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Ouverture du Conseil de la Cevaa au Sénégal

Le Conseil de la Cevaa, précédant la huitième Assemblée Générale, s'est ouvert le 11 octobre 2014 à Saly. Premières images de la réunion : la méditation du pasteur Thierry Muhlbach, président de la Communauté d'Eglises en mission, sur le thème "être le sel de la terre". Qu'est-ce que cela peut signifier pour des chrétiens, dans un contexte de tensions internationales et interconfessionnelles croissantes ?

8e AG DE LA CEVAA
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Cliquez sur l'image ci-dessus pour visualiser le diaporama de l'ouverture du Conseil

 

« Dieu, tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr et des mains pour nous égorger... » Il pourrait s'agir là de l'interpellation d'un théologien ; mais l'auteur de cette citation avait pour nom Voltaire. Il écrivait en 1763, pour réhabiliter un protestant, Jean Calas, exécuté sous la fausse accusation d'avoir tué son fils qui aurait voulu se convertir au catholicisme ; et son texte, le « Traité sur la tolérance », devait prendre rapidement une portée universelle. Aujourd'hui encore, cette phrase résonne avec une actualité douloureuse, dans un contexte de tensions internationales qui s'accroissent, et qui élèvent chaque jour des barrières supplémentaires entre ceux qui tentent de poursuivre le dialogue entre les religions.

Ce sont ces mots de Voltaire, cités par le pasteur Thierry Muhlbach lors de sa méditation matinale, qui ont marqué l'ouverture du Conseil de la Cevaa, en ce 11 octobre 2014 à Saly, sur la côte sénégalaise. Et face à une actualité internationale propice aux extrémismes et au repli sur soi, le président de la Communauté d'Eglises en mission s'interrogeait : comment pouvons-nous, en tant que chrétiens, être chacun « sel de la terre et lumière du monde dans les pays où Dieu nous a placés ? » Quel peut être notre rôle pour apaiser les relations, nous opposer aux extrémismes quels qu'ils soient, entretenir le dialogue ? L'Assemblée  Générale qui va se tenir à Saly dans la foulée du Conseil pourrait justement être une occasion de rappeler aux uns et aux autres le besoin de trouver, selon les mots du pasteur Thierry Muhlbach, « un chemin d'amour et de paix ».

Deux Eglises sénégalaises très impliquées dans la préparation de l'AG

 

 

 

Vue du cahier de chants de la Cevaa

Chant d'ouverture du Conseil exécutif : "Yesu azali awa"

 

Communauté de 35 Eglises protestantes présentes aussi bien en Europe qu'en Afrique, en Amérique latine, dans la zone Pacifique ou dans l'Océan indien, la Cevaa veut naturellement promouvoir le « vivre ensemble ». En permettant, tout d'abord, à des communautés éloignées géographiquement et culturellement « d'être Eglises ensemble » ; mais aussi en replaçant dans leur contexte les différences induites par les modes de vie, les sociétés, pour leur éviter de devenir sources d'incompréhension. Le projet de la Cevaa, intrinsèquement multiculturel, s'oppose donc par nature aux généralisations faciles et sources de tensions – qu'elles soient intraconfessionnelles ou interconfessionnelles.

Pour cela, la Cevaa a des outils (l'animation théologique, l'échange de personnes...), mais aussi des moments de grands rendez-vous. Les Assemblées Générales, comme celle qui va se tenir au Sénégal, ne visent pas seulement à fixer une stratégie et des grandes orientations ; elles sont aussi l'une de ces occasions qui permettent aux représentants des 35 Eglises membres de se retrouver. Et le Conseil exécutif qui se déroule en ce moment à Saly a notamment pour tâche de préparer ce rendez-vous. Une échéance très attendue pour toutes les Eglises membres de la Cevaa – et tout particulièrement pour les Eglises sénégalaises, l'EPS (Eglise protestante du Sénégal) et l'ELS (Eglise luthérienne du Sénégal), qui se sont toutes deux beaucoup investies en mettant sur pied un comité d'organisation de l'Assemblée Générale. La première journée du Conseil exécutif, largement consacrée au déroulement et aux grandes thématiques de l'AG, a ainsi permis aux deux Eglises de présenter le travail réalisé, et de justifier le choix de Saly comme ville d'accueil : un lieu pourvu d'infrastructures suffisantes et situé à mi-chemin entre Dakar, ville où est majoritairement implantée l'EPS, et Fatick, ville de l'ELS. Et face aux inquiétudes nées de la propagation du virus Ebola en Afrique de l'Ouest, même si le Sénégal n'est pas touché par l'épidémie, un temps d'information et de présentation des mesures de prévention est également prévu lors de l'accueil des délégués.

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