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Centrafrique : pour ses 100 jours, la présidente annonce un nouveau gouvernement

Situation humanitaire toujours aussi catastrophique, insécurité persistante, méfiances tenaces face à la composition de son gouvernement : Catherine Samba-Panza, dont l'arrivée à la présidence avait suscité de nombreux espoirs, a dû faire face aux critiques mardi lors du discours prononcé à l'occasion de ses 100 jours de pouvoir. Les institutions internationales accroissent leurs efforts pour venir en aide au pays : la Commission européenne a annoncé le déblocage de 6 millions d'euros supplémentaires. Le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha) lance pour sa part une vaste campagne d'information à destination du grand public - à découvrir dans cet article.
Des enfants du camp de réfugiés autour de l’Église évangélique des frères. 32 000 personnes déplacées y sont actuellement accueillies. © Claire Bernole pour Cevaa/Signes des Temps

Un peu plus de trois mois après son accession à la présidence de la RCA, les espoirs suscités par Catherine Samba-Panza sont en grande partie retombés. Face à des critiques de plus en plus présentes sur son incapacité à endiguer les violences, qui ont provoqué la fuite de plus de 450.000 habitants de Centrafrique vers les pays voisins, et de 600.000 autres à l'intérieur même du pays, la présidente par intérim de la République centrafricaine s'est engagée mardi à réformer son gouvernement.

Dans un discours prononcé devant le Conseil national de transition à l'occasion de ses 100 premiers jours au pouvoir, Catherine Samba-Panza a elle-même fait la liste des principaux griefs qui lui sont adressés : sur la formation de son gouvernement (une majorité des ministres provenant de sa propre région de l'Est) et de son cabinet, sur l'insécurité persistante, sur le risque de partition du pays... Sans chercher à justifier son bilan, elle a reconnu que nombre de ces griefs étaient « légitimes » et a annoncé que « sur l'ensemble de ces critiques, des réponses appropriées seront apportées ». Elle reconnu qu'il était « tout à la fois urgent et impératif » de procéder à une refonte du cabinet présidentiel, et annoncé que « le gouvernement serait réaménagé pour être plus inclusif et plus représentatif ».

Les relations établies à Bangui, lors de deux visites distinctes au cours du mois d'avril, par les protestants de France, confirment la faiblesse des progrès réalisés (lire le journal de la visite de la délégation Défap-Cevaa-Ceta en Centrafrique et le témoignage de l'aumônier en chef Stéphane Rémy). Face à l'ampleur de la crise humanitaire, la Commission européenne a annoncé le déblocage de 6 millions d'euros supplémentaires, destinés à venir en aide à 100.000 réfugiés centrafricains qui ont été forcés de fuir vers le Cameroun et le Tchad (lire le communiqué de la Commission, en anglais). Pour sa part, le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha) a lancé une vaste campagne d'information à destination du grand public, à découvrir ci-dessous (positionnez votre curseur sur l'image et utilisez la roulette de la souris pour faire défiler l'animation) :



 

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