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Daniel, envoyé de la Cevaa au Maroc

Depuis août 2013, le pasteur Daniel Dushimimana est en poste à l’Eglise Evangélique au Maroc. Retour sur un parcours atypique.

Consacré en 2002 à Kigali, au sein de l’Eglise Presbytérienne au Rwanda, il suit ses études de théologie à la Faculté Théologique Butare de 1991 à 1998, entrecoupé de 1994 à 1996 par le génocide. (Pour en savoir plus, lire l’article précédement publié)

C’est au centre de formation et de documentation (ancien CORVT), en charge des relations entre les religions, qu’il prend la direction du programme islamo-chrétien en 2009.

Dès 2010, il va étudier au Kenya, à Limuru plus précisément,  à la St Paul’s University.

En 2012, son master en poche, Islam et relation islamo-chrétienne, le président de l’Eglise le contacte pour le poste d’animateur théologique à l’Eglise Evangélique au Maroc. L’Eglise Protestante au Rwanda étant membre de la Cevaa, la candidature de Daniel Dushimimana est proposée.

 

Daniel Dushimimana, DR

 

Le poste comprend trois pôles : formateur au niveau de l’Eglise, aumônier des pasteurs stagiaires et pasteur.

Invité une première fois au Maroc pour un entretien en 2013, il échange avec la commission exécutive (composée de 8 pasteurs de l’Eglise et de 8 responsables en paroisse). Il rencontre alors le conseil presbytéral de Rabat et s’entretient individuellement avec le Président de l’Eglise, Samuel Amedro. Il fait également la connaissance du pasteur Coyault et prêche lors du culte du dimanche. De mars à juin, l’attente lui semble longue mais la réponse est à la hauteur de ses attentes : il est retenu pour le poste. Daniel se familiarise vite avec cette église. Une église où il faut apprendre beaucoup : multiforme, multiculturelle, multi-religieuse. C’est, comme il a coutume de le dire : « une petite église avec de nombreuses richesses et une grande diversité ».

 

Temple protestant à Rabat, DR

 

Et c’est peu dire. 95% d’africains, plus de 40 nationalités différentes, des étudiants, des migrants…il y aussi ce que l’on nomme des églises de maisons qui voient le jour un peu partout dans la ville. Ces lieux de culte non reconnus offrent une grande diversité et se regroupent autour d’une langue locale ou d’un lieu de provenance. Daniel nous explique que « la communication pour les Eglises instituées étant interdite, les migrants découvrent parfois seulement après plusieurs mois notre existence. Ils sont alors contents de retrouver ce à quoi ils étaient habitués chez eux ».  

 

Cécile Richter

 

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