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En chemin vers Pâques : prière pour le Sénégal

Pour le troisième dimanche de Carême, ce 8 mars, la Cevaa vous propose de prier pour le Sénégal. Un pays où les deux Églises membres de la Cevaa, l'ELS (Église luthérienne du Sénégal) et l'EPS (Église protestante du Sénégal), entretiennent un dialogue fécond avec l'islam, loin des images de tensions interreligieuses que l'actualité nous donne trop souvent à voir.
  Fiche d’Église : l’EPS
Fiche d’Église : l’ELS
Paroissiens de l’ELS © Jean-Luc Blanc/Défap

 

« Tandis que Jésus séjournait à Jérusalem, durant la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom à la vue des signes qu’il opérait. Mais Jésus, lui, ne croyait pas en eux, car il les connaissait tous, et il n’avait nul besoin qu’on lui rendît témoignage au sujet de l’homme : il savait, quant à lui, ce qu’il y a dans l’homme »
Jean 2,23-25.

Jésus sait ce qu’il y a dans le cœur de l’être humain, il sait à quoi s’en tenir et nous le savons aussi : il  est capable du pire ! La violence dans notre monde en témoigne cruellement. Ce qui doit nous étonner et nous émerveiller, c’est bien plutôt la fidélité de Dieu à notre égard. Jésus sait et pourtant il ne renonce pas à sa mission. Il poursuit son ministère. Il témoigne par sa vie, son enseignement, ses actes et jusque par sa mort l’amour inconditionnel et indéfectible de Dieu pour chacun. Seul cet amour accueilli touche la dureté de notre cœur et le transforme pour l’ouvrir au don, au partage, à l’accueil bienveillant de l’autre. Cette dynamique de la foi convertit le regard et conduit à consentir à donner le meilleur que chacun porte en soi. Jésus porte un regard lucide sur l’être humain tout en gardant sur chacun le regard de Dieu, fait de bienveillance et d’amour. C’est parce qu’il croit en ce Dieu d’amour qu’il peut d’une certaine manière croire en l’être humain, c’est-à-dire espérer contre toute espérance que Dieu agit dans les cœurs et les consciences et les tourne résolument vers la vie.

Prière :

Merci pour mes semblables

Un projet de l’ELS : le dispensaire de Mbellacadio © Jean-Luc Blanc/Défap

Merci Seigneur, pour tous ces autres,
qui peuplent la terre avec moi.
Pour ces prochains et ces lointains
sans qui je ne serais qu’un Robinson
prisonnier de son orgueil solitaire.

Merci pour tout ce qui nous est commun,
au long des siècles et des continents,
tissant la longue tapisserie de l’humanité.

Merci aussi pour tout ce qui nous fait différents
et dont les couleurs font chanter le tissu de la vie.
Donne-moi d’accueillir la richesse de ces diversités
et d’y saisir la dimension de ton amour.

Pour tous ceux qui me sont les plus proches :
famille, amis, voisins, camarades, collègues,
qui cheminent à mes côtés au long des jours,
m’apportent chaleur, réconfort ou souci...
Pour eux tous je veux te dire merci !

Te dire aussi merci tout simplement pour la vie qui continue.
Parce que le monde n’a pas commencé
ni ne se terminera avec moi.

Ouvre mes yeux quand je m’enferme ou m’isole.
Envoie-moi des compagnons fraternels
quand je déprime ou désespère.

Donne-moi d’être ce petit chaînon joyeux
de la grande caravane humaine en marche vers cet avenir
que ton Fils nous a dépeint
aux couleurs de l’espérance.

M. Wagner, Prières qui n’en ont pas l’air,
Atelier, 2006

Le Sénégal : un dialogue fécond avec l’islam

Un projet de l’EPS : pose de la première pierre du Centre de formation à Saint Louis © Jean-Luc Blanc/Défap

Il arrive que les religions soient sources de conflits politiques violents. Il arrive aussi que des conflits interconfessionnels ou interreligieux violents aient de graves conséquences politiques. Comment éviter de faire du religieux un instrument de division, comment éviter qu’il soit instrumentalisé, et que la violence prenne le pas sur le dialogue ? Comment même annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile, quand le simple fait d’être identifié comme chrétien peut déjà susciter la violence ? Comment, dans un contexte de montée des tensions entre communautés dans de nombreux pays, les Églises peuvent-elles être facteurs de paix ?

Loin des exemples de tension que l’actualité récente nous donne trop souvent à voir, le Sénégal a une tradition de dialogue fécond entre christianisme et islam, qui s’illustre dans les activités des deux Églises membres de la Cevaa présentes dans ce pays : l’ELS (Église luthérienne du Sénégal) et l’EPS (Église protestante du Sénégal).

L’EPS est installée à Dakar, mais aussi présente à Saint-Louis, Thiès et Bambey, et rassemble environ un millier de membres, essentiellement non sénégalais, avec un fort taux de renouvellement. Son principal outil de témoignage et de présence auprès de la population est représenté par l’Association Protestante d’Entraide du Sénégal (APES), très orientée vers la formation et la jeunesse, qui gère notamment le Centre socio-culturel Liberté de Dakar, un lieu favorisant le dialogue entre jeunes de différentes religions.

L’Église luthérienne du Sénégal (ELS), implantée dans la région de Fatick, en plein pays sérère, région d’origine de Léopold Sédar Senghor, bénéficie d’un climat de dialogue avec l’islam très favorable. Il permet par exemple aux jeunes de l’ELS d’organiser régulièrement des caravanes d’évangélisation dans les villages avoisinants, majoritairement peuplés de musulmans. Il a permis aussi de créer à Mbellacadio, communauté rurale de la région de Fatick, un dispensaire édifié en commun par les musulmans et les chrétiens, qui soigne tous les patients sans distinction de religion, mais dispose aussi d’une aumônerie où l’Évangile peut être prêché à tous... Parmi les projets de l’ELS, la Cevaa soutient notamment un Centre de promotion féminine, l’achat de matériel et de médicaments pour un dispensaire, le centre Darvari, et la construction d’une maison d’hôtes, qui devrait être achevée en avril 2015.

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