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Centrafrique : les femmes croyantes s’engagent pour la paix

Les membres du Réseau des femmes croyantes et médiatrices de la paix © Claire Bernole pour Cevaa

La délégation Défap-Cevaa-Ceta est allée ce jeudi à la rencontre du Réseau des femmes croyantes et médiatrices de la paix, qui réunit catholiques, baptistes, évangéliques, protestantes et musulmanes, et bénéficie du financement de la Cevaa. Comme dans le reste du pays, l'urgence est alimentaire : faute de pouvoir reprendre à temps les cultures, l'année qui vient risque d'être difficile.

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Le point sur la République centrafricaine

>> L'appel du Défap : répondre à l’urgence humanitaire en RCA <<
>> Centrafrique : avec le Défap, appel d'urgence à la solidarité de la FPF <<
 

Ce dossier est constitué en partenariat avec la revue "Signes des Temps".

 

 

Les membres du Réseau des femmes croyantes et médiatrices de la paix © Claire Bernole pour Cevaa

Le Réseau des femmes croyantes et médiatrices de la paix a vu le jour en 1996. Il réunit dans la capitale de la République centrafricaine un peu plus d’une trentaine de catholiques, baptistes, évangéliques, protestantes et musulmanes. Si le coup d’État de 2001 ne les avait pas empêchées de mettre en place des antennes en province – un projet financé par l’Unesco – elles auraient certainement franchi les limites de Bangui.

Leurs actions le font pour elles, à commencer par un groupe de prière d’intercession en faveur du pays dont Jacqueline Abita, pasteur stagiaire, parle avec ferveur. Grâce au financement de la Cevaa, leur organisation a également répondu aux besoins d’une trentaine d’orphelins pris en charge par leur famille mais démunis de tout. Un travail qui, aujourd’hui, peine à être suivi du fait des difficultés pour circuler et s’informer à Bangui.

« Nous vivons sur des réserves. Que se passera-t-il l’année prochaine ? »

L’un de leurs prochains objectifs est de reprendre la culture d’un champ de 2 hectares acheté pour générer une activité rémunératrice au bénéfice du Réseau. Une urgence car une partie de la dernière récolte a dû être abandonnée, faute de pouvoir circuler librement et facilement. Ce fait rappelle, comme le dit Marie Juliette Gbessé, conseillère pour l’association, qu’une crise alimentaire ne va pas tarder à doubler la crise humanitaire que connaît le pays : « Nous vivons actuellement sur des réserves. Cette année, il n’y a pas eu de rendement. Que se passera-t-il l’année prochaine ? », interroge-t-elle.

Mariam Konaté, présidente musulmane du Réseau des femmes croyantes, rappelle enfin l’objectif de paix poursuivi, directement ou indirectement à travers toutes leurs actions. La marche pour la paix, qu’elles ont organisée le jour de la fête des mères en 2013, en est restée le symbole. Parmi les projets à venir, ces mères courageuses ont décidé de rendre visite aux populations déplacées, de rencontrer musulmans et anti-balakas, mais aussi de se former à la résolution des conflits. Autant de signes d’espérance dans la désespérance.

Claire Bernole,
pour le Défap et la Cevaa, en collaboration avec Signes des Temps

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