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CEVAA - Communauté d'églises en missionCommunauté d'églises en mission

Thierry Muhlbach : "Etre témoins ensemble"

Qu'est-ce qui définit "l'esprit Cevaa" aujourd'hui ? Thierry Muhlbach, président de la Communauté d'Eglises en mission, revient sur le parcours qui l'a amené à découvrir que "chacun dans son coin, avec sa Bible, ses idées, son Eglise, n'est qu'une partie de l'immense trésor de la richesse de l'Evangile".

 

« J'ai pris contact avec la Cevaa pour la première fois grâce à un pasteur qui était près de la retraite : un ancien missionnaire au Lesotho, le pasteur Marc-André Wolff. C'était en 1987. Il m'avait dit alors que si je voulais avoir un ministère pastoral plein et entier, il fallait que je m'intéresse à la Cevaa, à l'international et à l'interculturel. Voilà comment, alors que j'étais tout jeune pasteur, il m'a pris par la main et m'a envoyé à Paris pour que je m'informe de ce qui se passait à la Cevaa et au Défap.

Je me suis donc informé. Petit à petit, j'ai appris à découvrir et à m'intéresser aux projets de la Cevaa, mais surtout à l'animation théologique, à la façon de rendre l'Evangile complet pour les personnes dans leur quotidien, dans leur vie de tous les jours. Et je suis entré à la Cevaa.

Lorsque je décris ainsi mon parcours, on peut déjà comprendre tout ce qui m'attire dans le fait de travailler dans un « esprit Cevaa » : je crois tout simplement que, chacun dans son coin, avec sa Bible, ses idées, son Eglise, n'est qu'une partie de l'immense trésor de la richesse de l'Evangile. Travailler à part, seul, ne suffit pas. Et quand je suis confronté à d'autres idées, à d'autres cultures, à d'autres manières de comprendre les textes de la Bible, quand je peux écouter ce que d'autres ont à me dire, de la même manière que les autres peuvent m'écouter ; quand nous arrivons, non pas nécessairement à trouver un consensus, mais à accepter nos différences et à nous enrichir de ces différences, alors je crois que nous mettons le doigt sur quelque chose de vital et d'essentiel dans notre monde d'aujourd'hui.

Ce monde, même s'il parle beaucoup de globalisation, de mondialisation, produit surtout des mécanismes qui divisent. Des mécanisme qui font que certains décident tout, pendant que d'autres décident de moins en moins de leur propre vie et de leur avenir.

Je suis donc impliqué dans la Cevaa à cause de cet esprit qui me pousse à dire que l'Evangile et ses valeurs appartiennent à tous. Il est extrêmement important aujourd'hui de trouver des chemins pour nous écouter, nous respecter, et être témoins ensemble de ces richesses et de ces différences.

Ce qui me plaît aussi à la Cevaa, c'est cette volonté d'apporter l'Evangile à tout l'être humain, dans sa globalité, dans son entier – sans valoriser uniquement le côté intellectuel, du nord, européen ou nord-américain. Ce côté qui ne va toucher en nous que ce qui est cérébral... Vivre pleinement l'Evangile, cela suppose de le vivre non seulement de manière intellectuelle et informée, théologiquement fondée, mais aussi avec tout notre être; de le vivre dans notre propre contexte culturel, mais aussi de façon partagée.

Et ce partage commence ici, chez chacun de nous. En France par exemple, la multiculturalité est déjà bien présente au sein de notre société. Alors, ne cherchons pas à nous retrancher dans nos clochers. Il est tellement essentiel, vital, de nous permettre ici, et ailleurs, d'être Eglise ensemble ! »

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