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« Toutes les mutations ne sont pas positives »

Séminaire NAC Libreville, novembre 2015, DR

Patrick Yengue Demba, pasteur de l’Eglise Evangélique du Congo, nous parle des mutations dans son pays.

 

 

Résumé de la vidéo

 

« Dans mon Eglise, et en général dans la société congolaise, des mutations profondes sont observées. Je m'attarderais sur le cas relatif au traitement des veuves : il y a quelques années, elles étaient sujettes à un mauvais traitement, mais ces dernières années, on voit une évolution positive. Autrefois marginalisées, elles sont maintenant plus ou moins protégées. »

C’est par cette affirmation que Patrick Yengue Demba commence l’interview : il existe une véritable évolution dans la société congolaise.

 

Mais, dit-il, toutes les mutations ne sont pas positives : certains phénomènes sont regrettables, comme la stigmatisation qui a toujours été constatée, notamment vis-à-vis des malades du VIH/SIDA ou des couples homosexuels.

Jusqu'à présent, il constate aussi la difficulté de s'accepter entre croyants de religions différentes : c’est un véritable défi que la société congolaise doit relever.

 

Au Congo, il n’y a pas eu de guerre de religions, mais est-il possible que chrétiens et musulmans participent ensemble à un culte d'adoration ? Est-il possible qu’il puisse un jour cocélébrer avec un imam une union islamo-protestante ? se demande-t-il.

 

Lors du séminaire de novembre 2015, sur la Nouvelle Action Commune, le pasteur Demba a partagé son expérience avec les autres participants, et notamment avec un Sénégalais. Celui-ci lui expliquait qu’un imam pouvait venir à l’Eglise et participer à une activité. Pour lui, à Brazzaville, ce serait un véritable défi : « Mais si ça se fait à Dakar, mon souhait est que cela se fasse également au Congo », dit-il.

 

Il faut « dépasser les clivages actuels pour vivre dans un monde harmonieux » : les religions doivent s'ouvrir et s'accepter. Il y a trop d'extrémistes, côté chrétien et musulman : il faut les briser pour s'ouvrir et s'accepter, ajoute-t-il.

 

Mais l’ouverture ne veut pas dire qu’il faut remettre en cause les fondamentaux, cette foi en Jésus.

 

Le pasteur conclut en exprimant son souhait de voir de telles formations se pérenniser : les défis dans les Eglises sont énormes. Elles ne doivent pas perdre leurs repères en intégrant les mutations actuelles.

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