Prends ta tente et descends de la montagne - Matthieu 17 versets 1 à 9

C’est le thème que nous proposons pour l’année 2012. Il nous conduira durant cette année en nous instruisant sur notre manière de vivre avec Dieu, avec les uns et les autres au sein et hors de la Communauté.

Nous le traitons le texte selon le schéma ci-après :
Délimitation
Contexte
Structure
Notes exégétiques
Comprendre ce texte aujourd’hui

A.    DELIMITATION

L’indication temporelle, « et après six jours…», tranche singulièrement avec ce qui précède. Les événements qui vont être relatés dans Matthieu 17 versets 1 à 9 se déroulent donc six jours après ceux des versets précédents.
Au plan littéraire, nous avons le mot « montagne » utilisé deux fois : une première fois  au verset 1 et une deuxième fois au verset 9. Le mot forme ainsi une inclusion au verset 1 et au verset 9.
Au verset 9, nous avons deux indications topographiques importantes.
•    La mention « ils descendaient de la montagne » indiquant que l’épisode de la transfiguration est donc terminé. Rappelons qu’au verset 1, il est dit que « Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et les emmène à l'écart sur une haute montagne ».
•    L’interdiction de Jésus de n’en parler à personne jusqu’au moment de sa résurrection montre que la vision est terminée et doit rester secrète entre Jésus, Pierre, Jacques et Jean.
Le verset 9 marque visiblement la fin de notre passage et en constitue ainsi la conclusion.
On voit donc bien que Matthieu 17 versets 1 à 9 forme une unité littéraire qui débute par l’ascension de la montagne et se termine par la descente de la montagne.

B.    CONTEXTE

En Matthieu 16 versets 13 à 19, Pierre confesse que Jésus est le Christ. Il est l’Oint de Dieu. Jésus est Christ, et, à ce titre il va donner sa vie pour sauver le monde. Jésus retournera auprès de son Père et dans ce contexte il donne pouvoir à Pierre de veiller à ce que les croyants le rejoignent au moment opportun.
Dans les versets suivants, 20 à 28, ce même Pierre qui vient de confesser Jésus comme le Christ, refuse l’idée de sa mort, c'est-à-dire l’idée de l’accomplissement de sa mission : donner sa vie pour la multitude. C’est ainsi, par sa mort mais bien plus par sa résurrection que Jésus manifeste sa royauté en revenant glorieux dans le monde.
Dans le cadre des « préparatifs » de sa mort et de sa résurrection, Jésus se retire sur une montagne avec trois de ses disciples devant qui il s’est transfiguré, c'est-à-dire littéralement qu’il « s’est dévoilé ».

C.    STRUCTURE

J’observe quatre parties dans cette unité littéraire.
1)    Les versets 1 et 2
2)    Les versets 3 à 5
3)    Les versets 6 à 8
4)    Le verset 9

Ce qui justifie chacune de ces parties est le suivant.

1)    Les versets 1 et 2 ont un rapport entre eux. Les actants sont Jésus, Pierre, Jacques et Jean d’une part, la scène de la transfiguration est relatée d’autre part. Aussi bien au plan onomastique que thématique, ces deux versets forment une petite unité littéraire indépendante.
2)    Le verset 3 introduit un nouvel élément : Moïse et Elie. Ces versets sont également dominés par la présence de Pierre : c’est lui qui prend la parole au verset 4 « Pierre dit à Jésus » et au verset 5 « comme il (Pierre) parlait encore ». Il est vrai que la voix venant de la nuée se situe également au niveau de ce verset 5. Mais nous remarquons que le mot, « nuée » est déjà présent faisant suite aux propos de Pierre, «  comme il parlait encore, une nuée lumineuse… ». A un moment, et la voix de Pierre et la nuée, présence de Dieu, cheminent ensemble. Nous notons en outre l’emploi de « comme », conjonction de subordination qui commande que « tout » le verset 5 soit considéré ensemble.
3)    A partir du verset 6 jusqu’au verset 8, l’attention est entièrement focalisée sur les disciples.
•    …Ils entendirent…, les disciples tombèrent…verset 6
•    …Jésus les toucha…, Levez–vous, n’ayez pas peur ! verset 7
•    Ils levèrent les yeux et ne virent personne…verset 8
4)    Le verset 9, comme je l’ai déjà souligné, clôt le passage.

D.    NOTES EXEGETIQUES

Verset 1 : Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, son frère, et il les conduit à l’écart sur une haute montagne.
Les événements de cette unité littéraire se déroulent 6 jours après ceux des versets précédents. Ce nombre de 6 est plein de symbole. Dieu a créé le monde en 6 jours, le septième, il s’est reposé de ses œuvres Genèse 2 verset1 et suivants. La mention du retrait sur la montagne suppose un repos mais également un temps d’arrêt pour reprendre ses forces, se ressourcer. Jésus après un temps d’intenses activités se retire.
En effet, Pierre, Jacques et Jean sont souvent aux côtés de Jésus. Matthieu 26 verset 37 et parallèle. Dans les synoptiques également : Marc 4 verset 37 et parallèle ; Marc13 verset 3. Dans les épîtres, 2 Pierre 1 versets 16 à 18, épître dont la rédaction est attribuée à Pierre, l’auteur fait clairement allusion à l’épisode de la transfiguration « Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus–Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de sa grandeur ; car il a reçu honneur et gloire de Dieu, le Père, quand la voix vint à lui de la gloire magnifique : « Mon Fils bien–aimé, c’est lui ; c’est en lui que, moi, j’ai pris plaisir. Nous avons nous–mêmes entendu cette voix venue du ciel lorsque nous étions avec lui sur la montagne sacrée ». Pierre se souvient donc de l’événement et en souligne la portée dans son épître.
Pierre, Jacques et Jean ont des relations particulières avec Jésus et sont donc des témoins privilégiés de sa gloire en ceci qu’ils sont présents à sa transfiguration.
Le nom de la montagne n’est pas mentionné et c’est de nouveau un symbole pour exprimer le fait qui s’y déroule plutôt que l’importance de la montagne en elle-même. Elle est le lieu privilégié de la rencontre de Dieu avec les hommes de foi et le lieu de sa révélation. On peut penser à Moïse en Exode 24 verset 13 et suivants. Jésus se révèle dans notre texte.

Verset 2 : Il fut transfiguré devant eux : son visage se mit à briller comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
Ce verset décrit l’événement tel que les disciples en sont témoins. La personne de Jésus (son visage c’est ce que l’on pouvait voir de lui puisqu’il est habillé) et ses vêtements (c’est ce qu’il porte sur lui) changent d’aspect. L’un est comme le soleil et l’autre comme la lumière.
Littéralement, la transfiguration peut être comprise comme une métamorphose c'est-à-dire, le changement de l’aspect physique de Jésus.
Pierre, Jacques et Jean sont témoins d’une autre et unique image de Jésus. Ce n’est pas le Jésus de tous les jours qu’ils voient mais Jésus qui se révèle. Qu’est-ce à dire ? Le visage exprime nos émotions, à ce titre nous révèle tel que nous sommes. Les vêtements nous permettent de nous couvrir, je dirai même de cacher notre nudité. En disant dans le verset, visage et vêtement pour exprimer la métamorphose de Jésus, l’auteur nous rend attentifs au fait que Jésus révèle sa divinité telle que l’être humain peut la voir.
Le visage comparé au soleil signifie alors que Jésus est la source de la lumière sous toutes ses formes;
Les vêtements blancs sont ceux portés par les sacrificateurs : Jésus est Suprême Sacrificateur.
C’est sous son véritable aspect de source de la lumière et de Grand Sacrificateur que Jésus va s’entretenir avec Moïse et Elie.

Verset 3 : Moïse et Elie leur apparurent, qui s’entretenaient avec lui.
Moïse et Elie sont deux figures emblématiques de l’Ancien Testament et partant de la Bible toute entière. Le premier a sorti Israël d’Egypte et a reçu la Loi. Le second est un grand prophète. Tous deux ont « disparu » mystérieusement.
Moïse selon l’ordre de Dieu est enterré par ce dernier, Dieu. Mais on ne lui connaît pas de tombeau, Deutéronome 34 verset 4 et suivants.
Elie, lui, monta au ciel dans une tempête, 2 Roi 2 verset 11.
La tradition biblique fait de Moïse celui qui reçoit la Loi. C’est lui qui reçoit les tables de la Loi. Par ailleurs, toutes les autres lois lui sont attribuées et le pentateuque porte son nom. Elie de son côté est l’un des plus grands prophètes d’Israël. On trouve ses exploits dans 1 Roi aux chapitres 17 à 19 et 2 Roi aux chapitres 1 et 2.
Nous retrouvons ici les deux en pleine conversation avec Jésus métamorphosé, c'est-à-dire Jésus dans sa vraie nature : Source de Lumière et Grand Sacrificateur, sa nature divine pour ainsi dire.
Il y a donc dans ce verset, Jésus, Moïse et Elie ensemble.
La relation entre les trois se situe au niveau de la fonction de chacun.
Moïse incarne la Loi et Elie est le Prophète par excellence. Jésus est donc celui qui reçoit de Dieu et accomplit l’Ancien Testament qui est la Loi et les prophètes comme Jésus lui-même le souligne en Matthieu 7 verset 12 « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes ». Il faut, bien entendu, comprendre par la loi et les prophètes l’Ancien Testament c'est-à-dire la Bible entière à l’époque de Jésus. A ce titre, Jésus est celui qui accomplit toutes les promesses de Dieu contenues dans la Bible.

Verset 4 : Pierre dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie.
Pierre s’adresse à Jésus et lui soumet une idée, celle de demeurer sous trois tentes qu’il propose de construire. Mais cette idée doit trouver l’approbation de Jésus avant d’être exécutée, c’est pourquoi Pierre dit il est bon. Les trois tentes, a priori excluent Pierre, Jacques et Jean. Mais même les trois disciples exclus, les trois tentes expriment l’idée de la rencontre d’avec Dieu, Exode 33 versets 7 à 11, 40 verset 34 et suivants d’une part et celle de prolonger l’expérience d’autre part. Mais en prolongeant l’expérience, c'est-à-dire en restant sur place, Pierre empêche Jésus d’accomplir sa mission qui est d’aller vers les gens et non de rester sur place.

Verset 5 : Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit de son ombre. Et une voix retentit de la nuée : Celui–ci est mon Fils bien–aimé ; c’est en lui que j’ai pris plaisir. Ecoutez–le !
La scène de ce verset se déroule quand Pierre parle encore. La nuée, la voix, interviennent comme pour dire «  Pierre ! Tais-toi et écoute ce qui va suivre. Ne continue plus de parler ».
La nuée est le signe par lequel Dieu se manifestait à son peuple, Nombres 12 verset 5 ; Deutéronome 31 verset 15. C’est donc le symbole de la présence de Dieu.
La voix est manifestement celle de Dieu lui-même : elle appelle Jésus son Fils Bien - Aimé comme lors du baptême de ce dernier. Ce verset met Dieu au centre de l’action à double titre : Il témoigne au sujet de son Fils bien-aimé Jésus et il recommande de l’écouter. En clair celui qui écoute Jésus écoute Dieu lui-même.

Verset 6 : Lorsqu’ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre, saisis d’une grande crainte.
L’effet produit sur les disciples est la peur. Le texte ne précise pas le motif de la peur. Il la qualifie seulement de grande. Il précise également l’attitude des disciples relative à la peur : ils tombèrent face contre terre. Ils cachent leurs visages comme pour ne pas voir ce qui se passe. Ce qui se passe en ce moment ne les concerne guère. Ils peuvent en être témoins mais pas concernés.

Verset 7 : Mais Jésus s’approcha, les toucha de la main et dit : Levez–vous, n’ayez pas peur !
Pour les rassurer, Jésus s’approche d’eux, les touche et leur parle. Le verset rassemble trois actions de Jésus rapportées par les verbes, s’approcher, toucher, dire, et une action des disciples, se lever. On voit donc Jésus faire le pas vers ses disciples pour les mettre en confiance en les touchant et en leur parlant. Le texte dit : « les toucha », c'est-à-dire individuellement chaque disciple est touché. Et quand Jésus dit « Levez-vous », il s’adresse aux trois. Les disciples ne doivent pas avoir peur car Jésus est là avec eux et sa présence suffit pour les rassurer. Le verset 6 précise que les disciples étaient face contre terre. Ils n’ont donc pas vu Jésus s’approcher d’eux. Ainsi, ils pouvaient davantage prendre peur au moment où Jésus les toucha. Mais la voix de Jésus, quand il leur parla, a dû les rassurer.

Verset 8 : Ils levèrent les yeux et ne virent personne que Jésus, seul.
Les disciples lèvent les yeux vers Jésus et constatent que ce dernier était seul. On peut faire le lien avec le verset5 quand Dieu recommande d’écouter Jésus. Les disciples ici y obéissent. La seule chose que les disciples voient, c’est la présence de Jésus. Il est là Jésus, seul, personne d’autre. Si persuasives que peuvent être les paroles de Jésus, les disciples observent tout de même une certaine méfiance : ils ne se lèvent pas comme Jésus le leur commande au verset précédent. Ils lèvent plutôt les yeux et ne voient personne : ils croyaient voir la personne qui a provoqué l’éblouissement et dont ils ont entendu la grande voix. Mais non. Ils voient Jésus et lui seul. Même pas Moise et Elie. Une déception ou une assurance ?
Déception de ne pas voir « la voix qui a parlé » ;
Assurance de savoir Jésus à leur côté.

Verset 9 : Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision jusqu’à ce que le Fils de l’homme se soit réveillé d’entre les morts.
Le verset 9 indique que et Jésus et les disciples descendent tous de la montagne. Personne n’y est resté. Jésus continue donc sa mission avec ses disciples. C’est Jésus qui brise le silence avec une recommandation de ne rien dire à personne s’agissant de ce qui vient de se passer jusqu’à un moment précis : la résurrection. Ce qui vient de se passer est une vision. Elle tranche singulièrement avec notre idée de la vision. Les « horomastiques =visionnaires » en ont pour leur grade. Ce qui est sûr est que cette vision trouvera son accomplissement dans la mort et la résurrection de Jésus, c'est-à-dire dans le futur et à un moment précis : c’est cela aussi le propre de la vision. Or les trois disciples qui étaient avec Jésus n’y avaient rien compris. Ce n’était pas la peine d’alerter d’autres personnes qui n’y ont même pas assisté. La vision devient donc un moyen d’attester l’œuvre salvatrice de Jésus que Dieu lui-même lui a confiée. Le lien de la vision avec la résurrection peut être expliqué par le fait que c’est seulement à la résurrection que la messianité de Jésus trouve son accomplissement d’une part, et peut être proclamée au monde entier d’autre part.

E.    COMPRENDRE CE TEXTE AUJOURD’HUI

L’Eglise doit constamment chercher à aller vers les gens par ses actions et par ses activités. Elle doit être présente dans la société.
Matthieu17 versets 1à 9 est le texte qui relate l’épisode, communément, appelé la transfiguration de Jésus. L’analyse de ce texte nous a permis de comprendre, pour l’essentiel, que Jésus est celui en qui Dieu place confiance et qui va accomplir les promesses de Dieu par sa mission dans le monde :
o    Faire connaître la gloire de Dieu dans le monde entier,
o    Sauver les hommes en les réconciliant avec Dieu,
o    Lutter contre les forces démoniaques qui régissent l’humanité,
o    Préparer le Retour de Christ et la venue du Royaume de Dieu.
Cette mission revêt un caractère public et universel.
Nous proposons des pistes pour une prédication.
1.    Même dans l’entourage de Jésus, des disciples jouissent d’un privilège. Un responsable peut avoir des collaborateurs très proches en qui il place confiance. Cette confiance est pour lui le moyen de partager des moments intimes qu’il ne peut garder pour lui seul. Cependant, la confiance et son partage se situent dans le cadre d’une mission précise. Aujourd’hui, nous pouvons, dans le cadre du travail qui est un travail communautaire et pour le bien-être de tous, avoir en même choisir des collaborateurs dignes de confiance. Il ne s’agit pas du partage d’un quelconque secret tel que l’on en observerait dans les cercles ésotériques. Il s’agit au contraire de se mettre ensemble dans la confiance pour travailler avec confiance.
2.    Le témoignage et la mission que reçoit Jésus de la part du Père devant ses disciples et sous le regard de Moïse et d’Elie renvoient à un fait culturel. Nous expliquons. La présence de deux témoins est indispensable et exigée pour attester la véracité et l’authenticité d’un fait. La transfiguration s’est passée devant des témoins de poids, Moïse et Elie qui disparaissent après. Du coup, la présence de Moïse et d’Elie ici atteste qu’ils sont encore et toujours avec Dieu et pour Dieu. Les deux ont « disparu » mystérieusement et on ne leur connaît pas de sépulture. La preuve est faite avec ce texte que Moïse et Elie sont avec Dieu. Le chrétien dans la vie comme dans la mort est avec et pour Dieu.
Tout ce que nous entreprenons doit être sous le signe de la vérité et de la transparence : les deux témoins présents expriment aussi cela.
3.    Jésus a besoin des hommes comme nous, mais de confiance comme les trois disciples, pour son travail. Il a besoin de partager des moments importants avec nous, avec toi, avec moi. Il faut être prêt à cela à tout moment.
4.    L’interdiction faite aux disciples au verset 9 « Ne parlez à personne de cette vision jusqu’à ce que le Fils de l’homme se soit réveillé d’entre les morts » prend fin justement à la résurrection. Elle n’est pas éternelle. C’est dire que nous devons la comprendre comme une pédagogie qui permettra, le moment venu, d’attester un fait : Jésus est le Fils de Dieu envoyé dans le monde pour sauver l’Homme par sa mort et par sa résurrection. Ce n’est pas un secret à garder par certains comme un enseignement mystique. Les disciples, témoins vivants et privilégiés de cette scène ont le devoir de le rendre public le moment venu. Ainsi dans l’Eglise, dans la Nation, dans la famille…, nous pouvons être des témoins privilégiés de Dieu pour le bien de tous. Voilà pourquoi dans l’Eglise, nous disons tout simplement ceux dont on rend un bon témoignage. Pouvons-nous l’être ?
Que Dieu lui-même nous vienne en aide.
 

Franck AGBI-AWUME
 

Version imprimable