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CEVAA - Communauté d'églises en missionCommunauté d'églises en mission

Donner pour se sentir libre et témoigner

La 54ème Assemblée synodale de l'Église évangélique vaudoise du Rio de La Plata s’est clôturée le 8 février dernier. Un synode centré sur la vie spirituelle des églises qui a vu la réélection de Carola Tron en tant que modératrice. Le pasteur Stefano d'Amore a assisté au synode comme représentant des vaudois italiens. Nous lui avons posé quelques questions.

 

Quel est l’état de santé de notre Eglise sœur au-delà de l'océan ?

C’est une église vivante qui discute beaucoup en interne et qui rappelle à tous la tâche de témoigner à l'extérieur.

Nous nous sommes beaucoup interrogés sur la place que Dieu occupe dans la vie des fidèles et le rôle joué par le culte dominical et les études bibliques. Il y a aussi eu une réflexion approfondie sur la transmission de la foi et sur la catéchèse en particulier. La structure classique du catéchisme semble ne plus répondre aux besoins des églises d'aujourd'hui. Pour cette raison, le synode a invité la communauté, les districts et le corps pastoral dans son ensemble à développer des propositions alternatives de formation pour compléter celles qui existent déjà. C’est une église qui n’oublie pas de s’ouvrir vers les autres : la tempête, qui a détruit l'Eglise vaudoise et la salle des activités à Dolores (en Uruguay) en avril 2016, leur a appris l'importance de retourner au travail avec ceux qui sont à nos côtés.

 

Assemblée synodale de l'Église évangélique vaudoise du Rio de La Plata, 2017, DR

 

Un des thèmes centraux semble être celui des ministères. C’est bien le cas ?

Oui, en effet, la commission synodale des ministères a officiellement été créée. La réflexion sur la mission de l'Eglise, qui se poursuit depuis plusieurs années, a conduit entre autres à une plus grande formation théologique et liturgique des membres de l'église. Elle a aussi conduit à une coopération régionale plus fructueuse dans les districts et une formation spécifique pour la « pastorale urbaine ». 

Une grande attention a également été accordée au système existant pour l'affectation pastorale. Comment assurer aux églises, qui sont admissibles, la possibilité d'élire leur pasteur, dans un contexte où la « zone de travail » est trop étendue ? Et comment faire face à l'insuffisance du nombre de pasteurs face aux nombreux besoins de la communauté ? Comment valoriser les dons et les vocations ? Les forces sont aujourd’hui trop concentrées pour faire face à des situations contingentes. C’est un long processus qui préoccupe et qui implique beaucoup d'énergie de l'administration centrale. 

Nous avons aussi décidé d'étudier la possibilité de consacrer des pasteurs et des diacres et d’entamer un dialogue avec les étudiants qui, à la fin de leurs études théologiques, décident de ne pas être consacrés.

 

 

Membres de l'Église évangélique vaudoise du Rio de La Plata, 2017, DR

 

D’un point de vue administratif, les problèmes ne manquent pas. De la fermeture de la faculté de théologie aux finances…qu’en pensez-vous ?

La fermeture administrative de la Faculté de Théologie ISEDET est en train d’être finalisée. Le bâtiment est revenu au propriétaire d'origine : l'Eglise méthodiste d'Argentine. Mais dans cette affaire, il y a aussi un point qui concerne l'évaluation de la bibliothèque, qui à l'heure actuelle doit être sauvegardée. Il y a aussi en préparation un « projet de formation théologique en réseau ». Notre désir est qu’un projet commun naisse entre les églises qui ont décidé de poursuivre, grâce à leurs pasteurs, leur vocation d'une formation œcuménique. Cette formation existe depuis plusieurs décennies.

Sur le plan financier, on assiste à une préoccupation liée au fait que les contributions n’atteignent pas les chiffres attendus. La contribution économique à la vie de l'église doit être vécue comme un acte de libération et d'espérance. En effet, offrir est la seule façon de se sentir libre et de témoigner que l'acte de donner de l'argent ne nous domine pas. 

Une grande nouveauté concerne la création d’un fonds d’investissement pour le maintien du nombre d’anciens pasteurs, qui les dernières années a augmenté significativement. Dans ce fonds, pourront être intégrés aussi des donations, le résultat de la vente de propriétés immobilières etc …

 

D’autres sujets ont-ils été abordés ?

Oui. Une position claire a été votée sur la question des violences faites aux femmes dans ses diverses manifestations. Il y a une nécessité d'un changement spirituel et culturel profond autre qu'un réel engagement du côté des victimes. Au cours de ce débat intense, les jeunes ont proposé à l’assemblée un moment émouvant. Ils ont ensuite participé à la méditation, aux prières et aux témoignages.

Puis nous avons réaffirmé la conviction que l'unité de l'Eglise n’est pas une option. Par conséquent, l'engagement de domaine œcuménique (dans les instances internationales, la vie des Eglises locales, la catéchèse et la formation théologique) a été renouvelé. 

Comme je le disais, c’est une église ouverte au Monde. Au cours des trois dernières années, nous avons œuvré à l’amélioration de la communication, et ce à différents niveaux. Un bureau a été créé avec une personne dédiée. Afin d’éviter le risque d'une centralisation excessive de la communication, nous pensons également à nommer un groupe de travail.

 

Décisions prises lors de l’assemblée, 2017, DR

 

 

 

Source : article de Sabina Baral paru sur le site de chiesavaldese.org et traduit en français

 

 

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