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Centrafrique : comment l'Église peut-elle aider à parler des traumatismes ?

Assistance recueillie lors de l'un des enseignements bibliques du pasteur Simon Kossi Dossou sur la gestion des traumatismes et la réconciliation. © Claire Bernole pour Cevaa

Comment mettre des mots sur les maux ? Comment se reconstruire après la perte de proches, après des violences ? La visite de la délégation Défap-Cevaa-Ceta a permis d'organiser deux réunions autour du thème de la gestion des traumatismes et de la réconciliation. Pour pérenniser l'expérience, l’Église protestante du Christ roi devrait bientôt mettre en place une cellule d’écoute pour accueillir toutes les victimes des violences qui ont endeuillé la RCA. Objectif : accompagner sur le long terme les personnes en souffrance. La Cevaa financera le dispositif.

Ce dossier est constitué en partenariat avec la revue "Signes des Temps".

 

 

 

Assistance recueillie lors de l'un des enseignements bibliques du pasteur Simon Kossi Dossou sur la gestion des traumatismes et la réconciliation. © Claire Bernole pour Cevaa

Une cellule d’écoute pour les Centrafricains qui ont subi des traumatismes et les violences d’une situation encore bien critique dans le pays ? L’idée a été évoquée, développée et précisée entre l’Église protestante du Christ roi et la délégation Ceta-Cevaa-Défap, en visite à Bangui. Lors de ce séjour, le pasteur Simon Kossi Dossou, représentant de la Ceta, avait déjà animé deux réunions autour du thème de la gestion des traumatismes et de la réconciliation. L’occasion, pour quelques personnes, de mettre des mots sur leurs maux.

Un dispositif qui sera financé par la Cevaa Afin d’aller plus loin, une cellule d’écoute devrait bientôt voir le jour. Composée de trois laïcs et deux pasteurs, sa mission sera d’accompagner sur le long terme des personnes en souffrance. Une équipe qui devra présenter plusieurs qualités : « Nous sommes à la recherche de personnes ayant de bonnes connaissances bibliques pour répondre de manière juste et pertinente aux besoins des gens. Ce travail requiert aussi de faire preuve d’écoute, de confidentialité et de disponibilité. En effet, nous souhaitons que les personnes venues s’exprimer ou trouver du réconfort reçoivent des visites et que leur accompagnant soit en mesure de suivre leur évolution », explique Bertin Oundagnon, l’un des instigateurs du dispositif.

Une aide qui ne sera pas réservée aux seuls paroissiens

A moyen terme, cette cellule d’écoute devrait se professionnaliser. « Notre objectif est de faire venir un psychologue pour échanger avec les gens, plus particulièrement avec les enfants », souhaite Bertin Oundagnon. Une aide qui ne serait pas réservée aux seuls paroissiens mais ouverte à toute personne le désirant. La Cevaa, représentée au sein de la délégation par Thierry Muhlbach (président) et Célestin Kiki (secrétaire général), financera le dispositif. Ce dernier devrait normalement voir le jour dans les prochains mois.

Claire Bernole,
pour le Défap et la Cevaa, en collaboration avec Signes des Temps

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