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Synode ordinaire de l’Eglise Protestante Maohi

Consécration des pasteurs lors du culte d'ouverture du synode de l'EPMaohi

Le Synode annuel de l’Eglise Protestante Maohi s’est déroulé du 26 juillet au 2 août 2015 à Hurepiti sur l’Ile de Tahaa en Polynésie Française.

Au terme du Synode, un communiqué a été rendu public dont voici quelques extraits des décisions prises :

«   1 – La prophétie de VAITA

Le Conseil Supérieur encourage donc les conseils de diacres, les paroisses à développer les chants et tuaroì traditionnels dans les cultes où sont préparés les héros de l’Église. A l’occasion du 500ème anniversaire de la Réforme, que soit organisée une manifestation de chants et tuaroì traditionnels.

 

Photo du Synode de l'EPMaohi, juillet 2015

Synode de juillet 2015 ©

 

2 – La Jeunesse

Le jeune ressemble au bourgeon de la fleur aux couleurs écarlates, sa beauté et  son parfum nous embaument lorsqu’elle s’ouvre à la levée du soleil, de même que le jeune qui s’épanouit et qui rayonne de l’amour des parents ce qui lui donne cette vivacité.

C’est pourquoi, le Conseil Supérieur encourage vivement le Comité Protestant à la Jeunesse à réaliser ses projets, à travailler ensemble avec les parents afin d’accompagner notre jeunesse pour qu’elle ne tombe pas facilement dans les tentations d’aujourd’hui, tout en veillant à ne pas être un obstacle à la liberté et à l'ouverture des jeunes face à ce qui est bien.

 

Chant des jeunes Suisses, Français et Maohi pendant le culte d'ouverture

Chant des jeunes Suisses, Français et Maohi pendant le culte d'ouverture ©

 

3 – La dignité du peuple mäòhi

La règle première du Code Tetunaè dispose : « Chacun doit respecter sa terre patrie, la mère qui vous fit naître » ; elle montre que le Mäòhi connaissait déjà l’importance capitale de la Dignité et du respect de la vie.

Le Conseil Supérieur demande avec humilité à l’État français de respecter et de ramener la Dignité du peuple Mäòhi : « C’est un peuple né sur la terre Mäòhi ».

L’État français doit se souvenir des stipulations du Traité signé avec le roi Pomare 5 en 1880, dans lequel il s’était engagé à respecter le peuple mäòhi et son identité.

Le Conseil Supérieur exhorte les Églises du Pacifique et le Conseil œcuménique des églises afin qu’ils puissent porter cette préoccupation au sein de l’Organisation des Nations Unies.

 

Chant des synodaux au culte de clôture

Chant des synodaux au culte de clôture ©

 

4 – La vie des Français sur la mort des Mäòhi

Le Conseil Supérieur rappelle sans cesse depuis de nombreuses années le manque de respect de l’État français à l’égard du peuple Mäòhi et de Mäòhi Nui, notamment, en conservant ses déchets nucléaires dans les îles de Moruroa et Fangataufa.

Cette situation confirme le fait que si la France en est fière aujourd’hui, c'est qu'elle obtient sa Vie à partir de la Mort du Mäòhi. Ce pays et tout son environnement sont très contaminés, et les Mäòhi en souffrent.

Le Conseil Supérieur rappelle donc, une fois de plus, sa grande préoccupation face aux mensonges de l’État français qui, malgré le risque connu de contaminations liées aux déchets nucléaires, persiste à recruter des travailleurs mäòhi pour les nettoyer !

C’est pourquoi, le Conseil Supérieur exhorte à nouveau le peuple mäòhi à conserver sa liberté afin de ne pas tomber dans ce nouveau piège.

Le Conseil Supérieur exhorte également les responsables d’église ainsi que les forces vives de la société afin de maintenir les efforts faits pour alerter l’opinion publique et former les générations afin que cela devienne un pouvoir contre l’injustice français.

C’est pourquoi le Conseil Supérieur appelle tout le peuple mäòhi à participer au dessein de vie de Dieu pour Mäòhi Nui, et à faire sien le projet pour l’année 2016 qui marquera le cinquantième anniversaire du premier essai nucléaire à Mäòhi Nui…. ».

 

Il faut signaler la présence des jeunes Suisses, Français et Maohi au culte d’ouverture. Ils étaient là dans le cadre d’un échange tripartite soutenu par la Cevaa.

 

Le Synode a vu la participation de Mme Henriette Mbatchou et du Pasteur Célestin Kiki, respectivement Trésorière et Secrétaire général de la Cevaa, et du Pasteur Jean-François Faba, pasteur à la retraite de l’Eglise protestante unie de France. Les deux derniers étaient accompagnés de leurs épouses.

 

La Trésorière et le SG de la Cevaa durant le synode

La Trésorière et le SG de la Cevaa durant le synode ©

 

Lire le communiqué entier du Synode

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