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De retour de Bangui

Parti dans le cadre d’une mission d’envoi avec la Cevaa et le Défap à l’Eglise protestante Christ-Roi de Centrafrique, le pasteur Bernard Croissant nous a accordé une interview à son retour en France.

 

Vous revenez d’une mission d’accompagnement pastoral de trois semaines en Centrafrique. Quel évènement vous a le plus marqué ?  

La célébration de la fête nationale le 1er décembre était un moment inoubliable. J’étais invité par le cabinet du premier ministre et j’ai eu la chance d’y assister depuis la tribune officielle. Depuis quatre ans, le pays n’avait pas pu célébrer cette fête dans la liberté et la paix. C’était un très un long défilé. Tout le monde était représenté : militaires, écoles, universités, administrations, personnes handicapées (qui n’apparaissaient pas dans les défilés des dictatures précédentes). C’est le signe que les habitants du pays se remettent en marche d’un bon pied, avec beaucoup de fierté et de détermination.

 

Défilé des personnes handicapées lors de la fête nationale, décembre 2016, DR

 

Vous partez à Bangui deux fois par an depuis 2014. Y’aura t-il d’autres départs en 2017 ?

Pour 2017, je partirai en mars pour une prochaine mission. L’issue du projet est prévue pour fin 2017 mais il reste encore deux départs. 

Cette mission d’accompagnement pastoral est jumelée avec une mission de formation des membres d’une cellule d’écoute. Je me réjouis du bon travail commun par le psychologue Yann Jurgensen et le pasteur, en très bonne cohérence de cohésion de pensées et d’objectifs.

 

Bernard Croissant lors du culte à Morija, l’annexe de l'Eglise protestante Christ Roi,

décembre 2016, DR

 

 

Qu’espérez-vous pour le pays ?

Pour la reconstruction des personnes, les églises ont un grand rôle à jouer (prédication, accompagnement pastoral, écoute des victimes, volet social et judiciaire). Les victimes doivent être reconnues telles qu’elles, les coupables ne doivent plus vivre dans l’impunité. C’est un travail que les églises doivent accomplir avec beaucoup d’autres forces et d’institutions. J’espère que cette reconstruction est aussi celle du tissu social.

Pour reconstruire le pays, nous devons travailler avec les enfants dans leur éducation et la guérison de leur traumatisme et inverser leurs besoins de vengeance en action positive (comme l’éducation et la connaissance). Ce sont deux générations qui ne connaissent hélas que la mort et la violence.

 

Quelle action de l’Eglise protestante Christ Roi soutenez-vous particulièrement ?

Je soutiens le travail accompli à Morija, qui est l’annexe créée par l’Eglise protestante Christ Roi de Bangui. Elle se trouve en zone rurale, à 18 km du centre de la capitale. Une école y a été construite et elle est soutenue par l’Eglise. Des activités génératrices de revenus sont en cours, comme le maraîchage ou encore la pisciculture.

Dans cette région, un projet de construction d’un centre de santé est également prévu.

 

Enfants de l'école fondée et gérée par l'Eglise protestante Christ Roi,

décembre 2016, DR