haram est repoussée, le mouvement décimé, Mohamed Yusuf capturé et abattu, et les survivants se dispersent, certains partant dans les pays voisins du Niger et du Tchad.</p>

<p>Débute alors une phase de reconstitution et de lutte de succession dont le vainqueur est Aboubakar Shekau, le chef actuel de Boko Haram. Dès lors, les attaques reprennent, sans épargner les populations civiles : attentats, prises d’otages, jusqu’à celle de 200 lycéennes en avril 2014, qui a eu, pour la première fois un fort retentissement sur la scène internationale. L’armée Nigeriane lance aussi des attaques d’ampleur à partir de mai 2013, les premières couronnées de succès ; mais bientôt, Boko Haram reprend l’offensive. C’est désormais une véritable guerre, dans laquelle le groupe armé prend l’avantage et s’empare de villes entières les unes après les autres : Damboa, Bama, Pulka, Ashigashia, Liman Kara, Kirawa... Parallèlement, Boko-Haram s’efforce d’élargir son territoire autour du lac Tchad, pour ne plus rester cantonné sur sa rive Est, et pouvoir profiter de la porosité des frontières et échapper à des offensives comme celle qui avait failli lui être fatale en 2009. Désormais, Boko Haram est une menace très concrète pour tous les États voisins : Cameroun, Tchad, Niger.</p>

<h2>Des professionnels de la guérilla</h2>

<p>Cette hantise du contrôle territorial, tout comme les circuits économiques mis en place pour garantir l’approvisionnement du groupe, ont assuré sa survie, mais ne sont pas sans effet sur son idéologie. S’il prône un islam radical et a affirmé sa proximité, successivement avec les talibans afghans, Al Qaïda puis l’État islamique, Boko Haram s’attaque en fait à tout ce qui lui fait obstacle indépendamment de toute connotation religieuse - quitte à tuer des musulmans. Ses méthodes d’endoctrinement mêlent référence à la charia et à la magie, ce qui n’est guère orthodoxe sur le plan de l’islam. C’est, enfin, un mouvement d’insurrection qui reste régional, sans référence à une internationalisation du Jihad. Les combattants de Boko-Haram sont désormais des professionnels de la guérilla tout à fait aptes à tirer profit des ressources locales (ressources naturelles pour alimenter les trafics, banques des villes conquises) et du contexte géopolitique (déstabilisation de la Libye, qui a rendu disponibles de nombreuses armes pour des circuits clandestins). On estime aujourd’hui que le mouvement compterait entre 3000 et 4000 combattants, et à peu près dix fois plus de membres.</p>

<p style="text-align: right;"><em>Franck Lefebvre-Billiez</em></p>
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    <dc:creator>Franck Lefebvre</dc:creator>
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      <dc:subject>chretiens dans le monde</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cevaa</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>cameroun</dc:subject>
    
    
      <dc:subject>communauté d'Églises en mission</dc:subject>
    
    <dc:date>2015-02-25T10:17:08Z</dc:date>
    <dc:type>News Item</dc:type>
    
    
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